Histoire de La Palestine
Posté par lmarakchya le : 08/07/2006 23:13
Connaitre le passé c'est comprendre le present

La Palestine de l'Antiquité :
La Palestine recèle de nombreux vestiges néolithiques, ainsi que des fossiles de la lignée d'hominidé, aujourd'hui disparue, de l'Homme de Néandertal. Les plus anciennes traces datent de 300 000 ans avant notre ère, au sud du lac de Tibériade. La ville de Er Riha ( Jéricho ), habitée dès le 8ème millénaire, est l'une des plus vieilles du monde. L'existence de la cité cananéenne Ourousalim ( rebaptisée Yéroushalayim, Jérusalem, lorsqu'elle sera finalement conquise par David vers l'an -1000, après deux siècles d'isolement au milieu des autres cités occupées par les Hébreux ) est évoquée dans des écrits datant de 2000 avant J.-C.
De 10 000 à 7 000 avant J-C, c'est la civilisation paléolithique natoufienne ( du Wadi Natuf ). Les hommes sont probablement des nomades qui vivent de la chasse et de la cueillette. Les premiers villages en pierre apparaissent avec Mallaha et Jéricho. La sécheresse va dépeupler la région durant deux millénaires ( 7000 à 5000 avant J-C ). Elle est ensuite repeuplée et en 4000 avant J-C, la civilisation néolithique apparaît. C'est une civilisation sédentaire, pratiquant l'agriculture et l'élevage. Cette civilisation dite cananéenne se fonde sur un système de cités-Etats faites d'agriculteurs sédentaires et de pasteurs nomades. Par les contacts avec l'Egypte, l'économie se développe dans le commerce de la céramique et par des constructions. De nombreuses villes cananéennes apparaissent, rapidement fortifiées.
C'est dans la première partie du 2ème millénaire que débarquent en Palestine des populations sémites originaires de Mésopotamie ( s'il faut en croire la Torah, le patriarche Abraham, ancêtre des peuples juifs et arabes, est originaire d'Our, en Irak ). Des tablettes en Egypte les mentionnent comme des groupes nomades de pillards, arrivant en Palestine et en Egypte, s'emparant du pouvoir dans la partie orientale du delta du Nil. Ce groupe, exposé à diverses calamités accentuées par une invasion égyptienne en Palestine, s'exile vers Egypte. C'est vraisemblablement là que naît le judaïsme, religion révélée par Moïse qui à l'origine affirme la prédominance d'un unique dieu sur les autres. On estime qu'elle ne deviendra monothéisme à part entière qu'au retour de Babylonie.
La Palestine se renforce de deux peuples, le groupe revenu d'Egypte et du sud de Canaan, un autre de Harran, en Haute-Mésopotamie. Cette communauté de quelques milliers d'hommes s'intègre dans une région peu peuplée. Se renforçant à partir de l'actuelle Cisjordanie, elle s'allie avec d'autres communautés de Transjordanie et de Galilée. En 1175 avant J-C, les Philistins, " peuples de la mer ", envahissent la zone côtière de Gaza. Ils laissent leurs noms à la Palestine. Ils sont cependant repoussés par les rois Saül et David ( voir le combat entre David et le Philistin Goliath ! ).
Vers 1008-1001 avant J-C, le roi David fait de Jérusalem la capitale du royaume d'Israël au nord et de Juda au sud. Il y transfère l'Arche. Son fils, Salomon ( qui avait 700 femmes de rang princier et 300 concubines ) règne de 969 à 930 avant J-C. Le roi Salomon entreprend la construction du Temple de Jérusalem ( 959-951 ). Mais après sa mort, le schisme des deux royaumes devient inévitable. En 733, le roi assyrien Teglat Phalassar III soumet le nord. En 722, Sargon II prend Samarie, 27 290 israélites sont déportés et Israël devient une province assyrienne.
L'empire assyrien s'écroule vers 609, laissant place en Palestine à la puissance babylonienne, provoquant de nombreuses révoltes. En 588, Nabuchodonosor fait le siège de Jérusalem. Elle tombe un an plus tard, son temple est détruit et le royaume de Juda devient province babylonienne. Son élite économique et politique, quelques 20 000 personnes, est déportée vers la Babylonie.
La région passe alors sous l'emprise perse, par la conquête de Babylone, avec Cyrus, qui en 539 autorise le retour d'exil aux Juifs. Beaucoup ne rentreront pas, étant depuis plus d'une génération au cœur de l'empire perse et peu attirés par la situation économique de Judée. Au 4ème siècle, la Judée et la Samarie se redressent. Jérusalem est restaurée et les communautés sous les Perses retrouvent une certaine liberté. Les Juifs restaurent le temple.
La Palestine s'hellénise progressivement, après l'arrivée d'Alexandre le Grand. Ses descendants, les Séleucides, contrôlent la région au 3ème siècle avant notre ère. De nombreux Grecs se sont installés et la communauté juive devient minoritaire. Celle-ci, malgré de graves crises sociales, va fortement être influencée par la culture grecque, dans les domaines sociaux, philosophiques mais également religieux. Certains juifs partent vers les cités grecques.
