Israël doit être jugé
Posté par Qouyub le : 12/01/2009 11:57
Lorsque les résistants français ont fait sauter des convois allemands, lorsqu’ils ont assassiné des officiers, entre 1939 et 1945, ils portaient deux qualificatifs, héros pour leurs compatriotes, terroristes pour leurs ennemis. Plus tard, en Algérie, ces mêmes Français occupaient un pays en qualifiant ceux qui désiraient sa libération de terroristes, tandis que les Algériens les portaient en héros de la résistance.S
50 ANS D’OCCUPATION ET D’HUMILIATION
Aujourd’hui, et depuis plus de 50 ans, Israël occupe et contrôle les territoires Palestiniens. Chekpoints à outrance, contrôle humiliants par des recrues ayant à peine la majorité, le peuple Palestinien est tout sauf souverain. L’économie du pays est bloquée par ces Chekpoints incessant qui limitent le trafic routier, ralentissent les livraisons - faire 15 kilomètres peut prendre alors plusieurs heures – et font donc tourner l’économie au ralentit assortie à un blocus des exportations. Une économie qui dépend donc en grande partie d’Israël, et qu’elle peut contrôler à tout moment. Prospérer en Palestine est un rêve à peine envisageable, encore moins réalisable.
N’importe quelle personne, assez sage, doté de valeurs assez nobles saura qu’on n’offre pas un avenir glorieux à un enfant ni à personne d’autre, en l’humiliant, en le frustrant, en ne le rendant pas confiant en son avenir, qu’on ne répond pas par un crochet du droit à quelqu’un qui vous écrase le pied dans le métro.
Les valeurs d’Israël sont dépourvues de sagesse. Israël ressemble à un mauvais garçon colérique.
Comment croire qu’un peuple qui a pour seul arme d’expression une résistance pratiquement indolore pour Israël (les roquettes sont des armes artisanales incertaines, qui se perdent souvent, et ne causent, la plupart du temps que des dégâts matériels), peut survivre à une telle agression que celle des dernières semaines, et rester dans les années à venir un interlocuteur à l’écoute. Généralement, lorsqu’une personne perd ses trois enfants, son frère… Tout le monde s’accordera à dire qu’elle ne tendra pas la main à celui qui en est le responsable. Et ce n’est pas la résistance désespérée du Hamas qui en est le responsable. Le Hamas est la conséquence de la situation qu’Israël à imposé à la Palestine. On ne crée pas un mouvement de résistance lorsqu’il n’y a rien ni personne contre qui résister.
L’INFORMATION – 8 ANNÉES DE BOMBES SUR SDEROT CA SUFFIT !
Les gouvernements Israéliens qui se sont succédés portent clairement les symptômes de l’extrême droite. Comment qualifier autrement des gouvernements qui favorisent la création et l’expansion de colonies sur les meilleurs terres d’un autre peuple, qui construit des murs de 8m de haut pour séparer une ville, un territoire, des peuples ?
Le fer de lance d’un gouvernement qui se situe dans l’extrémisme (de droite ou de gauche) est le contrôle de l’information, dans le but de donner l’impression à son peuple qu’il est agressé, le souder contre un agresseur extérieur pour le détourner de problèmes intérieurs.
Durant le conflit actuel, seuls des militaires journalistes Israéliens ont pu filmer les zones proches des combats. Les autres étaient interdits d’accès à la plupart des zones sensibles de la bande de Gaza. Et les arguments majeurs des pro Israéliens s’entêtent à dénoncer la désinformation dont font preuve la plupart des journaux du monde, d’une part, et à donne légitimité aux attaques de Tsahal en justifiant le droit à la défense d’Israël, d’autre part. Soit la plupart des journaux du monde font preuve d’un manque d’objectivité sur le conflit, soit Israël diffuse des informations aménagées sous forme de propagande.
Et puis le droit à la défense ? « 8 années de bombes sur Sderot, ça suffit », pouvait-on lire sur un panneau lors d’une manifestation pro Israélienne. Le simple fait qu’un manifestant ai écrit cette phrase justifie le combat du Hamas, car nous pourrions y ajouter : «50 ans d’humiliation, de crimes, d’occupation, de contrôle des populations, de contrôle des élections, de l’économie, de blocus sur la Palestine… Ça suffit ! »
Tous les pros Israéliens avec qui j’ai pu discuter brandissent l’agression contre Israël, et le sentiment d’insécurité comme motivation première des bombardements sur Gaza, sentiments, rappelons-le encore symptomatiques de la politique des gouvernements d’extrême droite.
