Pillage au Louvre
Posté par saraz le : 28/09/2004 11:17
Deux diamants dérobés à la Biennale des antiquaires
Un véritable vol de professionnels a été commis hier à la 22e Biennale des antiquaires au Carrousel du Louvre à Paris. Dans l'après-midi, deux diamants exceptionnels ont été dérobés sur le stand du joaillier Chopard. Le premier, une pierre de couleur blanche de 47 carats, est estimé à 6 millions d'euros ; le second, une pierre bleue de 15,74 carats, est, lui, estimé à 5,5 millions d'euros. Hier soir, les conditions de leur disparition étaient encore confuses. Une version circulait parmi les stands selon laquelle ce vol aurait été l'oeuvre de trois personnes, deux hommes et une femme. Bien mis pour n'éveiller aucun soupçon et probablement originaires d'Europe de l'Est, ils seraient venus à plusieurs reprises visiter les huit exposants joailliers de la biennale. Ceux-ci, au lieu d'être installés au rez-de-chaussée comme lors des cinq premières manifestations dans ce lieu, ont exceptionnellement été réunis cette année dans la mezzanine du premier étage.
Leurs diverses visites auraient servi de repérage aux malfaiteurs. En se faisant présenter les pièces de ces maisons prestigieuses, ils auraient ainsi constaté que les vitrines de Chopard n'étaient pas équipées d'alarmes comme celles de Cartier ou de Van Cleef & Arpels par exemple. Hier, pour commettre leur vol entre 15 heures et 15 h 15, ils auraient attendu que la vendeuse se retrouve seule sur le stand alors que l'agent de sécurité avait momentanément quitté son poste.
Puis deux d'entre eux auraient attiré l'attention de l'employée sur diverses pièces, tandis que le troisième complice aurait subtilisé les deux diamants en forçant la vitrine. Vers 16 heures, la disparition des pierres a finalement été signalée.
En arrivant sur place, les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) ont aussitôt fait évacuer le stand. Ils ont procédé à des prélèvements d'empreintes. D'après les premières constatations, l'exposant n'était pas équipé d'un système de vidéosurveillance et aucun témoin direct n'aurait observé le vol.
Dans le milieu des joailliers, on est surpris autant par la méthode que par les pièces choisies par les malfaiteurs. «A ce prix-là, ce sont de superbes pierres. Notamment, les diamants de couleur, qui sont plus prisés que les blancs. Et les bleus de cette taille encore davantage», expliquait hier un spécialiste. En conséquence, la revente semble improbable. Du coup, un marchandage auprès des assureurs, qui pourrait s'apparenter à une demande de rançon, était un scénario envisagé. L'autre hypothèse veut que ces diamants pourraient être retaillés par un spécialiste au service de réseaux organisés. Hier soir, Chopard a formellement démenti l'absence de sécurité sur son stand et la valeur des pierres dérobées
Le Figaro
Un véritable vol de professionnels a été commis hier à la 22e Biennale des antiquaires au Carrousel du Louvre à Paris. Dans l'après-midi, deux diamants exceptionnels ont été dérobés sur le stand du joaillier Chopard. Le premier, une pierre de couleur blanche de 47 carats, est estimé à 6 millions d'euros ; le second, une pierre bleue de 15,74 carats, est, lui, estimé à 5,5 millions d'euros. Hier soir, les conditions de leur disparition étaient encore confuses. Une version circulait parmi les stands selon laquelle ce vol aurait été l'oeuvre de trois personnes, deux hommes et une femme. Bien mis pour n'éveiller aucun soupçon et probablement originaires d'Europe de l'Est, ils seraient venus à plusieurs reprises visiter les huit exposants joailliers de la biennale. Ceux-ci, au lieu d'être installés au rez-de-chaussée comme lors des cinq premières manifestations dans ce lieu, ont exceptionnellement été réunis cette année dans la mezzanine du premier étage.
Leurs diverses visites auraient servi de repérage aux malfaiteurs. En se faisant présenter les pièces de ces maisons prestigieuses, ils auraient ainsi constaté que les vitrines de Chopard n'étaient pas équipées d'alarmes comme celles de Cartier ou de Van Cleef & Arpels par exemple. Hier, pour commettre leur vol entre 15 heures et 15 h 15, ils auraient attendu que la vendeuse se retrouve seule sur le stand alors que l'agent de sécurité avait momentanément quitté son poste.
Puis deux d'entre eux auraient attiré l'attention de l'employée sur diverses pièces, tandis que le troisième complice aurait subtilisé les deux diamants en forçant la vitrine. Vers 16 heures, la disparition des pierres a finalement été signalée.
En arrivant sur place, les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) ont aussitôt fait évacuer le stand. Ils ont procédé à des prélèvements d'empreintes. D'après les premières constatations, l'exposant n'était pas équipé d'un système de vidéosurveillance et aucun témoin direct n'aurait observé le vol.
Dans le milieu des joailliers, on est surpris autant par la méthode que par les pièces choisies par les malfaiteurs. «A ce prix-là, ce sont de superbes pierres. Notamment, les diamants de couleur, qui sont plus prisés que les blancs. Et les bleus de cette taille encore davantage», expliquait hier un spécialiste. En conséquence, la revente semble improbable. Du coup, un marchandage auprès des assureurs, qui pourrait s'apparenter à une demande de rançon, était un scénario envisagé. L'autre hypothèse veut que ces diamants pourraient être retaillés par un spécialiste au service de réseaux organisés. Hier soir, Chopard a formellement démenti l'absence de sécurité sur son stand et la valeur des pierres dérobées
Le Figaro
Re: Pillage au Louvre
Posté par saraz le : 28/09/2004 11:30Vol de diamants à Paris: une piste de ressortissants de l'Est
La piste de ressortissants de pays de l'Est serait suivie par la police dans son enquête sur le mystérieux vol lundi de deux diamants de grande valeur au stand du joaillier Chopard à la Biennale des Antiquaires, a-t-on appris de source policière mardi.
Quatre à six personnes "de type slave", a-t-on précisé, auraient été aperçues dans les allées de la Biennale notamment dans les heures ayant précédé le vol. Il s'agit d'une "piste parmi d'autres qui doit être affinée", souligne-t-on toutefois. Il n'y a pas de témoins directs des faits, a-t-on précisé.
Les enquêteurs pensent avoir affaire "à de grands professionnels" qui "ont bénéficié d'un concours de circonstances très favorable".
La police maintient le préjudice du vol de 11,5 MEUR, qualifié de "record".
La co-présidente du joaillier suisse, Caroline Gruosi, avait démenti lundi soir auprès de l'AFP la valeur des bijoux ainsi que l'absence de surveillance du stand au moment du vol, mise en avant par la police au vu des tout premiers éléments de l'enquête.
L'enquête menée depuis lundi a permis de préciser que le ou les malfaiteurs avaient profité du fait que les employés du bijoutier étaient "tous occupés" sur le stand au moment du vol présumé.
Selon la police, le vol a été commis lundi entre 15H00 et 15H15. Dans un premier temps, on avait précisé de source policière que le vol avait eu lieu durant l'absence momentanée d'une employée de la bijouterie, ce qui s'est avéré par la suite inexact, a-t-on indiqué de même source mardi
AFP





