Santé : L'OMS appelle à la vigilance face aux phénomènes de résistance du VIH aux médicaments
La résistance du VIH aux médicaments doit être surveillée dans son évolution, même si elle n'est pas encore un problème majeur pour le moment, a déclaré jeudi un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Nous devons être vigilants. Nous devons suivre l'évolution de la situation, et surveiller la résistance du virus aux médicaments", a indiqué à l'agence Xinhua le directeur du département VIH/SIDA de l'OMS, Gottfried Hirnschall, au cours de la Conférence international sur le sida. Cette conférence de six jours a débuté le 22 juillet.
La thérapie antirétrovirale (ARV) utilisée pour traiter l'infection au VIH a permis de sauver des millions de vies à travers le monde depuis son introduction ; à mesure qu'elle se répand, l'émergence et la transmission de souches pharmacorésistantes du VIH sont en conséquence inévitables.
Selon M. Hirnschall, à la fin de 2011, plus de 8 millions de personnes suivaient un traitement antirétroviral dans les pays à revenus faibles et intermédiaires ; il s'agit d'une augmentation spectaculaire, avec 26 fois plus de patients traités qu'en décembre 2003. A mesure que davantage de pays élargissent l'accès à la thérapie antirétrovirale, l'OMS a lancé une campagne mondiale de surveillance de la pharmacorésistance du VIH.
"La principale différence est que dans les pays à revenus élevés, le traitement aux ARV commence beaucoup plus tôt, et il commence avec un médicament unique", a noté M. Hirnschall. "Lorsque le premier médicament est apparu, il a été donné en tant que monothérapie. Cela a conduit très rapidement à une résistance du virus aux médicaments".
Heureusement, les sondages de l'OMS indiquent que si la résistance aux médicaments est détectée à temps, les traitements de deuxième ligne sont susceptibles d'être efficaces pour la majorité des patients dont la thérapie de première ligne a échoué.
M. Hirnschall a expliqué que la résistance aux médicaments était classée en trois niveaux en fonction de leur prévalence ; elle peut être considérée comme faible entre 0 et 5%, modérée entre 5 et 15%, et élevée à plus de 15%.
"Pour le moment, ce n'est pas encore un problème majeur dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Mais les pays présentant une résistance de niveau modéré aux médicaments ont besoin de surveiller attentivement l'évolution de la tendance, afin de déterminer si elle va s'aggraver ou se stabiliser", a souligné M. Hirnschall.
Le manque de données de surveillance sur le long terme limite malheureusement beaucoup la capacité d'évaluer les tendances dans les pays à revenus faibles et intermédiaires.
"Il est trop tôt pour dire à quel niveau et quand la résistance aux médicaments se stabilisera dans ces pays. Nous devons tout faire pour rendre leurs programmes plus efficaces, et les aider à poursuivre leurs traitements en les approvisionnant régulièrement en médicaments", a-t-il conclu.
"Nous devons être vigilants. Nous devons suivre l'évolution de la situation, et surveiller la résistance du virus aux médicaments", a indiqué à l'agence Xinhua le directeur du département VIH/SIDA de l'OMS, Gottfried Hirnschall, au cours de la Conférence international sur le sida. Cette conférence de six jours a débuté le 22 juillet.
La thérapie antirétrovirale (ARV) utilisée pour traiter l'infection au VIH a permis de sauver des millions de vies à travers le monde depuis son introduction ; à mesure qu'elle se répand, l'émergence et la transmission de souches pharmacorésistantes du VIH sont en conséquence inévitables.
Selon M. Hirnschall, à la fin de 2011, plus de 8 millions de personnes suivaient un traitement antirétroviral dans les pays à revenus faibles et intermédiaires ; il s'agit d'une augmentation spectaculaire, avec 26 fois plus de patients traités qu'en décembre 2003. A mesure que davantage de pays élargissent l'accès à la thérapie antirétrovirale, l'OMS a lancé une campagne mondiale de surveillance de la pharmacorésistance du VIH.
"La principale différence est que dans les pays à revenus élevés, le traitement aux ARV commence beaucoup plus tôt, et il commence avec un médicament unique", a noté M. Hirnschall. "Lorsque le premier médicament est apparu, il a été donné en tant que monothérapie. Cela a conduit très rapidement à une résistance du virus aux médicaments".
Heureusement, les sondages de l'OMS indiquent que si la résistance aux médicaments est détectée à temps, les traitements de deuxième ligne sont susceptibles d'être efficaces pour la majorité des patients dont la thérapie de première ligne a échoué.
M. Hirnschall a expliqué que la résistance aux médicaments était classée en trois niveaux en fonction de leur prévalence ; elle peut être considérée comme faible entre 0 et 5%, modérée entre 5 et 15%, et élevée à plus de 15%.
"Pour le moment, ce n'est pas encore un problème majeur dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Mais les pays présentant une résistance de niveau modéré aux médicaments ont besoin de surveiller attentivement l'évolution de la tendance, afin de déterminer si elle va s'aggraver ou se stabiliser", a souligné M. Hirnschall.
Le manque de données de surveillance sur le long terme limite malheureusement beaucoup la capacité d'évaluer les tendances dans les pays à revenus faibles et intermédiaires.
"Il est trop tôt pour dire à quel niveau et quand la résistance aux médicaments se stabilisera dans ces pays. Nous devons tout faire pour rendre leurs programmes plus efficaces, et les aider à poursuivre leurs traitements en les approvisionnant régulièrement en médicaments", a-t-il conclu.
Casafree.com le 27/7/2012 16:21:01
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