EXCES
Ce qui est intolérable dans ce conflit, c’est la réponse ultra excessive d’Israël sur cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Le ratio entre mort Israéliens et Palestiniens est édifiant : 10 soldats Israéliens pour 300 militants du Hamas, et 2 civils Israéliens pour 400 civils Palestiniens. Aucune destruction de matériel, de sentiment d’insécurité, de manque de confort ne justifie une telle réponse, encore moins l’utilisation d’armes nouvelles et inconnues des médecin sur les civils. « Nous ne voulons pas tuer des enfants » scandent les pro Israéliens. Heureusement ! Mais quelle naïveté peut à ce point habiter les Israéliens ? Croyaient-ils que les balles viseraient sans erreurs toutes les cibles, ou sont-ils au contraire totalement dépourvus de compassion en mettant ces chiffres dans le petit cadre annexe : « dommage collatéraux ». « C’est la faute du Hamas, c’est sa responsabilité » entend-on. Je me souviens, étant enfant d’un garçon qui m’avait frappé avec une pomme de pain, et qui était allé pleurer dans les bras de la surveillante en m’accusant de l’avoir frappé, pour se protéger. Heureusement, cette surveillante avait su faire le bon jugement. J’espère que la communauté internationale saura en faire autant.
VERS UNE SOLUTION ?
Il est bien entendu essentiel que le Hamas reconnaisse Israël. Mais Israël se doit de se remettre en cause, de remettre en cause sa politique, ses politiciens. Souvent il semble que nous ne pouvons parler en mal d’Israël sans se sentir considérer comme un antisémite, ou comme quelqu’un qui ne comprend rien à rien et qui ne peu pas avoir de vues objectives sur Israël. Dans les deux cas, chaque discussion est coupée net. Cela donne l’impression qu’Israël est une Vache sacrée parfaite à laquelle nous ne pourrions trouver rien à y redire. Pourquoi, aussi n’y a-t-il presque pas d’opposition massive contre la guerre dans les rues de Tel-Aviv, autant qu’il y’en a eu contre la guerre du Vietnam, aux Etats-Unis, contre la guerre d’Algérie, côté français.
Il y aussi ce sentiment de la part des Israéliens d’être sous les feux de la médiatisation plus que les autres, comme une sorte de paranoïa teintée de nombrilisme, alors que les autres conflits comme le Kosovo, la Géorgie, occupaient les gros titres des journaux de la même manière. Si les Israéliens se sentent autant sous les projecteurs, c’est que leur gouvernement les mènent de conflit en conflit abbérant pour le reste de la communauté Internationale.
S’il y a une question à se poser, ce serait peut-être : « Quelle a été l’efficacité de la politique extérieure d’Israël durant ces 50 dernières années ? » Des mouvements radicaux sont nés : le Hezbollah et le Hamas au début soutenu par Israël contre le Fatah. Toujours des combats, une instabilité constante de la région, des morts, des attentats, et des drapeaux Israéliens qui brûlent chaque jour dans le monde. Bref, la politique extérieure d’Israël est un fiasco. Et ceux qui en sont responsable sont les politiciens.
Israël est en position de force dans la région. Elle pourrait jouer un rôle diplomatique important, en faisant des concessions bien pensées pour aboutir à des négociations. Accepter la trêve proposée par le Hamas au détriment de sa reconnaissance serait plus une démonstration de force en attendant de l’exiger par la suite. Si Israël donnait cette confiance au peuple palestinien, l’aidait dans un second temps en injectant de l’argent dans ce qu’elle a détruit ou empêché de construire en Palestine, favoriser la construction d’écoles, l’enseignement, et laissait des perspectives d’avenir aux jeunes du pays, auront-ils envie de se battre contre Israël ? Tout le monde sait que les activistes vont chercher leurs recrues dans les rangs de ceux qui n’ont rien, qui manquent d’éducation, ou qui n’ont plus rien à perdre car ils ont perdu proches, enfants ou parents. Situation dans laquelle sont un peu plus de 40% des Gazaouis, et qui ne cesse d’augmenter avec le conflit.
