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L'histoire du festival de Cannes

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Starlette
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L'histoire du festival de Cannes

Posté par Starlette le : 06/09/2009 0:24
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Le festival de Cannes est né d'un autre festival de cinéma, la Mostra de Venise, fondée en 1932. Pour contrer les fascistes au pouvoir, la France décide en 1939 d'avoir son propre festival. Malheureusement, l'histoire en décide autrement…


Après la Seconde Guerre mondiale, l'idée refait surface. En 1946 s'ouvre le premier festival de Cannes, dont la périodicité sera annuelle, à deux exceptions près, en 1948 et 1950.


Le festival se propose de réunir les films les plus représentatifs de l'année. Une partie d'entre eux concourt pour la Palme d'or, la récompense suprême, les autres étant présentés hors compétition. Le jury est composé de personnalités du cinéma et de la littérature.


Dans les années 1950, Cannes devient la grand-messe du cinéma mondial, avec ses rites immuables – la montée des marches, la projection du soir avec smokings et robes de grands couturiers –, dans une atmosphère électrique et glamour, où les vedettes côtoient les paparazzi et les starlettes.



La manifestation se distingue par le prestige de ses fêtes et l'affluence des stars, de Gina Lollobrigida et Sophia Loren à Romy Schneider, au bras d'Alain Delon, et Grace Kelly qui y rencontre le prince Rainier de Monaco. La diplomatie règne en maître, puisque les films sont sélectionnés par les pays qui participent à la compétition. Cannes a consacré, entre autres, Orson Welles, Elia Kazan, Federico Fellini, Ingmar Bergman…


À partir des années 1960, la question du cinéma d'auteur agite la Croisette. Ce changement est contemporain de la «nouvelle vague». François Truffaut est primé en 1959 pour Les Quatre Cents Coups , après avoir, un an plus tôt, appelé à boycotter le festival qu'il jugeait vieillot. La décennie est marquée par les découvertes de Jacques Demy, Alain Resnais, Claude Lelouch, mais aussi par les polémiques entourant la Dolce Vita de Fellini et L'aventura d'Antonioni, manifestes pour un cinéma moderne.


1968 est l'année du grand tournant. En solidarité avec les grévistes, le Festival, sous la pression de Jean-Luc Godard, Louis Malle, Roman Polanski, François Truffaut ou Carlos Saura, s'arrête au deuxième jour de la compétition. L'année suivante, de nouvelles sections voient le jour: la Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la critique et Un certain regard. Les années 1970 voient la révélation de nouveaux talents, comme Bernardo Bertolucci, André Téchiné, Nagisa Oshima ou Wim Wenders. La sélection suit la marche du monde et prend le parti de la liberté de l'artiste contre les pouvoirs, avec des films comme l'Homme de fer de Wajda, Chronique des années de braise de Lakhdar-Hamina ou Yol de Yilmaz Guney.


Dans les années 1980, Robert Favre Le Bret, aux commandes depuis presque trente ans, est remplacé par Pierre Viot et Gilles Jacob. Un nouveau palais, plus fonctionnel, surnommé le Bunker, ouvre ses portes. Le festival entre dans l'ère industrielle, avec un marché du film rassemblant près de 400 longs métrages. De 8 000 en 1980, le nombre d'accrédités passe à 25 000 en 1996, dont 4 000 journalistes. Cannes détient la plus grosse couverture médiatique après les Jeux Olympiques. Son budget atteint 30 millions de francs (environ 4,5 millions d'euros). Mais la passion, comme le prouvent les controverses autour de Maurice Pialat en 1987, David Lynch en 1990 ou Emir Kusturica en 1985, demeure toujours intacte...



En mai 2000, le jury du 53e Festival, présidé par Luc Besson, a consacré le talent du réalisateur danois, Lars von Trier, déjà lauréat, en 1996, du Grand prix du jury pour Breaking the Waves, en lui remettant la palme d'or du meilleur film pour Dancer in the Dark et en décernant le Prix d'interprétation féminine à la chanteuse islandaise, Björk. Le cinéma asiatique a également bénéficié d'un hommage appuyé : outre Guizi Lai Le, du Chinois Jiang Wen, récompensé par le Grand prix du Festival, In the Mood for Love, de Wong Kar-waï, a été à l'honneur avec le Prix d'interprétation masculine décerné à Tony Leung et Yi Yi, une chronique familiale filmée avec pudeur et sensibilité par le cinéaste taïwanais, Edward Yang, a été couronné par le Prix de la mise en scène. Enfin, le cinéma iranien a remporté un franc succès, puisque trois films ont été classés au palmarès : le Tableau noir, deuxième film de Samira Makhmalbaf, a été récompensé par le Prix du jury, Djomeh, de Hassan Yektapanah et Un temps pour l'ivresse des chevaux, de Bahman Ghobadi, se sont partagés le Prix de la Caméra d'Or.
vieujeu
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De: Laâyoune

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Re: L'histoire du festival de Cannes

Posté par vieujeu le : 06/09/2009 0:32
Le Maroc sera représenté cette année au dit festival par "Casanegra". Le choix a été approuvé à l'unanimité par le conseil du Centre cinématographique marocain.
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