Vers 167, Antiochos IV Epiphane décrète une hellénisation systématique ( pillage de Jérusalem, autel païen dans le Temple, mort pour les fidèles israélites, livres de la loi détruits ). Les Maccabées ( 6000 hommes ), dirigés par Mattathias l'Hasmonéen, se révoltent. De cette émancipation, on assiste en 164 avant J.-C. à la naissance du nouvel Etat juif, le royaume hasmonéen. En 161, Judas, le fils de Mattathias, obtient le soutien théorique de Rome. Les Romains s'implantent dans la région. La conquête commence en 63 avant J.-C., marquée par le siège de Jérusalem par Pompée. La loi romaine s'étend sur la Judée, qui s'inscrit maintenant dans la province " Syrie-Palestine ". La dynastie d'Hérode le Grand commence en 40 avant J.-C. Au cours de son règne, Hérode construit la citadelle ( tour de David ) et embellit le Temple.
Au début du premier siècle, naît en Cisjordanie, à Bethléem, un Juif très influent nommé Jésus. Il meurt probablement crucifié par les Romains. Des écrits célèbres, quelques siècles plus tard, lui prêtent une origine divine. C'est l'origine du christianisme.
En 66 après ce même Jésus, les Juifs se révoltent contre les Romains. La révolte est formée par les Sicaires et les Zélotes avec Eléazar. La même année, ils égorgent la garnison romaine de Massada, s'y installent et ravagent les environs. En réponse, les Romains assiègent Jérusalem en 70 après J-C. En août, le Temple est incendié et le 29 septembre, la ville toute entière est rasée à l'exception de 3 tours du palais royal. Les Juifs sont ainsi privés des assises de leur unité nationale et religieuse. Les Sicaires ( hommes, femmes et enfants ) s'enferment à Massada avec Eléazar. Ils résistent 3 ans aux assauts romains, puis vaincus, se suicident sauf 2 femmes et 5 enfants.
De 132 à 135 après J-C a lieu la 2ème révolte juive. Conduite par Bar Kochba, elle échoue. Elle fait plus de 500 000 morts ( tous soldats ) et 985 villages sont détruits. Jérusalem est à nouveau rasée et elle est remplacée par la ville romaine de Aelia Capitolina. La Judée disparaît et c'est, pour les Juifs, le début de la Diaspora.
A suivre...
Source
La Palestine de l'Antiquité :
La Palestine recèle de nombreux vestiges néolithiques, ainsi que des fossiles de la lignée d'hominidé, aujourd'hui disparue, de l'Homme de Néandertal. Les plus anciennes traces datent de 300 000 ans avant notre ère, au sud du lac de Tibériade. La ville de Er Riha ( Jéricho ), habitée dès le 8ème millénaire, est l'une des plus vieilles du monde. L'existence de la cité cananéenne Ourousalim ( rebaptisée Yéroushalayim, Jérusalem, lorsqu'elle sera finalement conquise par David vers l'an -1000, après deux siècles d'isolement au milieu des autres cités occupées par les Hébreux ) est évoquée dans des écrits datant de 2000 avant J.-C.
De 10 000 à 7 000 avant J-C, c'est la civilisation paléolithique natoufienne ( du Wadi Natuf ). Les hommes sont probablement des nomades qui vivent de la chasse et de la cueillette. Les premiers villages en pierre apparaissent avec Mallaha et Jéricho. La sécheresse va dépeupler la région durant deux millénaires ( 7000 à 5000 avant J-C ). Elle est ensuite repeuplée et en 4000 avant J-C, la civilisation néolithique apparaît. C'est une civilisation sédentaire, pratiquant l'agriculture et l'élevage. Cette civilisation dite cananéenne se fonde sur un système de cités-Etats faites d'agriculteurs sédentaires et de pasteurs nomades. Par les contacts avec l'Egypte, l'économie se développe dans le commerce de la céramique et par des constructions. De nombreuses villes cananéennes apparaissent, rapidement fortifiées.
C'est dans la première partie du 2ème millénaire que débarquent en Palestine des populations sémites originaires de Mésopotamie ( s'il faut en croire la Torah, le patriarche Abraham, ancêtre des peuples juifs et arabes, est originaire d'Our, en Irak ). Des tablettes en Egypte les mentionnent comme des groupes nomades de pillards, arrivant en Palestine et en Egypte, s'emparant du pouvoir dans la partie orientale du delta du Nil. Ce groupe, exposé à diverses calamités accentuées par une invasion égyptienne en Palestine, s'exile vers Egypte. C'est vraisemblablement là que naît le judaïsme, religion révélée par Moïse qui à l'origine affirme la prédominance d'un unique dieu sur les autres. On estime qu'elle ne deviendra monothéisme à part entière qu'au retour de Babylonie.
