Palestine et la littérature
Posté par le : 11/07/2006 20:02
Un bon nombre d'écrivains contemporains, dramaturges, poètes et romanciers, en général arabes, ont fait de la question des territoires occupés au coeur de leur oeuvre.
On ne saurait venir sur ce sujet sans parler de deux grands hommes de la littérature arabe : Mahmoud Darwich et Ghassane Kanafani.
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Mahmoud Darwich, le poète à la plume de sang, est l'un des plus grands poètes arabes contemporains.
Né en 1948, année fatidique où sa famille est contrainte d'exiler au Liban. Lorsqu'un an plus tard, ses parents tentent de rentrer chez eux, c'est pour constater que leur village a été rasé et remplacé par une colonie juive. Ils partent alors à Dayr al-Asad, où ils vivront dans une semi-clandestinité.
Mahmoud Darwich manifeste très jeune ses dons pour la poésie, dans laquelle il cherche refuge pour alléger la dureté de l'exil. Ses poèmes lui vaudront d'être emprisonné à cinq reprises entre 1961 et 1967. Pendant cette période, Darwich rêve de révolution et chante la patrie, la défense de l'identité niée des siens et la solidarité internationaliste. Le poème Identité ( Inscris : Je suis arabe ), le plus célèbre de son recueil Rameaux d'olivier publié en 1964, dépasse rapidement les frontières palestiniennes pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.
Assigné à résidence à Haïfa où il travaille comme journaliste, il s'exile au Liban de 1971 à 1982, rejoignant Tunis. Membre du comité exécutif de l'OLP, président de l'Union des écrivains palestiniens, Mahmoud Darwich est le fondateur et le directeur de l'une des principales revues littéraires arabes, Al-Karmel, qui a cessé de paraître en 1993. La même année, très réservé sur l'accord conclu à Oslo entre Israël et l'OLP, il quitte les instances dirigeantes palestiniennes pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
L'œuvre de Darwich, essentiellement poétique, est une véritable défense et illustration d'une terre, d'un peuple, d'une culture en même temps qu'une entreprise hardie de genèse littéraire. Elle est hantée d'un bout à l'autre par une seule idée, une seule référence, un seul corps: la Palestine. La solitude et le désarroi de l'exil exprimés côtoient l'acceptation noble et courageuse où le désespoir profond devient générateur de création, porteur d'une charge poétique intense.
L'œuvre en prose de Darwich comprend un récit, Une mémoire pour l'oubli, qui restitue un jour de la vie d'un homme, le poète lui-même, pendant le siège de Beyrouth en 1982 par les troupes israéliennes.
Je vous propose de découvrir quelques uns de ses poèmes les plus célèbres :
-
-
-
-Muhammad.
-
-Sans titre.
-Et enfin ma préférée, Ila Oummi.
Pour finir, un article paru dans le Monde portant pour titre : "Mahmoud Darwich, un poète rentre d'exil".
On ne saurait venir sur ce sujet sans parler de deux grands hommes de la littérature arabe : Mahmoud Darwich et Ghassane Kanafani.
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Mahmoud Darwich, le poète à la plume de sang, est l'un des plus grands poètes arabes contemporains.
Né en 1948, année fatidique où sa famille est contrainte d'exiler au Liban. Lorsqu'un an plus tard, ses parents tentent de rentrer chez eux, c'est pour constater que leur village a été rasé et remplacé par une colonie juive. Ils partent alors à Dayr al-Asad, où ils vivront dans une semi-clandestinité.
Mahmoud Darwich manifeste très jeune ses dons pour la poésie, dans laquelle il cherche refuge pour alléger la dureté de l'exil. Ses poèmes lui vaudront d'être emprisonné à cinq reprises entre 1961 et 1967. Pendant cette période, Darwich rêve de révolution et chante la patrie, la défense de l'identité niée des siens et la solidarité internationaliste. Le poème Identité ( Inscris : Je suis arabe ), le plus célèbre de son recueil Rameaux d'olivier publié en 1964, dépasse rapidement les frontières palestiniennes pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.
Assigné à résidence à Haïfa où il travaille comme journaliste, il s'exile au Liban de 1971 à 1982, rejoignant Tunis. Membre du comité exécutif de l'OLP, président de l'Union des écrivains palestiniens, Mahmoud Darwich est le fondateur et le directeur de l'une des principales revues littéraires arabes, Al-Karmel, qui a cessé de paraître en 1993. La même année, très réservé sur l'accord conclu à Oslo entre Israël et l'OLP, il quitte les instances dirigeantes palestiniennes pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
L'œuvre de Darwich, essentiellement poétique, est une véritable défense et illustration d'une terre, d'un peuple, d'une culture en même temps qu'une entreprise hardie de genèse littéraire. Elle est hantée d'un bout à l'autre par une seule idée, une seule référence, un seul corps: la Palestine. La solitude et le désarroi de l'exil exprimés côtoient l'acceptation noble et courageuse où le désespoir profond devient générateur de création, porteur d'une charge poétique intense.
L'œuvre en prose de Darwich comprend un récit, Une mémoire pour l'oubli, qui restitue un jour de la vie d'un homme, le poète lui-même, pendant le siège de Beyrouth en 1982 par les troupes israéliennes.
Je vous propose de découvrir quelques uns de ses poèmes les plus célèbres :
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-

