Posté le : 07/08/2005 19:37
Bismillahi wa salamu'alaykum wa rahmatullahi wa barrakatuh
Je suis très heureux de connaître cet espace et je remerçie infiniment ceux qui l'ont conçus et qui l'animent. De même les remercié-je pour consacrer un espace non seulement lié au seul Islam mais à toutes les Traditions du Monde.
Il est fondamental de s'ouvrir à la réalité de notre Monde qui est pluriel et cette diversité est providentielle et absolument merveilleuse.
Deux choix s'offrent à nous :
- Soit nous nous replions dans les ruelles de ce que nous prétendons connaître.
- Soit au contraire nous ressentons l'irrésistible appel à pousser l'aventure plus loin et nous laissons alors s'ouvrir des portes grandioses jusque là insoupçonnées...
Ces portes sont celles du Chemin de l'Intériorité.
Si nous demeurons cantonnés dans le seul espace de notre psychisme nous ne pourrons alors survoler l'exquise Esplanade du Temple de l'Âme.
Si nous oeuvrons sans cesse à déployer nos ailes , si nous tâchons de prendre notre envol vers l'Infini , nous pourrons alors voir poindre en nous un soleil resplendissant de grâce et de beauté.
Une Aube ô combien raffraichissante s'annonçera dans le Ciel de notre Âme et les bourgeons printanniers commençeront à éclore.
La Foi n'est nullement du domaine de notre raison et c'est hélas cette concéption qui est largement répandue , depuis que certains érigèrent la Raison en unique dépositaire du savoir , et ce aux confins des 19ème et 20ème siècles...
L'Islam n'échappe pas à ce mode étroit de pensée car son Monde fut gangréné par ces fallaçieuses théories.
Des pans entiers de la Sagesse Islamique ( représentée par le Soufisme ) vinrent à tomber. De grands Soufis furent pendus , assassinés en d'atroces circonstances et les lieux spirituels dévastés et ce au nom de la Raison décidemment triomphante.
Les nouveaux penseurs musulmans en vinrent à poursuivre inlassablement la sâle besogne de ceux qui les précédèrent et continuent encore aujourd'hui à assassiner le Soufisme et les Soufis à coups de plumes et de tristes parchemins.
J'avais moi-même mille et une pensées négatives à l'encontre du Soufisme et de ceux qui en incarnent la réalité. Je prétendais moi aussi penser...
Un jour dans la ruelle d'une petite ville au Maghreb et alors que je me promenais avec des "Frères" , un Soufi vint à passer.
Je ne l'aurais su si l'un de mes accompagnateurs ne pointat son doigt vers lui en se moquant " tiens en voilà un de soufi...".
Je faisais mine de rire moi aussi cependant qu'une étrange sensation m'envahit.
Cet homme était d'une très grande beauté et d'une immense noblesse.
Tout en lui semblait être sublime. Son visage , son sourire que jamais je n'oublierai , sa belle barbe blanche , ses amples vêtements comme pour manifester l'amplitude de son âme , tout était radieux.
Tandis que nous nous éloignions de lui , je ne pouvais m'empêcher de me retourner afin de le contempler.
Les "frères" poursuivirent leur triste discours tandis que mon coeur semblait survoler quelque plaine inconnue jusqu'alors..
Quelques jours plus tard je rencontrai un autre Soufi qui me fut présenté dans une Mosquée.
Il ressemblait quoique beaucoup plus jeune à l'autre Soufi rencontré dans la petite ruelle.
Nous discutâmes brièvement.
Je ne savais pas alors que ces admirables rencontres allaient me conduire vers les plus splendides contrées spirituelles : celles de la Spiritualité et la Sagesse du Soufisme.
J'ai alors compris.
J'ai compris définitivement que l'on ne peut perçevoir la portée du Soufisme par des livres , des débats etc.
Leur Monde n'est plus celui des vaines dissertations mais celui de ce qu'ils appellent eux-mêmes le "goût - ad dawq ".
A fréquenter ces Spirituels ( parmi lesquels je rencontrai des Soufis d'un très haut rang spirituel ) , je voyais bien que leur Jardin intérieur était ensoleillé et que les arbres qui y poussaient l'étaient des graines les plus précieuses. Des Sources vives devaient aussi y dispenser la Fraicheur , celle-là même dont l'Apôtre de Dieu ( sws ) parla pour tenter de dire par des mots ce qu'était pour lui le suâve parfun de la Prière...
Quelques semaines plus tard je fus convié à une Cérémonie spirituelle au sein d'une Zawiya soufie.
Cette nuit ( layla ) fut alors pour moi un ravissement qui jamais n'eut son égal avant.
Je sus alors par cette Gustation Intérieure ce qu'était la Foi : non pas un système érigé en tiroirs se surrimposant les uns aux autres mais une Vie aux envolées sublimes.
En cette nuit merveilleuse il me fut donné de contempler un Soleil.
Je sus alors que seuls les Gens de la Vision spirituelle ( Ahl al 'Iyân ) , les Ahl at Tassawûf , pouvaient discerner dans la Nuit profonde de l'Âme de sublimes firmaments de Grâce , d'Amour et de Joie infinies.
