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L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

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De: Dar oumiii

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L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par sa le : 30/09/2004 21:35
Distancé dans les sondages par le président sortant, le candidat démocrate devait utiliser ce duel télévisé, dans la nuit de jeudi à vendredi, comme une dernière chance pour relancer sa campagne. Le camp républicain s'efforçait par avance d'en limiter l'impact

Le premier des trois débats prévus entre George Bush et John Kerry, jeudi 30 septembre, à l'université de Miami, était jugé comme le plus important par beaucoup de journalistes, d'analystes et de responsables politiques américains. Les deux candidats partageaient cette opinion, puisqu'ils se sont longuement préparés et entraînés. Pour le président sortant, l'enjeu était de confirmer, face à son adversaire et devant plusieurs dizaines de millions d'Américains, la clarté et la résolution dont le créditent, selon les sondages, la majorité des électeurs. Pour son adversaire, il s'agissait, au contraire, de démentir l'image d'indécision et de confusion dont il pâtit, selon ces mêmes enquêtes.

Le caractère décisif du débat tenait, pour partie, à son sujet : la politique internationale, autrement dit l'Irak et la lutte contre le terrorisme. Ces questions sont devenues essentielles, dans l'affrontement électoral, à l'initiative de M. Bush, qui a placé sa campagne sous le signe des attentats du 11 septembre 2001. Le président sortant a fait de la politique qu'il a menée, depuis trois ans, pour "protéger l'Amérique" le thème principal de sa campagne, en présentant la guerre d'Irak comme nécessaire pour assurer la sécurité des Américains. Inversement, parce qu'il critique cette guerre, John Kerry est accusé, par les républicains, d'être incapable de défendre les Etats-Unis contre le terrorisme. Le candidat démocrate ayant contre-attaqué, depuis trois semaines, en expliquant que la guerre d'Irak est "une diversion profonde" qui a fait le jeu du terrorisme, cette opposition est centrale dans la compétition.

[...]

Peinant à définir l'axe de sa campagne et à trouver un message simple et clair, le candidat démocrate, dépeint par les républicains comme opportuniste et irrésolu, doit relever un défi personnel. Les experts comparent sa situation à celle de Ronald Reagan face au président démocrate Jimmy Carter, en 1980. Comme aujourd'hui, la majorité des Américains étaient mécontents de la direction dans laquelle leur pays leur paraissait engagé, mais ils avaient de sérieux doutes au sujet de Reagan, ancien acteur démocrate, devenu gouverneur républicain de Californie et qui, aux yeux de beaucoup, manquait de consistance. Son débat avec M. Carter lui avait permis de dissiper ces doutes et de créer une dynamique en sa faveur. Comme en 2000, lorsque le candidat républicain avait affronté Al Gore, vice-président sortant, les collaborateurs de M. Bush se sont employés à présenter l'épreuve comme plus facile pour son adversaire. "En un sens, John Kerry s'est préparé toute sa vie pour ce débat", a déclaré Dan Bartlett, directeur de la communication de la Maison Blanche. Le sous-entendu était que, si le président réussissait à tenir le choc, face à un débatteur aussi expérimenté et reconnu que M. Kerry, ce serait, pour lui, un succès. Un autre sous-entendu, de caractère populiste, consistait à opposer la sophistication intellectuelle et la rhétorique d'avocat et de parlementaire de M. Kerry aux idées simples et à la franchise de M. Bush. Le New York Times a rappelé que les deux adversaires ont été, l'un et l'autre, étudiants à l'université Yale, et ils y ont eu le même professeur de rhétorique. Tout au plus l'un a-t-il pu être meilleur élève que l'autre.

