Le rachat de P&O par Dubai Ports World déchaîne les politiques aux Etats-Unis
Posté par sfix le : 10/03/2006 20:39
Le 13 février, les actionnaires de Peninsular and Oriental (P&O) acceptaient l’offre de reprise de Dubai Ports World. Depuis, les élus américains s’affrontent sur la présence d’un opérateur arabe à la tête de six grands ports des Etats-Unis, actuellement gérés par P&O. A quelques mois des élections, au Congrès, l’opposition Démocrate, Hillary Clinton en tête, mais aussi de nombreux membres du parti Républicain, s’opposent au rachat, estimant qu’il constitue un danger pour la sécurité du pays. Certains disent craindre une infiltration plus aisée du terrorisme. L’affaire a pris une telle ampleur dans la classe politique que Georges W. Bush, fragilisé dans son propre camp, est intervenu en personne, affirmant que si il y avait un quelconque risque, la vente n’aurait pas lieu. En début de semaine, le président avait menacé de s’opposer à toute loi tentant d’empêcher la transaction, arguant du fait que l’émirat de Dubaï était un allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Hier, la Maison Blanche a finalement précisé que Georges Bush prenait en compte les évènements de ces derniers jours et étudierait la question avec son gouvernement. L’un des dirigeants de Dubai Ports World, a expliqué sur CNN que l’hypothèse d’une aide de son groupe à des terroristes pour entrer aux USA n’avait aucun sens et précisé que les Emirats Arabes Unis, propriétaires de DP World, n’avaient rien à voir avec ce genre d’opérations.
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Source: maretmarine
Racisme? Paranoisme? Dualité des critères?
Qu´en pensez vous?
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Re: Le rachat de P&O par Dubai Ports World déchaîne les politiques aux Etats-Unis
Posté par Ibn_taymiyah le : 24/03/2006 18:33
Suite du dossier ...
Dubai Ports World renonce aux ports américains
Bush est «inquiet» du message envoyé à ses alliés arabes
AFP
Édition du samedi 11 et du dimanche 12 mars 2006
Mots clés : États-Unis (pays), Dubai (pays), dubai ports world, george w. bush
Washington -- George W. Bush s'est dit «inquiet» hier du message adressé aux alliés des États-Unis au Proche-Orient, après la mise en échec par le Congrès d'une transaction portuaire avec une compagnie arabe, qui est aussi un cuisant revers pour le président américain.
Face à l'opposition massive d'un Congrès invoquant la sécurité du pays, la compagnie émiratie Dubai Ports World a annoncé jeudi renoncer à prendre en charge les opérations dans six grands ports américains. Cette décision paraît à même de mettre fin à une furieuse controverse et à une rébellion sans précédent de sa majorité républicaine contre M. Bush.
L'image de l'administration Bush
Mais le coup porté à l'image internationale et politique du président américain et de son administration, qui avait accepté en janvier que DP World reprenne les activités de sa concurrente britannique P&O pour 6,8 milliards $US, risque d'être rude.
«Je suis inquiet du message plus large que cette question pourrait adresser à nos amis et à nos alliés dans le monde, en particulier au Moyen-Orient», a déclaré un président visiblement amer, lors d'une intervention devant une association de journaux à Washington. «Dans notre effort pour gagner la guerre contre le terrorisme, nous devons renforcer nos relations et nos liens d'amitié avec les pays arabes modérés au Moyen-Orient», a-t-il dit.
Les Émirats arabes unis «sont un allié dévoué dans la guerre contre le terrorisme, ils sont un partenaire crucial pour notre armée dans une région d'importance critique», a-t-il dit. Hors des États-Unis, Dubaï assiste la marine américaine plus qu'aucun autre pays au monde et la coopération avec les Émirats contre le terrorisme a permis de démanteler le réseau clandestin de prolifération nucléaire du scientifique pakistanais A. Q. Khan.
Depuis Porto Rico où elle faisait escale avant une visite au Chili, la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, a aussi développé ce thème en soulignant que Washington devait «redoubler d'efforts» pour rassurer ses alliés de leur valeur. Elle a aussi rendu hommage au gouvernement des Émirats pour avoir décidé de remettre la gestion des ports américains à une entité américaine.
Effets commerciaux
Les effets commerciaux de la querelle semblent ne pas s'être fait attendre. La prochaine session des négociations engagées entre les États-Unis et les Émirats arabes unis en vue d'un accord de libre-échange a été reportée, ont indiqué les services du représentant au Commerce (USTR). «Pour obtenir un accord que les deux parties pourront appliquer avec succès, nous avons besoin de davantage de temps», a indiqué Neena Moorjani, une porte-parole de l'USTR, qui a assuré qu'il n'y avait rien là «d'inhabituel».