Je n'ai de cesse depuis de désirer prendre comme eux la Haute Mer , celle en laquelle l'Âme , irrésistiblement plongée et à jamais ravie , peut s'y délecter.
Je suis très heureux de connaître cet espace et je remerçie infiniment ceux qui l'ont conçus et qui l'animent. De même les remercié-je pour consacrer un espace non seulement lié au seul Islam mais à toutes les Traditions du Monde.
Il est fondamental de s'ouvrir à la réalité de notre Monde qui est pluriel et cette diversité est providentielle et absolument merveilleuse.
Deux choix s'offrent à nous :
- Soit nous nous replions dans les ruelles de ce que nous prétendons connaître.
- Soit au contraire nous ressentons l'irrésistible appel à pousser l'aventure plus loin et nous laissons alors s'ouvrir des portes grandioses jusque là insoupçonnées...
Ces portes sont celles du Chemin de l'Intériorité.
Si nous demeurons cantonnés dans le seul espace de notre psychisme nous ne pourrons alors survoler l'exquise Esplanade du Temple de l'Âme.
Si nous oeuvrons sans cesse à déployer nos ailes , si nous tâchons de prendre notre envol vers l'Infini , nous pourrons alors voir poindre en nous un soleil resplendissant de grâce et de beauté.
Une Aube ô combien raffraichissante s'annonçera dans le Ciel de notre Âme et les bourgeons printanniers commençeront à éclore.
La Foi n'est nullement du domaine de notre raison et c'est hélas cette concéption qui est largement répandue , depuis que certains érigèrent la Raison en unique dépositaire du savoir , et ce aux confins des 19ème et 20ème siècles...
L'Islam n'échappe pas à ce mode étroit de pensée car son Monde fut gangréné par ces fallaçieuses théories.
Des pans entiers de la Sagesse Islamique ( représentée par le Soufisme ) vinrent à tomber. De grands Soufis furent pendus , assassinés en d'atroces circonstances et les lieux spirituels dévastés et ce au nom de la Raison décidemment triomphante.
Les nouveaux penseurs musulmans en vinrent à poursuivre inlassablement la sâle besogne de ceux qui les précédèrent et continuent encore aujourd'hui à assassiner le Soufisme et les Soufis à coups de plumes et de tristes parchemins.
J'avais moi-même mille et une pensées négatives à l'encontre du Soufisme et de ceux qui en incarnent la réalité. Je prétendais moi aussi penser...
Un jour dans la ruelle d'une petite ville au Maghreb et alors que je me promenais avec des "Frères" , un Soufi vint à passer.
Je ne l'aurais su si l'un de mes accompagnateurs ne pointat son doigt vers lui en se moquant " tiens en voilà un de soufi...".
Je faisais mine de rire moi aussi cependant qu'une étrange sensation m'envahit.
Cet homme était d'une très grande beauté et d'une immense noblesse.
Tout en lui semblait être sublime. Son visage , son sourire que jamais je n'oublierai , sa belle barbe blanche , ses amples vêtements comme pour manifester l'amplitude de son âme , tout était radieux.
Tandis que nous nous éloignions de lui , je ne pouvais m'empêcher de me retourner afin de le contempler.
Les "frères" poursuivirent leur triste discours tandis que mon coeur semblait survoler quelque plaine inconnue jusqu'alors..
Quelques jours plus tard je rencontrai un autre Soufi qui me fut présenté dans une Mosquée.
Il ressemblait quoique beaucoup plus jeune à l'autre Soufi rencontré dans la petite ruelle.
Nous discutâmes brièvement.
Je ne savais pas alors que ces admirables rencontres allaient me conduire vers les plus splendides contrées spirituelles : celles de la Spiritualité et la Sagesse du Soufisme.
J'ai alors compris.
J'ai compris définitivement que l'on ne peut perçevoir la portée du Soufisme par des livres , des débats etc.
Leur Monde n'est plus celui des vaines dissertations mais celui de ce qu'ils appellent eux-mêmes le "goût - ad dawq ".
A fréquenter ces Spirituels ( parmi lesquels je rencontrai des Soufis d'un très haut rang spirituel ) , je voyais bien que leur Jardin intérieur était ensoleillé et que les arbres qui y poussaient l'étaient des graines les plus précieuses. Des Sources vives devaient aussi y dispenser la Fraicheur , celle-là même dont l'Apôtre de Dieu ( sws ) parla pour tenter de dire par des mots ce qu'était pour lui le suâve parfun de la Prière...
Quelques semaines plus tard je fus convié à une Cérémonie spirituelle au sein d'une Zawiya soufie.
Cette nuit ( layla ) fut alors pour moi un ravissement qui jamais n'eut son égal avant.
Je sus alors par cette Gustation Intérieure ce qu'était la Foi : non pas un système érigé en tiroirs se surrimposant les uns aux autres mais une Vie aux envolées sublimes.
En cette nuit merveilleuse il me fut donné de contempler un Soleil.