M. Bush a préparé le débat dans son ranch de Crawford, au Texas, avec l'aide de Judd Gregg, sénateur républicain du New Hampshire. Ce dernier a tenu le rôle de M. Kerry, parce qu'il l'a pratiqué, au Sénat, et parce que l'Etat où il est élu est voisin du Massachusetts, celui du candidat démocrate. M. Bush a consacré deux jours à cette préparation, et il y avait déjà travaillé pendant l'été. Mark McKinnon, un consultant texan qui se présente comme toujours démocrate de cœur et qui est le principal conseiller "médias" du président, l'a assisté dans cette préparation. De son côté, dans l'hôtel d'un terrain de golf du Wisconsin, M. Kerry a été conseillé par Bob Shrum, consultant démocrate rendu responsable, par certains, des ratés de la campagne au cours du mois d'août. Le contradicteur de M. Kerry a été un avocat de Washington, Gregory Craig.

Celui-ci se trouve avoir été l'avocat du père d'Elian Gonzalez, l'enfant cubain que le gouvernement de M. Clinton a renvoyé dans l'île, en 2000, afin qu'il retrouve son père, malgré la colère des exilés anticastristes. Ce détail n'a pas échappé aux Américains d'origine cubaine de Miami, très majoritairement républicains.

M. Bush est arrivé en Floride, mercredi, et il a visité des comtés ayant souffert des ouragans. Il a dénoncé comme "un nouveau changement d'opinion" des propos de M. Kerry, sur ABC, affirmant : "Sachant qu'il n'y avait pas de menace imminente, pas d'armes de destruction massive et pas de lien avec Al-Qaida, je n'aurais pas fait la guerre -en Irak-." Dans un entretien accordé à Bill O'Reilly, journaliste vedette de Fox News, M. Bush a déclaré, quant à lui, qu'il ne regrettait pas le discours qu'il avait prononcé, le 1er mai 2003, sur le porte-avions Abraham Lincoln, annonçant la fin des "opérations de combat majeures" en Irak, ni la banderole "Mission accomplie", déployée, ce jour-là, derrière lui. Précédé, en Floride, par son colistier, John Edwards, M. Kerry a été applaudi par plusieurs centaines de ses partisans quand il est arrivé, mercredi soir, au quartier général de sa campagne, installé à Fort Lauderdale, au nord de Miami. Il a promis de "partager avec les Américains pas les petites phrases, pas les publicités : la vérité".

Prévu pour durer 90 minutes, le débat devait commencer à 21 heures, 3 heures en Europe.

Patrick Jarreau

LE MONDE | 30.09.04 | 14h20 • MIS A JOUR LE 30.09.04 | 16h29
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 01.10.04
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M
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De: الدار البيضاء

3334 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par M le : 01/10/2004 0:34

Je dois regarder ca ! .. plus que ..euh.. 40 mins .. et chui encore en classe
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Horacio
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De: Pour l'instant Brest - France

465 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par Horacio le : 01/10/2004 16:55
Alors, quelqu'un l'a regardé en live? Vos avis?
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...
sa
Habitué

De: Dar oumiii

2049 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par sa le : 01/10/2004 20:56
Devilseyes na ça t'as pas dit le séchage de cours ?
Hum
Na oublie mes idées

Horacio na j'ai pas vu en direct ... à trois heure du mat j'avais d'autres chats a fouetter.
Mais vu les commentaires fait par TF1 et les autres chaines de TV Kerry semble bien parti, meme si certains peuvent penser qu'il ne fait pas "présidentiel" comme homme. Les arguments de Kerry en ce qui concerne l'intervention américaine en Irak semblent plus raisonnable que ceux de Bush, personne farouchement conservateur et pour la defense des interet americains et cela meme en passant par le droit d'ingérence.
Kerry semble avoir plus convaincu que Bush.

Prochain rendez vous pour un nouveau débat concernera l'économie américaine mi octobre.

pour la retransmission de ce debat en europe regarder France 2 11 heure du soir
A tiens dans moins de 20 min
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Va dire à ceux du JOUR le gris de la NUIT
Djeser
Débutant

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Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par Djeser le : 04/10/2004 13:32
salam,

J'aimerais bien savoir quel est l'intérêt de suivre le développement des élections présidentielles spécialement en amérique.
sa
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De: Dar oumiii

2049 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par sa le : 04/10/2004 20:36
Citation :

Djeser a écrit :
salam,

J'aimerais bien savoir quel est l'intérêt de suivre le développement des élections présidentielles spécialement en amérique.


et toi ou es ton interet dans cette question qui parait bien stupide ?

