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Actualité Afrique : Dlamini-Zuma, élu à la tête de la Commission de l'UA, aura pour mission d'oeuvrer pour l'unité du continent
Elue dimanche soir à la tête de la Commission de l'Union africaine lors du 19e sommet ordinaire de l'organisation panafricaine tenu à Addis Abeba en Ethiopie, la ministre sud-africaine de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma a pour mission d'oeuvrer pour l'unité africaine, a annoncé le président béninois Thomas Yayi Boni, président en exercice de l'UA.

"J'ai indiqué que lorsque j'ai été désigné, la vision de l' Union africaine est claire : nous devons réunir l'unité du continent. Mme Zuma doit travailler autour de cela. C'est pourquoi je viens de vous dire que c'est toute l'Afrique entière qui a gagné", a déclaré le dirigeant africain répondant à une question de Xinhua lors d'un échange avec la presse au terme du scrutin âprement disputé face à Jean Ping.

Opposée depuis le précédent sommet de l'UA en janvier face à Jean Ping, président de la Commission de l'organisation panafricaine, en lice pour un second mandat de quatre ans après celui obtenu en 2008, Dlamini-Zuma, ex-épouse du président sud- africain Jacob Zuma, est la première femme à diriger cette instance exécutive de l'UA depuis sa création en 2002 et même depuis l'Organisation de l'unit africaine (OUA), créée en 1963 au lendemain des indépendances de nombre de pays du continent.

Elle a été élue avec 37 voix contre 14 au quatrième tour d'un scrutin très enlevé, alors qu'elle était restée dans la course après le désistement de Jean Ping conformément aux dispositions statutaires de l'UA, qui stipulent qu'après trois tours de vote opposant deux candidats, le concurrent mené doit se retirer et le vote se poursuit avec son adversaire.

En janvier, le président de la Commission sortant n'avait pu obtenir la majorité requise de deux tiers des voix pour sa réélection, ayant pourtant devancé tour à tour sa rivale par 28 voix contre 25 au premier tour, 27 contre 26 au second et 32 contre 21 au troisième.

Ce résultat avait conduit à une impasse électorale et à un réveil des antagonismes idéologiques entre les blocs francophone et anglophone du continent, le premier acquis à Ping et le second à Dlamini-Zuma.

Cette situation avait ainsi amené les dirigeants de l'UA à reporter l'élection lors du présent sommet ouvert dimanche jusqu'à lundi et à proroger les mandats de l'ensemble des responsables de la Commission.

Pour tenter de sortir de ce blocage, un comité restreint de huit chefs d'Etat y compris les présidents gabonais Ali Bongo Ondimba et sud-africain Jacob Zuma avait été constitué, sous la conduite de Yayi Boni, pour réfléchir à de nouvelles modalités de désignation du nouveau président de la Commission.

"A Cotonou, j'ai réuni trois sommets, d'abord un sommet informel et deux sommets les membres du G8, c'est-à-dire les huit chefs d'Etat désignés pour proposer les modalités de l'élection du président de la Commission de l'Union africaine", a rappelé le chef de l'Etat béninois.

"Il fallait avoir 34 voix. Il y a 51 Etats qui ont voté. Il y a le Mali qui n'a pas pu, parce que suspendu. La Guinée-Bissau n'a pas pu, parce que suspendue. Madagascar n'a pas pu, parce que suspendu, conformément à nos dispositions réglementaires", a-t-il poursuivi.

Pour la tâche incombant à Nkosazana Dlamini-Zuma et l'Union africaine dans son ensemble, il a insisté sur les nombreux à relaver pour que l'Afrique soit unie et parle d'une seule voix. " N' oubliez pas que depuis maintenant un certain nombre d'années, le continent africain est le seul à afficher une croissance relativement forte, d'une moyenne de 6%", a-t-il dit.

"Nous avons pris le pari de mettre en place un certain nombre de valeurs : la paix, la stabilité, la sécurité, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la fin de l'impunité, l'obligation des résultats, la publication des comptes. Et sur cette base, nous allons pouvoir lancer les chantiers que nous avons ouverts", a-t-il ajouté.

Il s'agit du renforcement du programme intégré du développement de l'agriculture avec en toile de fond la réalisation de l' indispensable sécurité alimentaire, la mise en place des infrastructures destinées à relier le pays, les peuples et les économies du continent, "avec comme objectif de préparer une zone africaine de libre échange. Parce que l'Afrique doit pouvoir échanger avec elle-même".

D'autres chantiers ont trait au "défi lié aux pandémies, c'est- à-dire la santé. Par exemple, nous avons mis en place l' Observatoire sur le SIDA, le paludisme et la tuberculose et nous voulons qu'au cours des années à venir nous puissions absolument empêcher la transmission du SIDA à l'enfant. Parce qu'aujourd'hui, 400.000 enfants africains souffrent du SIDA du fait de la transmission de la mère à l'enfant".

S'ajoute l'éducation aussi, notamment la formation professionnelle et technique pour permettre à notre jeunesse de résorber le chômage de la jeunesse africaine.
Par Raphaël MVOGO


Casafree.com le 16/7/2012 17:38:46
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