Je sus alors que seuls les Gens de la Vision spirituelle ( Ahl al 'Iyân ) , les Ahl at Tassawûf , pouvaient discerner dans la Nuit profonde de l'Âme de sublimes firmaments de Grâce , d'Amour et de Joie infinies.
Je n'ai de cesse depuis de désirer prendre comme eux la Haute Mer , celle en laquelle l'Âme , irrésistiblement plongée et à jamais ravie , peut s'y délecter.
Posté le : 07/08/2005 21:06
Soufiste , je te remércie pour ton beau récit et je souhaiterais que tu nous définit le soufisme , ses bases , ses buts , son mode de vie.
Merci pour etre généreux dans ta rédaction du post
Merci pour etre généreux dans ta rédaction du post
Posté le : 26/09/2005 14:14
Citation :
Citation :
Veuillez nous faire part de vos connaissances sur le Sufisme.
octis a écrit :
trois sujets souvent ignorés pour ne pas dire banni de notre langange.
bcp les evitent pour leur soi-disant "complexité", mais en réalité ce n'est que l'ignorance qui parle.
invitation: à poser toutes questions ou avis
Citation :
octis a écrit :
idée générale sur soufisme
Le soufisme attasawouf est une doctrine et une pratique Mystique de l'Islam qui apparut en 776 et dès les premiers temps de l'avènement de l'islam et qui se fonde essentiellement sur le Coran et la sunna.
Étymologies:
1-soufisme dérivation du mot arabe sûf (laine) en raison du manteau de laine signe extérieur de pauvreté ou du moins de la volonté de détachement.
2-soufisme dérivation du mot safaâ ou safwa (pureté). Interiorisant son detachement le soufi purifie ses desirs les plus secrets, sa vie spirituelle consiste à clarifier ts ses actes actes jusqu’à la source meme de sa responsabilité, l’intention de la conscience.
3- soufisme dérivation du mot grec sophos, sophia (sagesse). Le soufisme tend vers la connaissance, mais pas n’importe laquelle celle de DIEU-UN par-dessus tout, de plus, connaissance non seulement intellectuelle mais acquise par le détachement du monde, par la pureté du cœur, par l’amour de Dieu.
de maniere generale on peut dire, soufisme=détachement+purification+sagesse
Connaissances par expérience : nous situe attsawouf selon ibnou khaldoun comme intermediaire entre lé kalâm (théologie musulmane orthodoxe clasique) et l’herméneutique ésotérique (interpretation des songes, paroles, visions, images, emotions et merveilleux)
le soufisme n’est donc pas une speculation philosophico-théologique, ni une interpretation de reves ni une théosophie, mais s’annoncerait plutôt comme une experience interieure, une façon de vivre et de se comporter. Autant qu’un pèlerinage ds les profondeurs et qui exprime une aspiration vers les hauteurs. Autrement dit retraite ds le desert interieur et la solitude (instase) où la presence de Dieu d’illumine, et sortie de soi-meme en Dieu par l’extase
Veuillez nous faire part de vos connaissances sur le Sufisme.
Posté le : 26/09/2005 14:39
definition que j'ai pu forger d'apres mes lectures sur le sufisme:
c'est le chemin de l'élévation spirituelle qui mene à dieu, autrement dit le soufis s'anéantit en lui-meme ou se "desquame" de son moi pour ne devenir qu'une image de dieu (il ne faut pas se meprendre sur cette expression, crf; al hallaj)
lorsqu'un soufis avait dit "vaut mieux, pour toi, me voir une fois que de voir dieu plusieurs fois" il voulait dire que, lorsque tu me vois tu es en mesure de constater combien est la grandeur de dieu, regarde mon anéantissement et l'union avec dieu (au point de se confondre avec Lui), c'est ainsi que al hallaj durant une trance extasique avait annoncer "je suis la vérité" ana al 7a9 ce qui lui a couté la vie.
c'est dire que La présence divine est à la fois unique et multiple, car étant intérieure et extérieure (le domaine des âmes et celui des corps).
par ailleurs la doctrine de "l'Unité de l'Etre" signifie que tout ce que l'oeil voit et le mental enregistre n'est qu'illusion, et c'est pourquoi certains soufis sont allés jusqu'à n'admettre aucune autre exitence que celle de dieu (y compris la leur)
PS: je donnerai les noms des soufis et les dates ce soir dès que je serais rentrée chez moi
c'est le chemin de l'élévation spirituelle qui mene à dieu, autrement dit le soufis s'anéantit en lui-meme ou se "desquame" de son moi pour ne devenir qu'une image de dieu (il ne faut pas se meprendre sur cette expression, crf; al hallaj)
lorsqu'un soufis avait dit "vaut mieux, pour toi, me voir une fois que de voir dieu plusieurs fois" il voulait dire que, lorsque tu me vois tu es en mesure de constater combien est la grandeur de dieu, regarde mon anéantissement et l'union avec dieu (au point de se confondre avec Lui), c'est ainsi que al hallaj durant une trance extasique avait annoncer "je suis la vérité" ana al 7a9 ce qui lui a couté la vie.
