Economie : Recul continu de l'emploi dans la zone euro selon le BIT
D' après le dernier rapport du Bureau Internationale du Travail publié mercredi sur la crise de l' emploi dans la zone Euro, l'emploi continue à être en recul depuis le début de 2012.
Le Rapport prévient que si les choses ne changent pas rapidement, 4,5 millions d' emplois supplémentaires peuvent se perdre au cours des quatre prochaines années et cela risquerait d' engendrer des troubles sociaux.
Remettre le système financier en état, promouvoir l' investissement productif, renforcer l' efficacité des programmes d' emploi, maintenir la protection sociale, favoriser le dialogue social et engager des plans budgétaires propices à l' emploi sortiraient la zone Euro du piège de l' austérité et ouvrirait la voie à une reprise durable porteuse de cohésion sociale, selon le rapport.
Les marchés du travail de la zone Euro n' ont pas encore récupéré de la crise qui a frappé l' économie mondiale fin 2008. Le nombre total d' emplois demeure inférieur de 3,5 millions à ce qu' il était avant la crise. Après une reprise modeste en 2010 et 2011, l' emploi est en recul depuis le début de 2012 dans 50% des pays de la zone Euro pour lesquels le BIT dispose de données récentes. En avril 2012, le taux de chômage dans la zone Euro atteignait 11%, ce qui représentait 17,4 millions de demandeurs d' emploi.
Le Rapport affirme qu' en adoptant une stratégie de croissance centrée sur l' emploi, la reprise est toujours possible à l' intérieur du cadre de la monnaie unique. Si le cours politique des choses ne change pas rapidement, il est possible que 4,5 millions d' emplois supplémentaires soient perdus au cours des quatre prochaines années. Ce qui risquerait d' engendrer des troubles sociaux.
Au début de 2012, environ 31.5% de la population en âge de travailler dans la zone Euro étaient sans travail, ce qui représente une augmentation de 1,5 % par rapport à 2007. Et 44% des demandeurs d' emploi étaient au chômage depuis plus d' un an, précise le rapport.
Selon le rapport, en avril 2012, le taux de chômage des jeunes dans la zone Euro était supérieur à 22%. Il dépassait les 30% en Italie, au Portugal et en Slovaquie, et même 50% en Grèce et en Espagne. Le taux de chômage des jeunes restait aussi relativement élevé dans les pays qui enregistrent de bonnes performances économiques comme la Belgique et Malte. Sans un changement rapide de cap politique, il sera difficile d' instaurer les réformes nécessaires pour remettre la zone Euro sur le chemin de la stabilité et de la croissance.
D' après le Rapport, aucune reprise ne sera possible sans que le système financier soit remis sur pied. Au cours des périodes de croissance passées, une hausse de l' investissement équivalant à 1% du PIB s' accompagnait de la création d' 1,4 million d' emplois dans l' ensemble de la zone Euro sur environ deux ans. Donc, si les circuits du crédit étaient restaurés et le ratio d' investissement par rapport au PIB ramené à ce qu' il était avant la crise, environ deux tiers des emplois perdus depuis le début de la crise seraient récupérés. Pour cela il est souhaitable de s' orienter vers une union bancaire, précise le BIT.
Pour éviter des pratiques bancaires inappropriées, une nouvelle réglementation est indispensable. Ce qui signifie qu' il faut renforcer les contrôles prudentiels au niveau de la zone Euro. Les récentes propositions faites en ce sens par la Commission européenne vont dans la bonne direction. Il va également falloir que la Banque centrale européenne assume un rôle plus important dans ce domaine, estime le rapport.
La crise actuelle a clairement montré que les chocs économiques dans un monde globalisé ignoraient les frontières nationales et que les déséquilibres économiques d' un pays pouvaient aisément s' étendre à l' ensemble de la zone Euro et au-delà. Il est dès lors essentiel que le risque lié aux dettes souveraines onéreuses et à la sous-capitalisation des banques privées soit traité de manière coordonnée. Le renforcement des institutions pertinentes de l' UE et de la zone Euro est donc essentiel, tout comme le soutien des autres grands acteurs mondiaux, en particulier ceux dont les exportations vers les pays développés ont été le principal moteur de la croissance. Des tensions financières exacerbées dans la zone Euro pourraient avoir des conséquences dramatiques pour le reste de l'économie mondiale, indique le rapport.