Mais je ne vais pas te laisser patauger dans ton ignorance quant à ta volonté de savoir ou était l'interet de suivre les elections présidentielles américaines ... mon intérêt ( je ne parle pas des autres, les autres font ce qu'ils veulent) ce n'est pas de jouer à "Vive Bush" ou autre slogan qui ne m'interesse nullement mais il est de question de connaissance. De savoir ou va le monde. D'avoir une connaissance de ce qui se passe. J'aime suivre l'actualité, que ce soit la course présidentielle américaine, ou le fait que les gros mots aient été interdit dans une province de Russie.

L'intéret réside dans la connaissance C.A.D question de savoir !

PS : On a surement pas les memes interets
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Djeser
Débutant

41 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par Djeser le : 05/10/2004 13:26
Citation :

sa a écrit :

et toi ou es ton interet dans cette question qui parait bien stupide ?



je me suis rendu compte que je n'en ai pas, désolé, elle est bien stupide ma question parce que c'est toi qui as répondu. Vifs regrets et sincères excuses.
Prout
Curieux

702 envois

Re: L'épreuve oral : dernière ligne droite pour George Bush et John Kerry

Posté par Prout le : 06/10/2004 10:13
Citation :

Djeser a écrit :
salam,

J'aimerais bien savoir quel est l'intérêt de suivre le développement des élections présidentielles spécialement en amérique.


La réponse est relativement facile (et la question n'est pas stupide). Dans la mesure ou les américains ont décidé de faire de l'interventionisme dans le monde et de modeler le monde à leur façon, les élections américaines concernent le monde entier.

Je serais bien moins optimiste que certains sur l'issue de ces élections. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'amérique est divisée en deux partie. Celle que nous voyons régulièrement, des gens relativement instruits et ouverts (vedettes, personnes connues) qui pour la pluspart vivent à NY, los angeles ou san francisco, et une autre partie majoritaire que l'on pourrait appeler péjorativement "le peuple". Ce "peuple" américain est replié sur lui même, a eu une éducation très orientée, n'as pas plus d'esprit critique que ce que l'on peut trouver au maroc, et surtout, est très patriote, et considère effectivement les usa comme le centre du monde. Ces personnes là, sont désinformés par des chaines d'informations (fox news notamment) aussi orientées que peut l'être al jazira dans l'autre sens. Ces gens là sont encore persuadés qu'il y avait des armes de destruction massive, son certains que sadam présentait un réel danger pour les usa. N'ont pas encore compris que tout ceci était une maneuvre, et ne sont, à mon avis, même pas capable de l'imaginer tant l'amour de leur pays et la certitude que les US font uniquement le bien est encrée au fond d'eux (ça me rappele quelque chose, ça d'ailleurs). Il est évident que ces gens là vont voter pour Bush, tout simplement parce qu'on leur à dit qu'en faisant la guerre, Bush avait sauvé leur pays, et qu'ils étaient dans le camps du bien, qui lutait contre "l'axe du mal" (sic).

Cela permet, si on veut étendre le sujet, de se rendre compte à quel point le manque d'esprit critique est dangereux. En effet, une population qui n'a pas cette faculté de se poser des questions, est tout à fait maléable, et est prête à croire tout ce que leur chaine d'information leur dit, sans jamais rien remettre en cause.

A ce sujet, les pays arabes n'ont rien a envier aus états unis. Eux aussi ont une population crédule et totalement dénuée d'esprit critique. Les américains ont Fox News, et nous avons Al Jazzira. Ces deux chaines sont les mêmes, et ne font pas de l'information, mais de la propagande.
C'est ainsi que nous avons des américains qui croient être du bon coté et défendre le bien, et des arabes qui croient être du coté de dieu et combatre les démons. C'est pour cela que par exemple, 40% des spectateurs d'Al Jazira cautionnent les attentats en occident. Tout simplement parce que l'information leur à été présentée dans ce sens, et qu'ils ne se sont posés aucune question.