Poésie arabe classique
Posté par hoahoi le : 06/11/2006 21:28
Bonjour à tous !
Depuis deux ans, avec un ami syrien, je me suis consacré à la traduction de poèmes arabes classiques du VIe au XIe siècles. Nous fûmes donc deux à mener à bien ce travail passionnant - et minutieux. Finalement, ce sont vingt-quatre poètes parmi les plus importants et six siècles de poésie qui sont explorés et présentés. Presque tous les poèmes traduits sont inédits en français. Qui plus est, nous avons voulu les traduire en vers classique, tout en demeurant fidèle à l'original. Ce qui ne fut pas une mince affaire.
Nos efforts ont abouti à une anthologie éditée chez Actes Sud, intitulée Ors et Saisons. Elle vient de paraître en France.
Nous espérons que ce travail de passeur permettra au lecteur de prendre contact avec ce corpus méconnu en France, car peu traduit ou parfois mal restitué ; or, la poésie classique arabe est le trésor incontesté de cette civilisation, le fleuron du génie littéraire arabe.
Le lecteur arabophone aurait également le loisir d'y (re)découvrir certains poètes illustres, ainsi que d’autres moins connus, mais souvent délicieux. Il y a possibilité de télécharger les poèmes originaux sur notre page web : orsetsaisons.com
Bien amicalement,
Hoa Hoï
Références du livre:
Ors et Saisons
Une Anthologie de la Poésie arabe classique
Textes présentés, annotés et traduits par Patrick Mégarbané et Hoa Hoï Vuong
Collection Sindbad - édité par Actes Sud
Depuis deux ans, avec un ami syrien, je me suis consacré à la traduction de poèmes arabes classiques du VIe au XIe siècles. Nous fûmes donc deux à mener à bien ce travail passionnant - et minutieux. Finalement, ce sont vingt-quatre poètes parmi les plus importants et six siècles de poésie qui sont explorés et présentés. Presque tous les poèmes traduits sont inédits en français. Qui plus est, nous avons voulu les traduire en vers classique, tout en demeurant fidèle à l'original. Ce qui ne fut pas une mince affaire.
Nos efforts ont abouti à une anthologie éditée chez Actes Sud, intitulée Ors et Saisons. Elle vient de paraître en France.
Nous espérons que ce travail de passeur permettra au lecteur de prendre contact avec ce corpus méconnu en France, car peu traduit ou parfois mal restitué ; or, la poésie classique arabe est le trésor incontesté de cette civilisation, le fleuron du génie littéraire arabe.
Le lecteur arabophone aurait également le loisir d'y (re)découvrir certains poètes illustres, ainsi que d’autres moins connus, mais souvent délicieux. Il y a possibilité de télécharger les poèmes originaux sur notre page web : orsetsaisons.com
Bien amicalement,
Hoa Hoï
Références du livre:
Ors et Saisons
Une Anthologie de la Poésie arabe classique
Textes présentés, annotés et traduits par Patrick Mégarbané et Hoa Hoï Vuong
Collection Sindbad - édité par Actes Sud
Re: Poésie arabe classique
Posté par sfix le : 16/11/2006 8:40
Est ce que tu peux nous donner un exemple de ton travail?
_________________
... et Dieu sait mieux!
... et Dieu sait mieux!
Re: Poésie arabe classique
Posté par hoahoi le : 20/11/2006 23:41
Volontiers ! Voici quelques vers d'un poème d'Abu Nuwas (à titre de comparaison, on peut trouver tous les textes arabes sur orsetsaisons.com)
Libre et gaillard, dressé de bon matin,
J’ai grand-soif de débauche et de bon vin,
D’un vénérable cru, ardent comme la braise,
À l’haleine de musc s’exhalant à son aise
Dans sa robe précieuse, où l’or danse et s’immerge.
Le soir tombait. Avisant une auberge,
À peine y descendîmes-nous à petits pas,
Qu’une aube resplendit, où l’aube n’était pas :
Quelle vierge exhibée, à saveur longue et âpre,
Faveur pour les marchands, langueur des opiniâtres !
Libre et gaillard, dressé de bon matin,
J’ai grand-soif de débauche et de bon vin,
D’un vénérable cru, ardent comme la braise,
À l’haleine de musc s’exhalant à son aise
Dans sa robe précieuse, où l’or danse et s’immerge.
Le soir tombait. Avisant une auberge,
À peine y descendîmes-nous à petits pas,
Qu’une aube resplendit, où l’aube n’était pas :
Quelle vierge exhibée, à saveur longue et âpre,
Faveur pour les marchands, langueur des opiniâtres !