Le Rapport prévient que si les choses ne changent pas rapidement, 4,5 millions d' emplois supplémentaires peuvent se perdre au cours des quatre prochaines années et cela risquerait d' engendrer des troubles sociaux.
Remettre le système financier en état, promouvoir l' investissement productif, renforcer l' efficacité des programmes d' emploi, maintenir la protection sociale, favoriser le dialogue social et engager des plans budgétaires propices à l' emploi sortiraient la zone Euro du piège de l' austérité et ouvrirait la voie à une reprise durable porteuse de cohésion sociale, selon le rapport.
Les marchés du travail de la zone Euro n' ont pas encore récupéré de la crise qui a frappé l' économie mondiale fin 2008. Le nombre total d' emplois demeure inférieur de 3,5 millions à ce qu' il était avant la crise. Après une reprise modeste en 2010 et 2011, l' emploi est en recul depuis le début de 2012 dans 50% des pays de la zone Euro pour lesquels le BIT dispose de données récentes. En avril 2012, le taux de chômage dans la zone Euro atteignait 11%, ce qui représentait 17,4 millions de demandeurs d' emploi.
Le Rapport affirme qu' en adoptant une stratégie de croissance centrée sur l' emploi, la reprise est toujours possible à l' intérieur du cadre de la monnaie unique. Si le cours politique des choses ne change pas rapidement, il est possible que 4,5 millions d' emplois supplémentaires soient perdus au cours des quatre prochaines années. Ce qui risquerait d' engendrer des troubles sociaux.
Au début de 2012, environ 31.5% de la population en âge de travailler dans la zone Euro étaient sans travail, ce qui représente une augmentation de 1,5 % par rapport à 2007. Et 44% des demandeurs d' emploi étaient au chômage depuis plus d' un an, précise le rapport.
Selon le rapport, en avril 2012, le taux de chômage des jeunes dans la zone Euro était supérieur à 22%. Il dépassait les 30% en Italie, au Portugal et en Slovaquie, et même 50% en Grèce et en Espagne. Le taux de chômage des jeunes restait aussi relativement élevé dans les pays qui enregistrent de bonnes performances économiques comme la Belgique et Malte. Sans un changement rapide de cap politique, il sera difficile d' instaurer les réformes nécessaires pour remettre la zone Euro sur le chemin de la stabilité et de la croissance.
D' après le Rapport, aucune reprise ne sera possible sans que le système financier soit remis sur pied. Au cours des périodes de croissance passées, une hausse de l' investissement équivalant à 1% du PIB s' accompagnait de la création d' 1,4 million d' emplois dans l' ensemble de la zone Euro sur environ deux ans. Donc, si les circuits du crédit étaient restaurés et le ratio d' investissement par rapport au PIB ramené à ce qu' il était avant la crise, environ deux tiers des emplois perdus depuis le début de la crise seraient récupérés. Pour cela il est souhaitable de s' orienter vers une union bancaire, précise le BIT.
Pour éviter des pratiques bancaires inappropriées, une nouvelle réglementation est indispensable. Ce qui signifie qu' il faut renforcer les contrôles prudentiels au niveau de la zone Euro. Les récentes propositions faites en ce sens par la Commission européenne vont dans la bonne direction. Il va également falloir que la Banque centrale européenne assume un rôle plus important dans ce domaine, estime le rapport.
La crise actuelle a clairement montré que les chocs économiques dans un monde globalisé ignoraient les frontières nationales et que les déséquilibres économiques d' un pays pouvaient aisément s' étendre à l' ensemble de la zone Euro et au-delà. Il est dès lors essentiel que le risque lié aux dettes souveraines onéreuses et à la sous-capitalisation des banques privées soit traité de manière coordonnée. Le renforcement des institutions pertinentes de l' UE et de la zone Euro est donc essentiel, tout comme le soutien des autres grands acteurs mondiaux, en particulier ceux dont les exportations vers les pays développés ont été le principal moteur de la croissance. Des tensions financières exacerbées dans la zone Euro pourraient avoir des conséquences dramatiques pour le reste de l'économie mondiale, indique le rapport.
Casafree.com le 11/7/2012 15:05:29
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