-Muhammad.
-

-Sans titre.
-Et enfin ma préférée, Ila Oummi.
Pour finir, un article paru dans le Monde portant pour titre : "Mahmoud Darwich, un poète rentre d'exil".
Re: Palestine et la littérature
Posté par le : 11/07/2006 20:23
Toujours dans la poésie, voici un poème du grand syrien Nizar Qabbani, intitulé Al Qods : 
Egalement, Adiana Shibli a écrit un roman en 2004 nommé "Reflets sur un mur blanc", sa toute première oeuvre, un roman composé de fragments de souvenirs, qui sont autant de touches successives, comme s’il s’agit d’un tableau impressionniste ou pointilliste, dont il faudrait s’éloigner quelque peu pour en percevoir tout le sens. L’oeuvre de cette jeune écrivain s’annonce riche et prometteuse.
Dans le même registre, le livre de Hussein Barghouthi, "Lumière bleue", oscille entre le récit autobiographique et la prose poétique dans une atmosphère dense et onirique.
Barghouti y tisse avec sincérité et sensibilité un réseau de ses souvenirs d’exilé aux USA, au Liban et même en Palestine après son retour. J’espère que cette première traduction sera suivie par d’autres, d’autant plus que l’auteur nous a légués une oeuvre riche en prose et en poésie, dont l’inégalable dernier récit autobiographique "Je serai parmi les amandiers".
(Pour en savoir plus)

Egalement, Adiana Shibli a écrit un roman en 2004 nommé "Reflets sur un mur blanc", sa toute première oeuvre, un roman composé de fragments de souvenirs, qui sont autant de touches successives, comme s’il s’agit d’un tableau impressionniste ou pointilliste, dont il faudrait s’éloigner quelque peu pour en percevoir tout le sens. L’oeuvre de cette jeune écrivain s’annonce riche et prometteuse.
Dans le même registre, le livre de Hussein Barghouthi, "Lumière bleue", oscille entre le récit autobiographique et la prose poétique dans une atmosphère dense et onirique.
Barghouti y tisse avec sincérité et sensibilité un réseau de ses souvenirs d’exilé aux USA, au Liban et même en Palestine après son retour. J’espère que cette première traduction sera suivie par d’autres, d’autant plus que l’auteur nous a légués une oeuvre riche en prose et en poésie, dont l’inégalable dernier récit autobiographique "Je serai parmi les amandiers".
(Pour en savoir plus)
Re: Palestine et la littérature
Posté par farida le : 11/07/2006 21:07
La terre des deux promesses
Emile Habibi, Yoram Kaniuk
Date de parution : 15 novembre 1996
GENRE : Oeuvres littéraires contemporaines
RESUME : Deux écrivains, l'Israélien Kaniuk et le Palestinien Habibi (décédé en mai 1996) confrontent leur bilan de cinquante années de vie sur cette terre promise à deux peuples. Riches de leur expérience particulière, observateurs, acteurs et surtout témoins, ils conjuguent leur voix dans un appel à la compréhension et au respect de l'autre.
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Allahomma storna faw9a l2ardi wa ta7ta l2ardi wa yawma l3ardi 3alayk... Aaamiine!
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