M. Bush n'a visiblement pas accepté sa défaite : il s'est dit persuadé que la transaction «n'aurait pas menacé la sécurité portuaire». Le Congrès, et surtout la majorité républicaine, étaient d'un avis contraire. Ils ne faisaient pas confiance à une compagnie contrôlée par le gouvernement d'un émirat dont étaient originaires deux des auteurs des attentats du 11 septembre 2001 et qui leur a servi de base arrière.
Malgré le risque de crise politique grave, les républicains ont bravé la menace de M. Bush de recourir à son droit de veto, et affirmé leur détermination à légiférer pour empêcher l'affaire de se conclure.
Les parlementaires ne sont pas seulement inquiets de la sécurité des États-Unis. Les républicains craignent pour leur majorité, aux législatives de mi-mandat en novembre. Les démocrates se sont emparés de l'affaire pour l'exploiter contre l'un des points traditionnellement forts de leurs adversaires.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a estimé la querelle close. Mais la confrontation, qui risque de faire réfléchir à deux fois les investisseurs arabes, pose aussi gravement la question de la faculté de M. Bush à imposer son programme à l'avenir.
Dubai Ports World renonce aux ports américains
Bush est «inquiet» du message envoyé à ses alliés arabes
AFP
Édition du samedi 11 et du dimanche 12 mars 2006
Mots clés : États-Unis (pays), Dubai (pays), dubai ports world, george w. bush
Washington -- George W. Bush s'est dit «inquiet» hier du message adressé aux alliés des États-Unis au Proche-Orient, après la mise en échec par le Congrès d'une transaction portuaire avec une compagnie arabe, qui est aussi un cuisant revers pour le président américain.
Face à l'opposition massive d'un Congrès invoquant la sécurité du pays, la compagnie émiratie Dubai Ports World a annoncé jeudi renoncer à prendre en charge les opérations dans six grands ports américains. Cette décision paraît à même de mettre fin à une furieuse controverse et à une rébellion sans précédent de sa majorité républicaine contre M. Bush.
L'image de l'administration Bush
Mais le coup porté à l'image internationale et politique du président américain et de son administration, qui avait accepté en janvier que DP World reprenne les activités de sa concurrente britannique P&O pour 6,8 milliards $US, risque d'être rude.
«Je suis inquiet du message plus large que cette question pourrait adresser à nos amis et à nos alliés dans le monde, en particulier au Moyen-Orient», a déclaré un président visiblement amer, lors d'une intervention devant une association de journaux à Washington. «Dans notre effort pour gagner la guerre contre le terrorisme, nous devons renforcer nos relations et nos liens d'amitié avec les pays arabes modérés au Moyen-Orient», a-t-il dit.
Les Émirats arabes unis «sont un allié dévoué dans la guerre contre le terrorisme, ils sont un partenaire crucial pour notre armée dans une région d'importance critique», a-t-il dit. Hors des États-Unis, Dubaï assiste la marine américaine plus qu'aucun autre pays au monde et la coopération avec les Émirats contre le terrorisme a permis de démanteler le réseau clandestin de prolifération nucléaire du scientifique pakistanais A. Q. Khan.
Depuis Porto Rico où elle faisait escale avant une visite au Chili, la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, a aussi développé ce thème en soulignant que Washington devait «redoubler d'efforts» pour rassurer ses alliés de leur valeur. Elle a aussi rendu hommage au gouvernement des Émirats pour avoir décidé de remettre la gestion des ports américains à une entité américaine.
Effets commerciaux
Les effets commerciaux de la querelle semblent ne pas s'être fait attendre. La prochaine session des négociations engagées entre les États-Unis et les Émirats arabes unis en vue d'un accord de libre-échange a été reportée, ont indiqué les services du représentant au Commerce (USTR). «Pour obtenir un accord que les deux parties pourront appliquer avec succès, nous avons besoin de davantage de temps», a indiqué Neena Moorjani, une porte-parole de l'USTR, qui a assuré qu'il n'y avait rien là «d'inhabituel».
M. Bush n'a visiblement pas accepté sa défaite : il s'est dit persuadé que la transaction «n'aurait pas menacé la sécurité portuaire». Le Congrès, et surtout la majorité républicaine, étaient d'un avis contraire. Ils ne faisaient pas confiance à une compagnie contrôlée par le gouvernement d'un émirat dont étaient originaires deux des auteurs des attentats du 11 septembre 2001 et qui leur a servi de base arrière.
Malgré le risque de crise politique grave, les républicains ont bravé la menace de M. Bush de recourir à son droit de veto, et affirmé leur détermination à légiférer pour empêcher l'affaire de se conclure.
Les parlementaires ne sont pas seulement inquiets de la sécurité des États-Unis. Les républicains craignent pour leur majorité, aux législatives de mi-mandat en novembre. Les démocrates se sont emparés de l'affaire pour l'exploiter contre l'un des points traditionnellement forts de leurs adversaires.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a estimé la querelle close. Mais la confrontation, qui risque de faire réfléchir à deux fois les investisseurs arabes, pose aussi gravement la question de la faculté de M. Bush à imposer son programme à l'avenir.





