Actualité Mondiale : Kofi Annan démissionne de ses fonctions d'envoyé spécial conjoint pour la crise en Syrie
L'envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan a confirmé lundi à Genève sa démission de son poste de médiateur. Il a informé le secrétaire général Ban Ki-moon de son intention de ne pas renouveler son mandat après le 31 août 2012.
"Sans pression internationale sérieuse, déterminée et unie, y compris les pouvoirs de la région, il est impossible, pour moi ou quiconque, d'obliger le gouvernement syrien, en premier lieu, et aussi l'opposition, de prendre les mesures nécessaires pour commencer un processus politique en Syrie", a souligné l'envoyé spécial conjoint.
Comme un envoyé spécial, "je ne peux pas vouloir la paix plus que les protagonistes (en Syrie), plus que le Conseil de sécurité ou la communauté internationale pour cette question", a-t-il indiqué.
Kofi Annan regrette le manque d'unité tant au sein du Conseil de sécurité que dans la communauté internationale face à un pouvoir syrien intransigeant et une opposition ne souhaitant que la militarisation du conflit.
Lors de sa conférence de presse à Genève, l'envoyé spécial conjoint a tenu à rappeler les circonstances de sa nomination. "Il y a 5 mois on m'a demandé d'accepter le rôle d'envoyé spécial conjoint pour la Syrie afin de trouver une solution pacifique à la crise, une fin aux morts de civils, une fin aux droits de l'homme et un pas vers une transition politique". Il a expliqué avoir accepté cette mission " que certains qualifiait de "mission impossible" pour le bien-être du peuple syrien".
Kofi Annan a déclaré que "l'augmentation de la militarisation du conflit sur le terrain et le manque d'unité évidente au sein du Conseil de Sécurité ont rendu sa mission difficile". Actuellement, a-t-il poursuivi, "le bain de sang continue à cause de l' intransigeance du gouvernement syrien et sa volonté de ne pas vouloir appliquer le Plan en six points, la campagne grandissante de l'opposition pour une militarisation du conflit et une communauté internationale divisée".
Il a indiqué que "tout cela a compliqué l'exercice de sa mission". Il a exprimé sa "préoccupation pour le peuple syrien". Kofi Annan a souligné qu'une solution pouvait encore être trouvée si la communauté internationale montrait du courage et de la détermination, en dehors de leurs intérêts, pour le bien-être du peuple syrien.
Ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan avait été nommé envoyé spécial conjoint le 23 février dernier par l'ONU et la Ligue des États arabes. Il devait offrir « ses bons offices en vue de mettre fin à la violence et aux violations des droits de l'homme et de promouvoir un règlement pacifique à la crise syrienne », précisait la déclaration conjointe annonçant sa nomination.
Présenté en mars dernier par Kofi Annan, le plan de paix en six points appelait à la fin des violences, à l'ouverture d'un accès aux agences humanitaires, à la libération des détenus, au début d'un dialogue politique inclusif qui prenne en compte les aspirations du peuple syrien, ainsi qu'à un accès sans entrave pour les médias internationaux et au respect des libertés civiques de tous les Syriens.
Les Nations Unies demeurent engagées en faveur de la fin des violences et d'une solution menée par les Syriens eux-mêmes et qui répondre aux aspirations démocratiques légitimes du peuple syrien, réaffirme le secrétaire général.
Le secrétaire général Ban Ki-moon a indiqué que ses consultations avec la Ligue des Etats arabes se poursuivent en vue de trouver un successeur à M. Annan.
"Sans pression internationale sérieuse, déterminée et unie, y compris les pouvoirs de la région, il est impossible, pour moi ou quiconque, d'obliger le gouvernement syrien, en premier lieu, et aussi l'opposition, de prendre les mesures nécessaires pour commencer un processus politique en Syrie", a souligné l'envoyé spécial conjoint.
Comme un envoyé spécial, "je ne peux pas vouloir la paix plus que les protagonistes (en Syrie), plus que le Conseil de sécurité ou la communauté internationale pour cette question", a-t-il indiqué.
Kofi Annan regrette le manque d'unité tant au sein du Conseil de sécurité que dans la communauté internationale face à un pouvoir syrien intransigeant et une opposition ne souhaitant que la militarisation du conflit.
Lors de sa conférence de presse à Genève, l'envoyé spécial conjoint a tenu à rappeler les circonstances de sa nomination. "Il y a 5 mois on m'a demandé d'accepter le rôle d'envoyé spécial conjoint pour la Syrie afin de trouver une solution pacifique à la crise, une fin aux morts de civils, une fin aux droits de l'homme et un pas vers une transition politique". Il a expliqué avoir accepté cette mission " que certains qualifiait de "mission impossible" pour le bien-être du peuple syrien".
Kofi Annan a déclaré que "l'augmentation de la militarisation du conflit sur le terrain et le manque d'unité évidente au sein du Conseil de Sécurité ont rendu sa mission difficile". Actuellement, a-t-il poursuivi, "le bain de sang continue à cause de l' intransigeance du gouvernement syrien et sa volonté de ne pas vouloir appliquer le Plan en six points, la campagne grandissante de l'opposition pour une militarisation du conflit et une communauté internationale divisée".
Il a indiqué que "tout cela a compliqué l'exercice de sa mission". Il a exprimé sa "préoccupation pour le peuple syrien". Kofi Annan a souligné qu'une solution pouvait encore être trouvée si la communauté internationale montrait du courage et de la détermination, en dehors de leurs intérêts, pour le bien-être du peuple syrien.
Ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan avait été nommé envoyé spécial conjoint le 23 février dernier par l'ONU et la Ligue des États arabes. Il devait offrir « ses bons offices en vue de mettre fin à la violence et aux violations des droits de l'homme et de promouvoir un règlement pacifique à la crise syrienne », précisait la déclaration conjointe annonçant sa nomination.
Présenté en mars dernier par Kofi Annan, le plan de paix en six points appelait à la fin des violences, à l'ouverture d'un accès aux agences humanitaires, à la libération des détenus, au début d'un dialogue politique inclusif qui prenne en compte les aspirations du peuple syrien, ainsi qu'à un accès sans entrave pour les médias internationaux et au respect des libertés civiques de tous les Syriens.
Les Nations Unies demeurent engagées en faveur de la fin des violences et d'une solution menée par les Syriens eux-mêmes et qui répondre aux aspirations démocratiques légitimes du peuple syrien, réaffirme le secrétaire général.
Le secrétaire général Ban Ki-moon a indiqué que ses consultations avec la Ligue des Etats arabes se poursuivent en vue de trouver un successeur à M. Annan.
Casafree.com le 2/8/2012 19:56:59
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