Les deux otages italiennes libérées en Irak sont rentrées à Rome
Posté par saraz le : 28/09/2004 23:26
Les deux otages italiennes, enlevées le 7 septembre en Irak et libérées dans la journée à Bagdad, sont arrivées tard mardi soir sur l'aéroport militaire de Rome-Ciampino.
Les familles de Simona Torretta et Simona Pari ainsi que le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, sont montés à bord de l'appareil de l'armée de l'air italienne qui a ramené les deux jeunes femmes en Italie.
De nombreuses personnalités, outre M. Berlusconi, se sont rendues à l'aéroport pour accueillir les deux volontaires, dont le vice-Premier ministre, Gianfranco Fini, le maire de Rome Walter Veltroni et Francesco Rutelli, un des leaders de l'opposition.
Les deux Simona, vêtues de longues tuniques claires, sont descendues souriantes de l'avion. Elles se tenaient par la main en traversant la piste où s'est garé l'appareil.
Les jeunes femmes, âgées toutes les deux de 29 ans, devaient passer quelques instants avec leurs familles avant d'être conduites au tribunal et interrogées par des magistrats du parquet de Rome en charge de l'enquête sur leur enlèvement.
Simona Torretta et Simona Pari de l'organisation "Un pont pour Bagdad", un ingénieur irakien, Ali Raad Ali Abdul Aziz, travaillant pour la même association et une Irakienne, Manhaz Assam, chef de projet pour une autre organisation italienne, Intersos, avaient été enlevés il y a exactement trois semaines.
La libération des deux Simona, toutes deux âgées de 29 ans, a été annoncée par la chaîne de télévision du Qatar Al-Jazira puis confirmée par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
M. Berlusconi a déclaré que c'était "un moment de joie". "Elles pourront embrasser cette nuit leurs familles", a-t-il lancé, précisant qu'un avion avait été envoyé en Irak pour aller chercher les deux jeunes femmes.
"Nous sommes déjà en train de fêter la nouvelle", avait déclaré pour sa part Mme Annamaria Torretta, la mère de Simona Torretta. Mme Torretta et les deux soeurs de Simona se sont mises à la fenêtre de leur appartement d'un quartier du sud de Rome et ont salué de la main les centaines de personnes qui s'étaient rassemblées dans la rue et qui les ont applaudies longuement.
"Je suis heureux, immensément heureux", a déclaré Luciano Pari, le père de la deuxième otage, à Rimini (côte adriatique) où il réside. "C'est la nouvelle que j'espérais. En fait, j'y croyais vraiment", a-t-il ajouté.
La presse italienne avait rapporté mardi les propos d'Ali Al-Roz, le directeur du journal koweiten Al Rai al-Aam qui, s'appuyant sur des sources fiables à Bagdad, affirmait que la libération des Italiennes était liée au paiement d'une rançon d'un million de dollars.
Les deux prisonnières italiennes seront bientôt libres après un accord avec leurs ravisseurs. Un demi-million de dollars a déjà été payé pour leur libération", avait précisé M. Roz.
Quelques instants après l'annonce de la libération, le pape Jean Paul II, qui avait lancé un appel en faveur de la libération de tous les otages en Irak, a exprimé sa "grande joie", selon un porte-parole du Vatican.
Cette libération a été saluée dans toutes les capitales européennes et notamment à Paris où le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, a réaffirmé son souhait de voir les deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, eux aussi retenus en Irak, être à leur tour libérés.
"Je souhaite que les ravisseurs de nos deux compatriotes en Irak entendent cette voix de la France, voix de la paix de la souveraineté des peuples, du respect de la religion et des convictions de chacun", a-t-il dit.
Cette libération est survenue au lendemain de celle d'un Egyptien et d'un Iranien. En revanche, aucune communication récente de la part des ravisseurs n'a été rendue publique au sujet de l'otage britannique Kennet Bigley et des deux journalistes français.