c'est dire que La présence divine est à la fois unique et multiple, car étant intérieure et extérieure (le domaine des âmes et celui des corps).
par ailleurs la doctrine de "l'Unité de l'Etre" signifie que tout ce que l'oeil voit et le mental enregistre n'est qu'illusion, et c'est pourquoi certains soufis sont allés jusqu'à n'admettre aucune autre exitence que celle de dieu (y compris la leur)
PS: je donnerai les noms des soufis et les dates ce soir dès que je serais rentrée chez moi
_________________
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Posté le : 26/09/2005 14:46
heu encore une chose: pour atteindre ne serait-ce que le seuil de la premiere marche vers la voix du soufisme il faut: "se desquamer de son moi comme le serpent de sa peau" a dit un mystique arabe
_________________
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Posté le : 28/09/2005 22:01
Si tu as aimé tu deverais chercher de la poesie de Jalal din al rumi un grand imam mystique.
Sinon je conseille fortement le prophete de khalil gibran qui a eut le don de me faire pleurer à plusieurs reprises
Si tu as aimé tu deverais chercher de la poesie de Jalal din al rumi un grand imam mystique.
Sinon je conseille fortement le prophete de khalil gibran qui a eut le don de me faire pleurer à plusieurs reprises
Posté le : 29/09/2005 10:13
al hallaj: -le livre de la parole
- tawassines
- diwane
- tawassines
- diwane
_________________
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Je viens de plus loin que les rêves
Amazone je fus et forte pour faillir
Mes ongles sont de bronze vert
J'écorcherais sur des rochers les mâles
Je ne redoute rien que la morsure
Des serpents
Posté le : 18/11/2005 19:04
Soufisme et Tourouqia au Maroc
Le soufisme marocain, bien que centré au Maroc, se prolonge à l’Est, jusqu’en l’Egypte, au Nord (l’Andalousie musulmane) et au Sud, le Sahara et les pays de l’Afrique de l’Ouest. A partir du 13é siècle, deux branches importantes du soufisme universel, la Qadiria et la Chadilia, se sont épanouies sur la terre marocaine.
Le territoire marocain est touffu de zaouïas, ses villes comme ses campagnes, ses régions côtières comme ses régions montagneuses ou sahariennes. La plupart de ces zaouïas ne sont plus que des vestiges du passé. D’autres sont dans un état de ‘tabarouk’, ayant perdu leur vocation éducative. Les confréries les plus actives sont la Tijania, la Boutchichia ainsi que certaines ramifications de la Qadiria et de la Darqaouia. Un aperçu historique est nécessaire pour comprendre le panorama des ‘Tourouq’ en présence au Maroc.
Aperçu historique sur le soufisme marocain
La terre marocaine a connu, depuis le 11é siècle, des maîtres illustres, dont le rayonnement peut être considéré comme universel ; c’est le cas de Abou Madiane Ghaout, Ibn Machich, Chadili, etc.
Sidi Abou Madiane Ghaout, plus connu en Orient Arabe que dans sa région d’origine le Maghreb, patron de Tlemcen, est mort et enterré dans cette ville en 596/1197-8. Il a côtoyé plusieurs soufis illustres de son époque tels que Abou Yaâza (Moulay Bouâaza) et Abderrahman Almadani. Ce dernier est le maître du grand Cheikh Moulay Abdessalam Ibn Machich, le maître de l’Imam Chadili, le fondateur de la Chadilia, la célèbre branche marocaine du soufisme universel.
«Abou Madiane rencontra My Abdelkader Jilali à la Mecque où il devint son disciple préféré. Les doctrines de Jounaydia-Qadiria se propagent vers l’occident musulman, notamment à Cordoue, à Séville et à Bougie où ce maître accompli de la science des cœurs, revient enseigner le Soufisme durant de longues années, et où la vigueur et l’originalité de ses directives lui valent de léguer son nom à la branche issue de lui, celle des Madania.
‘Des disciples d’Abou Madiane portent la tarîqa au Maroc, en particulier Abderrahman Al Attar Al Ziyat Al Madani dont le tombeau formé d’un cercle de pierres est toujours visible sur la plage de Talghat, au sud de Tétouan, et en qui la prospérité vénère surtout le maître de Sidi Abdessalam Ibn Machich, un des saints les plus populaires du Maroc.
‘Ibn Machich, descendant du Prophète par les deux Idriss et ancêtre des chérifs de Ouazzan, a laissé le souvenir d’une vie exemplaire, entièrement consacrée au Dikr. Mort en 625/1228, il fut enterré au sommet du ‘Djbel Alam’, dans le Rif où son tombeau reste un lieu de pèlerinage très fréquenté par les adeptes de toutes les confréries. Il est l’auteur d’un recueil de réflexions sur la vie religieuse et politique et d’une très célèbre litanie à l’éloge du Prophète (taslya) dont Ibn Ajiba écrira un commentaire.