La force d’Israël serait de montrer le bon exemple au lieu de montrer le mauvais, sans toutefois plier, bien entendu devant n’importe quelle attaque. Mais il y a plusieurs façon d’agir, plusieurs manières de répondre à une agression et Israël ne s’est jamais concentré que sur une seule méthode, impitoyable. Il est temps que les Israéliens voient leur erreur et les fassent payer à leur dirigeant dans les urnes.
Guy Qoubyu
50 ANS D’OCCUPATION ET D’HUMILIATION
Aujourd’hui, et depuis plus de 50 ans, Israël occupe et contrôle les territoires Palestiniens. Chekpoints à outrance, contrôle humiliants par des recrues ayant à peine la majorité, le peuple Palestinien est tout sauf souverain. L’économie du pays est bloquée par ces Chekpoints incessant qui limitent le trafic routier, ralentissent les livraisons - faire 15 kilomètres peut prendre alors plusieurs heures – et font donc tourner l’économie au ralentit assortie à un blocus des exportations. Une économie qui dépend donc en grande partie d’Israël, et qu’elle peut contrôler à tout moment. Prospérer en Palestine est un rêve à peine envisageable, encore moins réalisable.
N’importe quelle personne, assez sage, doté de valeurs assez nobles saura qu’on n’offre pas un avenir glorieux à un enfant ni à personne d’autre, en l’humiliant, en le frustrant, en ne le rendant pas confiant en son avenir, qu’on ne répond pas par un crochet du droit à quelqu’un qui vous écrase le pied dans le métro.
Les valeurs d’Israël sont dépourvues de sagesse. Israël ressemble à un mauvais garçon colérique.
Comment croire qu’un peuple qui a pour seul arme d’expression une résistance pratiquement indolore pour Israël (les roquettes sont des armes artisanales incertaines, qui se perdent souvent, et ne causent, la plupart du temps que des dégâts matériels), peut survivre à une telle agression que celle des dernières semaines, et rester dans les années à venir un interlocuteur à l’écoute. Généralement, lorsqu’une personne perd ses trois enfants, son frère… Tout le monde s’accordera à dire qu’elle ne tendra pas la main à celui qui en est le responsable. Et ce n’est pas la résistance désespérée du Hamas qui en est le responsable. Le Hamas est la conséquence de la situation qu’Israël à imposé à la Palestine. On ne crée pas un mouvement de résistance lorsqu’il n’y a rien ni personne contre qui résister.
L’INFORMATION – 8 ANNÉES DE BOMBES SUR SDEROT CA SUFFIT !
Les gouvernements Israéliens qui se sont succédés portent clairement les symptômes de l’extrême droite. Comment qualifier autrement des gouvernements qui favorisent la création et l’expansion de colonies sur les meilleurs terres d’un autre peuple, qui construit des murs de 8m de haut pour séparer une ville, un territoire, des peuples ?
Le fer de lance d’un gouvernement qui se situe dans l’extrémisme (de droite ou de gauche) est le contrôle de l’information, dans le but de donner l’impression à son peuple qu’il est agressé, le souder contre un agresseur extérieur pour le détourner de problèmes intérieurs.
Durant le conflit actuel, seuls des militaires journalistes Israéliens ont pu filmer les zones proches des combats. Les autres étaient interdits d’accès à la plupart des zones sensibles de la bande de Gaza. Et les arguments majeurs des pro Israéliens s’entêtent à dénoncer la désinformation dont font preuve la plupart des journaux du monde, d’une part, et à donne légitimité aux attaques de Tsahal en justifiant le droit à la défense d’Israël, d’autre part. Soit la plupart des journaux du monde font preuve d’un manque d’objectivité sur le conflit, soit Israël diffuse des informations aménagées sous forme de propagande.
Et puis le droit à la défense ? « 8 années de bombes sur Sderot, ça suffit », pouvait-on lire sur un panneau lors d’une manifestation pro Israélienne. Le simple fait qu’un manifestant ai écrit cette phrase justifie le combat du Hamas, car nous pourrions y ajouter : «50 ans d’humiliation, de crimes, d’occupation, de contrôle des populations, de contrôle des élections, de l’économie, de blocus sur la Palestine… Ça suffit ! »
Tous les pros Israéliens avec qui j’ai pu discuter brandissent l’agression contre Israël, et le sentiment d’insécurité comme motivation première des bombardements sur Gaza, sentiments, rappelons-le encore symptomatiques de la politique des gouvernements d’extrême droite.