D'autre part, comme les nuits précédentes, les forces américaines ont mené plusieurs raids aériens sur le quartier chiite de Sadr City à Bagdad et le bastion sunnite de Falloujah, à 50 km à l'ouest de la capitale.
Trois Irakiens ont été tués et six autres blessés, selon un médecin de l'hôpital de Falloujah, mais l'armée américaine a pour sa part affirmé que les bombardements n'avaient pas fait de victimes.
Dans le sud du pays, près de Bassorah, deux soldats britanniques ont été tués dans une embuscade contre leur convoi, ce qui porte à 68 le nombre de militaires britanniques tués en Irak depuis le début de l'intervention dans ce pays.
Devant son parti réuni en congrès annuel à Brighton (Angleterre), le Premier ministre britannique Tony Blair a réaffirmé qu'il ne pouvait "pas présenter ses excuses" pour la guerre en Irak.
"Le monde est plus sûr avec Saddam Hussein en prison et non pas au pouvoir", a plaidé M. Blair, qui a cependant concédé qu'il "pouvait s'excuser pour les informations (des services de renseignement avant la guerre) qui se sont révélées être fausses".
Enfin, aucune date n'a pour l'instant été fixée pour la tenue d'une conférence internationale, suggérée par les Etats-Unis, rassemblant les pays du G-8 et les voisins de l'Irak, qui est envisagée à la mi-octobre au Caire, selon la présidence égyptienne, avec pour unique point l'organisation des élections générales irakiennes en janvier 2005.
A Paris, où le président français Jacques Chirac s'est entretenu pendant une heure avec le roi Abdallah II de Jordanie, un porte-parole de l'Elysée a estimé "utile" une telle conférence, tout en précisant que plusieurs conditions, notamment sur les participants et sur l'ordre du jour, devront être réunies pour arrêter une date.
Pour sa part, le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a estimé à Madrid que la conférence internationale devrait faire l'objet d'un débat et d'une décision à l'Onu.
"Nous devons faire en sorte que les questions relatives à de nouvelles étapes en Irak soient traitées là où elles doivent l'être, aux Nations unies, et dans le cadre du Conseil de sécurité", a déclaré M. Zapatero.
L'Express.
Les familles de Simona Torretta et Simona Pari ainsi que le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, sont montés à bord de l'appareil de l'armée de l'air italienne qui a ramené les deux jeunes femmes en Italie.
De nombreuses personnalités, outre M. Berlusconi, se sont rendues à l'aéroport pour accueillir les deux volontaires, dont le vice-Premier ministre, Gianfranco Fini, le maire de Rome Walter Veltroni et Francesco Rutelli, un des leaders de l'opposition.
Les deux Simona, vêtues de longues tuniques claires, sont descendues souriantes de l'avion. Elles se tenaient par la main en traversant la piste où s'est garé l'appareil.
Les jeunes femmes, âgées toutes les deux de 29 ans, devaient passer quelques instants avec leurs familles avant d'être conduites au tribunal et interrogées par des magistrats du parquet de Rome en charge de l'enquête sur leur enlèvement.
Simona Torretta et Simona Pari de l'organisation "Un pont pour Bagdad", un ingénieur irakien, Ali Raad Ali Abdul Aziz, travaillant pour la même association et une Irakienne, Manhaz Assam, chef de projet pour une autre organisation italienne, Intersos, avaient été enlevés il y a exactement trois semaines.
La libération des deux Simona, toutes deux âgées de 29 ans, a été annoncée par la chaîne de télévision du Qatar Al-Jazira puis confirmée par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
M. Berlusconi a déclaré que c'était "un moment de joie". "Elles pourront embrasser cette nuit leurs familles", a-t-il lancé, précisant qu'un avion avait été envoyé en Irak pour aller chercher les deux jeunes femmes.
"Nous sommes déjà en train de fêter la nouvelle", avait déclaré pour sa part Mme Annamaria Torretta, la mère de Simona Torretta. Mme Torretta et les deux soeurs de Simona se sont mises à la fenêtre de leur appartement d'un quartier du sud de Rome et ont salué de la main les centaines de personnes qui s'étaient rassemblées dans la rue et qui les ont applaudies longuement.