‘Abou Hassan Chadili, disciple d’Ibn Machich, né en 593/1196 prés de Ceuta, mort durant un pèlerinage à la Mecque en 656/1258, s’imposa comme un ‘pôle’ du soufisme dans toute l’Afrique du Nord et jusqu’au Hijaz, en passant par Tunis et le Caire. Infatigable pèlerin, il soutient des discussions contre les docteurs de la Loi dans toutes les villes où il a séjourné, parvenant à désarmer et à convaincre par sa science, son éloquence et son rayonnement personnel ses détracteurs les plus acharnés. Son enseignement reste essentiellement conforme à celui de Junayd : l’unification s’atteint par la méditation, la pratique constante de l’invocation non seulement dans la retraite solitaire (khalwa), mais également - et de ceci l’imam Chadili se porte garant pour ses disciples - dans la vie quotidienne et publique (jalwa), en vaquant à des occupations professionnelles, familiales et sociales.
‘Une longue succession de maîtres continue à répandre la tariqa chadilia dans toute les confréries du monde islamique. Avec Ibn Ata-Allah d’Alexandrie (m 709/1310), deuxième successeur de Chadili, l’école s’enrichit d’œuvres de caractère dévotionnel et doctrinal, en particulier d’un petit recueil de ‘Hikam’ ou aphorismes sur la voie, qui, avec le commentaire que lui consacrera Ibn Abbad Arondi (m 792/ 1390), deviendra un bréviaire des soufis d’obédience chadilite et même un des ouvrages officiellement enseignés dans les medersa marocaines ».[1]
Au cours des siècles, la ferveur de la tariqa Chadilia ne diminue pas et, sur la seule terre marocaine, de nombreuses confréries se forment sous son étendard. Pour ne citer que les plus marquantes, ce sont :
1 - Zaouïa Jazoulia: fondée par l’imam Jazouli, un des sept saints patrons de Marrakech et véritable rénovateur de la Tariqa Chadilia. Disciple de Mohamed Amghar, il joua un rôle important dans la lutte contre les Portugais et l’avènement de la dynastie saâdienne avant de mourir en 870 h à Jazoula. Sa célébrité provient surtout de son livre ‘Dalail Al Khayrat’ (les Guides des bienfaits).
2 - Tarîqa Zarouqia fondée par Ahmed Barnoussi Al fassi, connu sous le nom Ahmed Zarouk. Contemporain de Jazouli, il a étudié à Fès, puis à Bejaya, il est mort à Tripoli en 1445.
3 - Tarîqa Ayssawia se référant à al-Hadi Ben Ayssa, dit ‘Cheikh Al Kamel’ (le maître parfait) mort en 1524, enterré à Mekhnès. Cette voie est d’origine jazoulia.
4- Tarîqa Youssoufia, se référant au Chérif Idrissi Ahmed Malyani (de Melyana en Algérie), mort en 1525. Son maître est Ahmed Zarouk.
5 - Tariqa Ghazia, fondée en 1526 à Darâa, par Hassan Ghazi, disciple de Malyani.
6 - Zaouia Charqaouia, fondée à la fin du 16éme siècle, d’origine Jazoulia. De ses ramifications la tariqa Nassiria.
7 - Zaouia Chaykhia: Aoulad Sidi Cheikh en référence à son fondateur Sidi Cheikh. Elle a été fondée en 1615 à partir de la Malyania par Mohamed Sahili.
8 - Nassiriya à Darâa, fondée par Sidi Ahmed Bennaser Darîi, mort en 1674 et enterré à Tamagrout dans la région de Zagoura.
9 - Tariqa Wazzania, d’origine Jazoulit, fondée par Moulay Abdellah Chrif al-Wazzani (m. en 1089 h à Wazzan).
La plupart de ces ‘Tourouq’ ont disparu, ou plus exactement se sont éclipsées, à partir du 19é siècle, devant l’expansion de deux zaouïas plus récentes, à savoir Tijania et Darqaouia.
La Tariqa Tijania se réfère à son fondateur Sidi Ahmed Tijani, mort- en 1230h - et enterré à Fès. Il a eu plusieurs cheikhs, aussi bien au Maghreb qu’au Machrik, avant d’établir la confrérie qui porte son nom.
La Tijania est restée fidèle au rituel (wadifa) du fondateur et est bien représentée sur l’ensemble du territoire marocain. Elle a également une bonne présence en Afrique occidentale.
Contemporain de Sidi Ahmed Tijani, Moulay Arbi Darqaoui, était un soufi exceptionnel (m. en 1239 / 1823). Il a pu réunir en lui les diverses branches de la Chadilia.