EXCES
Ce qui est intolérable dans ce conflit, c’est la réponse ultra excessive d’Israël sur cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Le ratio entre mort Israéliens et Palestiniens est édifiant : 10 soldats Israéliens pour 300 militants du Hamas, et 2 civils Israéliens pour 400 civils Palestiniens. Aucune destruction de matériel, de sentiment d’insécurité, de manque de confort ne justifie une telle réponse, encore moins l’utilisation d’armes nouvelles et inconnues des médecin sur les civils. « Nous ne voulons pas tuer des enfants » scandent les pro Israéliens. Heureusement ! Mais quelle naïveté peut à ce point habiter les Israéliens ? Croyaient-ils que les balles viseraient sans erreurs toutes les cibles, ou sont-ils au contraire totalement dépourvus de compassion en mettant ces chiffres dans le petit cadre annexe : « dommage collatéraux ». « C’est la faute du Hamas, c’est sa responsabilité » entend-on. Je me souviens, étant enfant d’un garçon qui m’avait frappé avec une pomme de pain, et qui était allé pleurer dans les bras de la surveillante en m’accusant de l’avoir frappé, pour se protéger. Heureusement, cette surveillante avait su faire le bon jugement. J’espère que la communauté internationale saura en faire autant.
VERS UNE SOLUTION ?
Il est bien entendu essentiel que le Hamas reconnaisse Israël. Mais Israël se doit de se remettre en cause, de remettre en cause sa politique, ses politiciens. Souvent il semble que nous ne pouvons parler en mal d’Israël sans se sentir considérer comme un antisémite, ou comme quelqu’un qui ne comprend rien à rien et qui ne peu pas avoir de vues objectives sur Israël. Dans les deux cas, chaque discussion est coupée net. Cela donne l’impression qu’Israël est une Vache sacrée parfaite à laquelle nous ne pourrions trouver rien à y redire. Pourquoi, aussi n’y a-t-il presque pas d’opposition massive contre la guerre dans les rues de Tel-Aviv, autant qu’il y’en a eu contre la guerre du Vietnam, aux Etats-Unis, contre la guerre d’Algérie, côté français.
Il y aussi ce sentiment de la part des Israéliens d’être sous les feux de la médiatisation plus que les autres, comme une sorte de paranoïa teintée de nombrilisme, alors que les autres conflits comme le Kosovo, la Géorgie, occupaient les gros titres des journaux de la même manière. Si les Israéliens se sentent autant sous les projecteurs, c’est que leur gouvernement les mènent de conflit en conflit abbérant pour le reste de la communauté Internationale.
S’il y a une question à se poser, ce serait peut-être : « Quelle a été l’efficacité de la politique extérieure d’Israël durant ces 50 dernières années ? » Des mouvements radicaux sont nés : le Hezbollah et le Hamas au début soutenu par Israël contre le Fatah. Toujours des combats, une instabilité constante de la région, des morts, des attentats, et des drapeaux Israéliens qui brûlent chaque jour dans le monde. Bref, la politique extérieure d’Israël est un fiasco. Et ceux qui en sont responsable sont les politiciens.
Israël est en position de force dans la région. Elle pourrait jouer un rôle diplomatique important, en faisant des concessions bien pensées pour aboutir à des négociations. Accepter la trêve proposée par le Hamas au détriment de sa reconnaissance serait plus une démonstration de force en attendant de l’exiger par la suite. Si Israël donnait cette confiance au peuple palestinien, l’aidait dans un second temps en injectant de l’argent dans ce qu’elle a détruit ou empêché de construire en Palestine, favoriser la construction d’écoles, l’enseignement, et laissait des perspectives d’avenir aux jeunes du pays, auront-ils envie de se battre contre Israël ? Tout le monde sait que les activistes vont chercher leurs recrues dans les rangs de ceux qui n’ont rien, qui manquent d’éducation, ou qui n’ont plus rien à perdre car ils ont perdu proches, enfants ou parents. Situation dans laquelle sont un peu plus de 40% des Gazaouis, et qui ne cesse d’augmenter avec le conflit.
La force d’Israël serait de montrer le bon exemple au lieu de montrer le mauvais, sans toutefois plier, bien entendu devant n’importe quelle attaque. Mais il y a plusieurs façon d’agir, plusieurs manières de répondre à une agression et Israël ne s’est jamais concentré que sur une seule méthode, impitoyable. Il est temps que les Israéliens voient leur erreur et les fassent payer à leur dirigeant dans les urnes.
Guy Qoubyu