"Je suis heureux, immensément heureux", a déclaré Luciano Pari, le père de la deuxième otage, à Rimini (côte adriatique) où il réside. "C'est la nouvelle que j'espérais. En fait, j'y croyais vraiment", a-t-il ajouté.
La presse italienne avait rapporté mardi les propos d'Ali Al-Roz, le directeur du journal koweiten Al Rai al-Aam qui, s'appuyant sur des sources fiables à Bagdad, affirmait que la libération des Italiennes était liée au paiement d'une rançon d'un million de dollars.
Les deux prisonnières italiennes seront bientôt libres après un accord avec leurs ravisseurs. Un demi-million de dollars a déjà été payé pour leur libération", avait précisé M. Roz.
Quelques instants après l'annonce de la libération, le pape Jean Paul II, qui avait lancé un appel en faveur de la libération de tous les otages en Irak, a exprimé sa "grande joie", selon un porte-parole du Vatican.
Cette libération a été saluée dans toutes les capitales européennes et notamment à Paris où le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, a réaffirmé son souhait de voir les deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, eux aussi retenus en Irak, être à leur tour libérés.
"Je souhaite que les ravisseurs de nos deux compatriotes en Irak entendent cette voix de la France, voix de la paix de la souveraineté des peuples, du respect de la religion et des convictions de chacun", a-t-il dit.
Cette libération est survenue au lendemain de celle d'un Egyptien et d'un Iranien. En revanche, aucune communication récente de la part des ravisseurs n'a été rendue publique au sujet de l'otage britannique Kennet Bigley et des deux journalistes français.
D'autre part, comme les nuits précédentes, les forces américaines ont mené plusieurs raids aériens sur le quartier chiite de Sadr City à Bagdad et le bastion sunnite de Falloujah, à 50 km à l'ouest de la capitale.
Trois Irakiens ont été tués et six autres blessés, selon un médecin de l'hôpital de Falloujah, mais l'armée américaine a pour sa part affirmé que les bombardements n'avaient pas fait de victimes.
Dans le sud du pays, près de Bassorah, deux soldats britanniques ont été tués dans une embuscade contre leur convoi, ce qui porte à 68 le nombre de militaires britanniques tués en Irak depuis le début de l'intervention dans ce pays.
Devant son parti réuni en congrès annuel à Brighton (Angleterre), le Premier ministre britannique Tony Blair a réaffirmé qu'il ne pouvait "pas présenter ses excuses" pour la guerre en Irak.
"Le monde est plus sûr avec Saddam Hussein en prison et non pas au pouvoir", a plaidé M. Blair, qui a cependant concédé qu'il "pouvait s'excuser pour les informations (des services de renseignement avant la guerre) qui se sont révélées être fausses".
Enfin, aucune date n'a pour l'instant été fixée pour la tenue d'une conférence internationale, suggérée par les Etats-Unis, rassemblant les pays du G-8 et les voisins de l'Irak, qui est envisagée à la mi-octobre au Caire, selon la présidence égyptienne, avec pour unique point l'organisation des élections générales irakiennes en janvier 2005.
A Paris, où le président français Jacques Chirac s'est entretenu pendant une heure avec le roi Abdallah II de Jordanie, un porte-parole de l'Elysée a estimé "utile" une telle conférence, tout en précisant que plusieurs conditions, notamment sur les participants et sur l'ordre du jour, devront être réunies pour arrêter une date.
Pour sa part, le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a estimé à Madrid que la conférence internationale devrait faire l'objet d'un débat et d'une décision à l'Onu.
"Nous devons faire en sorte que les questions relatives à de nouvelles étapes en Irak soient traitées là où elles doivent l'être, aux Nations unies, et dans le cadre du Conseil de sécurité", a déclaré M. Zapatero.
L'Express.