Tariqa Darqaouia
La Darqaouia se réfère à My Arbi Darqaoui (1239 / 1823). «C’est vers la fin du XII/ XVIII é siècle, à l’époque de la Révolution française, que le chérif My Arbi Darqaoui, après avoir résidé à Fès auprès de son maître Sidi Ali Aljamal, partit fonder à Babrih, à Beni Zaroual dont il était originaire, la première zaouïa de ce qui allait devenir un nouvel ordre soufi important, celui des Darqaoua. Pas plus que ses prédécesseurs, My Arbi ne se posait en novateur. Sa seule ambition était de restaurer le Chadilisme dans sa pureté ancienne, de rappeler à ses disciples que toute vie mystique commence par le respect de la loi religieuse et de ses prescriptions et par la lutte contre les passions et les habitudes de l’âme, et de les exhorter à la pratique constante du Dikr et de toutes les convenances (adab) qui favorisent la réalisation de l’état de ‘pauvreté spirituelle’ (faqr) et le rapprochement avec Dieu. A travers Ibn Ajiba, qui s’affilia à l’ordre des Darqaoua en 1208/ 1793, nous apprendrons à mieux connaître les enseignements de ce maître et à vérifier l’efficacité de la voie spirituelle transmise par lui »[2]
Avec l’aide de son mokaddem et bras droit Mohamed Bouzidi (m. 1229 / 1814) My Arbi forma une pléiade de maîtres dont les plus connus sont Ahmed Ibn Ajiba (m 1262 /1804), Mohamed al-Harraq (m. à Tétouan 1261 h), Ahmed al-Badaoui al-Fassi (m. en 1275h), Abou Yaâza al-Mahaji, Tayb al-Majouti et Ahmed Ben Abdel Moumen.
La Darqaouia a plusieurs ramifications, notamment au Nord par la zaouïa Sadikia en référence à Sidi Mohamed Ben Sadiq (né en 1295h à Ghmara, mort en 1354h et enterré dans sa zaouïa à Tanger), au sud par la Darqaouia Alilighia en référence à Sidi Ali Darkaoui al-Ilighi, dans la région de Fès, par la Tariqa Katania en référence à Sidi Mohamed ben Jaafar Katani (né en 1274h, m. en 1345, enterré à Fès), au Maroc Oriental par la tarika Hebria en référence à Sidi Mohamed Al Habri, en Algérie par la Tarika Darkaouia Alaouia en référence à Sidi Ben Alioua (Mostapha Al alaoui), enterré a Mostaghanam, etc.
Tariqa Boutchichia
Plus proche de nous, au début du vingtième siècle on va trouver un autre soufi exceptionnel, c’est Sidi Boumediene Boutchich. Qadiri d’origine et de formation, il va quitter sa région natale (Ahfir, prés de Berkane dans l’Oriental) pour sillonner la terre marocaine et algérienne à la recherche du Maître parfait. Sa quête va aboutir à un phénomène assez exceptionnel, puisqu’il va réunir dans une seule voie, la Tariqa Qadiria et les différentes branches de la Chadilia. Sidi Boumediene est considéré - avec ses deux cousins Sidi Mokhtar et Sidi Abass - comme le principal fondateur de la Tariqa Boutchichia, Tariqa qui connaît une expansion remarquable. En l’espace d’une trentaine d’années elle a pu avoir une présence importante sur l’ensemble du Royaume ainsi qu’une implantation sur les quatre continents, et ceci sous la direction de son Cheikh actuel Sidi Hamza Boutchich.
http://dechra.tk
Le soufisme marocain, bien que centré au Maroc, se prolonge à l’Est, jusqu’en l’Egypte, au Nord (l’Andalousie musulmane) et au Sud, le Sahara et les pays de l’Afrique de l’Ouest. A partir du 13é siècle, deux branches importantes du soufisme universel, la Qadiria et la Chadilia, se sont épanouies sur la terre marocaine.
Le territoire marocain est touffu de zaouïas, ses villes comme ses campagnes, ses régions côtières comme ses régions montagneuses ou sahariennes. La plupart de ces zaouïas ne sont plus que des vestiges du passé. D’autres sont dans un état de ‘tabarouk’, ayant perdu leur vocation éducative. Les confréries les plus actives sont la Tijania, la Boutchichia ainsi que certaines ramifications de la Qadiria et de la Darqaouia. Un aperçu historique est nécessaire pour comprendre le panorama des ‘Tourouq’ en présence au Maroc.
Aperçu historique sur le soufisme marocain
La terre marocaine a connu, depuis le 11é siècle, des maîtres illustres, dont le rayonnement peut être considéré comme universel ; c’est le cas de Abou Madiane Ghaout, Ibn Machich, Chadili, etc.
Sidi Abou Madiane Ghaout, plus connu en Orient Arabe que dans sa région d’origine le Maghreb, patron de Tlemcen, est mort et enterré dans cette ville en 596/1197-8. Il a côtoyé plusieurs soufis illustres de son époque tels que Abou Yaâza (Moulay Bouâaza) et Abderrahman Almadani. Ce dernier est le maître du grand Cheikh Moulay Abdessalam Ibn Machich, le maître de l’Imam Chadili, le fondateur de la Chadilia, la célèbre branche marocaine du soufisme universel.
«Abou Madiane rencontra My Abdelkader Jilali à la Mecque où il devint son disciple préféré. Les doctrines de Jounaydia-Qadiria se propagent vers l’occident musulman, notamment à Cordoue, à Séville et à Bougie où ce maître accompli de la science des cœurs, revient enseigner le Soufisme durant de longues années, et où la vigueur et l’originalité de ses directives lui valent de léguer son nom à la branche issue de lui, celle des Madania.
‘Des disciples d’Abou Madiane portent la tarîqa au Maroc, en particulier Abderrahman Al Attar Al Ziyat Al Madani dont le tombeau formé d’un cercle de pierres est toujours visible sur la plage de Talghat, au sud de Tétouan, et en qui la prospérité vénère surtout le maître de Sidi Abdessalam Ibn Machich, un des saints les plus populaires du Maroc.
‘Ibn Machich, descendant du Prophète par les deux Idriss et ancêtre des chérifs de Ouazzan, a laissé le souvenir d’une vie exemplaire, entièrement consacrée au Dikr. Mort en 625/1228, il fut enterré au sommet du ‘Djbel Alam’, dans le Rif où son tombeau reste un lieu de pèlerinage très fréquenté par les adeptes de toutes les confréries. Il est l’auteur d’un recueil de réflexions sur la vie religieuse et politique et d’une très célèbre litanie à l’éloge du Prophète (taslya) dont Ibn Ajiba écrira un commentaire.
‘Abou Hassan Chadili, disciple d’Ibn Machich, né en 593/1196 prés de Ceuta, mort durant un pèlerinage à la Mecque en 656/1258, s’imposa comme un ‘pôle’ du soufisme dans toute l’Afrique du Nord et jusqu’au Hijaz, en passant par Tunis et le Caire. Infatigable pèlerin, il soutient des discussions contre les docteurs de la Loi dans toutes les villes où il a séjourné, parvenant à désarmer et à convaincre par sa science, son éloquence et son rayonnement personnel ses détracteurs les plus acharnés. Son enseignement reste essentiellement conforme à celui de Junayd : l’unification s’atteint par la méditation, la pratique constante de l’invocation non seulement dans la retraite solitaire (khalwa), mais également - et de ceci l’imam Chadili se porte garant pour ses disciples - dans la vie quotidienne et publique (jalwa), en vaquant à des occupations professionnelles, familiales et sociales.
‘Une longue succession de maîtres continue à répandre la tariqa chadilia dans toute les confréries du monde islamique. Avec Ibn Ata-Allah d’Alexandrie (m 709/1310), deuxième successeur de Chadili, l’école s’enrichit d’œuvres de caractère dévotionnel et doctrinal, en particulier d’un petit recueil de ‘Hikam’ ou aphorismes sur la voie, qui, avec le commentaire que lui consacrera Ibn Abbad Arondi (m 792/ 1390), deviendra un bréviaire des soufis d’obédience chadilite et même un des ouvrages officiellement enseignés dans les medersa marocaines ».[1]
Au cours des siècles, la ferveur de la tariqa Chadilia ne diminue pas et, sur la seule terre marocaine, de nombreuses confréries se forment sous son étendard. Pour ne citer que les plus marquantes, ce sont :
1 - Zaouïa Jazoulia: fondée par l’imam Jazouli, un des sept saints patrons de Marrakech et véritable rénovateur de la Tariqa Chadilia. Disciple de Mohamed Amghar, il joua un rôle important dans la lutte contre les Portugais et l’avènement de la dynastie saâdienne avant de mourir en 870 h à Jazoula. Sa célébrité provient surtout de son livre ‘Dalail Al Khayrat’ (les Guides des bienfaits).
2 - Tarîqa Zarouqia fondée par Ahmed Barnoussi Al fassi, connu sous le nom Ahmed Zarouk. Contemporain de Jazouli, il a étudié à Fès, puis à Bejaya, il est mort à Tripoli en 1445.
3 - Tarîqa Ayssawia se référant à al-Hadi Ben Ayssa, dit ‘Cheikh Al Kamel’ (le maître parfait) mort en 1524, enterré à Mekhnès. Cette voie est d’origine jazoulia.
4- Tarîqa Youssoufia, se référant au Chérif Idrissi Ahmed Malyani (de Melyana en Algérie), mort en 1525. Son maître est Ahmed Zarouk.
5 - Tariqa Ghazia, fondée en 1526 à Darâa, par Hassan Ghazi, disciple de Malyani.
6 - Zaouia Charqaouia, fondée à la fin du 16éme siècle, d’origine Jazoulia. De ses ramifications la tariqa Nassiria.
7 - Zaouia Chaykhia: Aoulad Sidi Cheikh en référence à son fondateur Sidi Cheikh. Elle a été fondée en 1615 à partir de la Malyania par Mohamed Sahili.
8 - Nassiriya à Darâa, fondée par Sidi Ahmed Bennaser Darîi, mort en 1674 et enterré à Tamagrout dans la région de Zagoura.
9 - Tariqa Wazzania, d’origine Jazoulit, fondée par Moulay Abdellah Chrif al-Wazzani (m. en 1089 h à Wazzan).
La plupart de ces ‘Tourouq’ ont disparu, ou plus exactement se sont éclipsées, à partir du 19é siècle, devant l’expansion de deux zaouïas plus récentes, à savoir Tijania et Darqaouia.
La Tariqa Tijania se réfère à son fondateur Sidi Ahmed Tijani, mort- en 1230h - et enterré à Fès. Il a eu plusieurs cheikhs, aussi bien au Maghreb qu’au Machrik, avant d’établir la confrérie qui porte son nom.
La Tijania est restée fidèle au rituel (wadifa) du fondateur et est bien représentée sur l’ensemble du territoire marocain. Elle a également une bonne présence en Afrique occidentale.
Contemporain de Sidi Ahmed Tijani, Moulay Arbi Darqaoui, était un soufi exceptionnel (m. en 1239 / 1823). Il a pu réunir en lui les diverses branches de la Chadilia.
Tariqa Darqaouia
La Darqaouia se réfère à My Arbi Darqaoui (1239 / 1823). «C’est vers la fin du XII/ XVIII é siècle, à l’époque de la Révolution française, que le chérif My Arbi Darqaoui, après avoir résidé à Fès auprès de son maître Sidi Ali Aljamal, partit fonder à Babrih, à Beni Zaroual dont il était originaire, la première zaouïa de ce qui allait devenir un nouvel ordre soufi important, celui des Darqaoua. Pas plus que ses prédécesseurs, My Arbi ne se posait en novateur. Sa seule ambition était de restaurer le Chadilisme dans sa pureté ancienne, de rappeler à ses disciples que toute vie mystique commence par le respect de la loi religieuse et de ses prescriptions et par la lutte contre les passions et les habitudes de l’âme, et de les exhorter à la pratique constante du Dikr et de toutes les convenances (adab) qui favorisent la réalisation de l’état de ‘pauvreté spirituelle’ (faqr) et le rapprochement avec Dieu. A travers Ibn Ajiba, qui s’affilia à l’ordre des Darqaoua en 1208/ 1793, nous apprendrons à mieux connaître les enseignements de ce maître et à vérifier l’efficacité de la voie spirituelle transmise par lui »[2]
Avec l’aide de son mokaddem et bras droit Mohamed Bouzidi (m. 1229 / 1814) My Arbi forma une pléiade de maîtres dont les plus connus sont Ahmed Ibn Ajiba (m 1262 /1804), Mohamed al-Harraq (m. à Tétouan 1261 h), Ahmed al-Badaoui al-Fassi (m. en 1275h), Abou Yaâza al-Mahaji, Tayb al-Majouti et Ahmed Ben Abdel Moumen.
La Darqaouia a plusieurs ramifications, notamment au Nord par la zaouïa Sadikia en référence à Sidi Mohamed Ben Sadiq (né en 1295h à Ghmara, mort en 1354h et enterré dans sa zaouïa à Tanger), au sud par la Darqaouia Alilighia en référence à Sidi Ali Darkaoui al-Ilighi, dans la région de Fès, par la Tariqa Katania en référence à Sidi Mohamed ben Jaafar Katani (né en 1274h, m. en 1345, enterré à Fès), au Maroc Oriental par la tarika Hebria en référence à Sidi Mohamed Al Habri, en Algérie par la Tarika Darkaouia Alaouia en référence à Sidi Ben Alioua (Mostapha Al alaoui), enterré a Mostaghanam, etc.
Tariqa Boutchichia
Plus proche de nous, au début du vingtième siècle on va trouver un autre soufi exceptionnel, c’est Sidi Boumediene Boutchich. Qadiri d’origine et de formation, il va quitter sa région natale (Ahfir, prés de Berkane dans l’Oriental) pour sillonner la terre marocaine et algérienne à la recherche du Maître parfait. Sa quête va aboutir à un phénomène assez exceptionnel, puisqu’il va réunir dans une seule voie, la Tariqa Qadiria et les différentes branches de la Chadilia. Sidi Boumediene est considéré - avec ses deux cousins Sidi Mokhtar et Sidi Abass - comme le principal fondateur de la Tariqa Boutchichia, Tariqa qui connaît une expansion remarquable. En l’espace d’une trentaine d’années elle a pu avoir une présence importante sur l’ensemble du Royaume ainsi qu’une implantation sur les quatre continents, et ceci sous la direction de son Cheikh actuel Sidi Hamza Boutchich.
http://dechra.tk
_________________
Le temps nous égare,
le temps nous étreint,
le temps nous est gare,
le temps nous est train
Le temps nous égare,
le temps nous étreint,
le temps nous est gare,
le temps nous est train
Posté le : 18/11/2005 19:09
La suite ICI
_________________
Le temps nous égare,
le temps nous étreint,
le temps nous est gare,
le temps nous est train
Le temps nous égare,
le temps nous étreint,
le temps nous est gare,
le temps nous est train
Posté le : 21/11/2005 23:56
octis
donne moi les principes du sufism stp
donne moi les principes du sufism stp
_________________
la vie avec ou sans toi me fais tellement mal car tellement je vx que tu sois moi
la vie avec ou sans toi me fais tellement mal car tellement je vx que tu sois moi