La Palestine se renforce de deux peuples, le groupe revenu d'Egypte et du sud de Canaan, un autre de Harran, en Haute-Mésopotamie. Cette communauté de quelques milliers d'hommes s'intègre dans une région peu peuplée. Se renforçant à partir de l'actuelle Cisjordanie, elle s'allie avec d'autres communautés de Transjordanie et de Galilée. En 1175 avant J-C, les Philistins, " peuples de la mer ", envahissent la zone côtière de Gaza. Ils laissent leurs noms à la Palestine. Ils sont cependant repoussés par les rois Saül et David ( voir le combat entre David et le Philistin Goliath ! ).
Vers 1008-1001 avant J-C, le roi David fait de Jérusalem la capitale du royaume d'Israël au nord et de Juda au sud. Il y transfère l'Arche. Son fils, Salomon ( qui avait 700 femmes de rang princier et 300 concubines ) règne de 969 à 930 avant J-C. Le roi Salomon entreprend la construction du Temple de Jérusalem ( 959-951 ). Mais après sa mort, le schisme des deux royaumes devient inévitable. En 733, le roi assyrien Teglat Phalassar III soumet le nord. En 722, Sargon II prend Samarie, 27 290 israélites sont déportés et Israël devient une province assyrienne.
L'empire assyrien s'écroule vers 609, laissant place en Palestine à la puissance babylonienne, provoquant de nombreuses révoltes. En 588, Nabuchodonosor fait le siège de Jérusalem. Elle tombe un an plus tard, son temple est détruit et le royaume de Juda devient province babylonienne. Son élite économique et politique, quelques 20 000 personnes, est déportée vers la Babylonie.
La région passe alors sous l'emprise perse, par la conquête de Babylone, avec Cyrus, qui en 539 autorise le retour d'exil aux Juifs. Beaucoup ne rentreront pas, étant depuis plus d'une génération au cœur de l'empire perse et peu attirés par la situation économique de Judée. Au 4ème siècle, la Judée et la Samarie se redressent. Jérusalem est restaurée et les communautés sous les Perses retrouvent une certaine liberté. Les Juifs restaurent le temple.
La Palestine s'hellénise progressivement, après l'arrivée d'Alexandre le Grand. Ses descendants, les Séleucides, contrôlent la région au 3ème siècle avant notre ère. De nombreux Grecs se sont installés et la communauté juive devient minoritaire. Celle-ci, malgré de graves crises sociales, va fortement être influencée par la culture grecque, dans les domaines sociaux, philosophiques mais également religieux. Certains juifs partent vers les cités grecques.
Vers 167, Antiochos IV Epiphane décrète une hellénisation systématique ( pillage de Jérusalem, autel païen dans le Temple, mort pour les fidèles israélites, livres de la loi détruits ). Les Maccabées ( 6000 hommes ), dirigés par Mattathias l'Hasmonéen, se révoltent. De cette émancipation, on assiste en 164 avant J.-C. à la naissance du nouvel Etat juif, le royaume hasmonéen. En 161, Judas, le fils de Mattathias, obtient le soutien théorique de Rome. Les Romains s'implantent dans la région. La conquête commence en 63 avant J.-C., marquée par le siège de Jérusalem par Pompée. La loi romaine s'étend sur la Judée, qui s'inscrit maintenant dans la province " Syrie-Palestine ". La dynastie d'Hérode le Grand commence en 40 avant J.-C. Au cours de son règne, Hérode construit la citadelle ( tour de David ) et embellit le Temple.
Au début du premier siècle, naît en Cisjordanie, à Bethléem, un Juif très influent nommé Jésus. Il meurt probablement crucifié par les Romains. Des écrits célèbres, quelques siècles plus tard, lui prêtent une origine divine. C'est l'origine du christianisme.
En 66 après ce même Jésus, les Juifs se révoltent contre les Romains. La révolte est formée par les Sicaires et les Zélotes avec Eléazar. La même année, ils égorgent la garnison romaine de Massada, s'y installent et ravagent les environs. En réponse, les Romains assiègent Jérusalem en 70 après J-C. En août, le Temple est incendié et le 29 septembre, la ville toute entière est rasée à l'exception de 3 tours du palais royal. Les Juifs sont ainsi privés des assises de leur unité nationale et religieuse. Les Sicaires ( hommes, femmes et enfants ) s'enferment à Massada avec Eléazar. Ils résistent 3 ans aux assauts romains, puis vaincus, se suicident sauf 2 femmes et 5 enfants.
De 132 à 135 après J-C a lieu la 2ème révolte juive. Conduite par Bar Kochba, elle échoue. Elle fait plus de 500 000 morts ( tous soldats ) et 985 villages sont détruits. Jérusalem est à nouveau rasée et elle est remplacée par la ville romaine de Aelia Capitolina. La Judée disparaît et c'est, pour les Juifs, le début de la Diaspora.
A suivre...
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«Rien n'est plus proche du vrai que le faux.»
"Je suis peut être voilée mais je ne me voile pas la face."
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 0:10Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 0:33Re: Histoire de La Palestine
Posté par RELAX55 le : 09/07/2006 15:24
Salut lmarakchya je t'encourage pour ta valeur ajoutée et ca merite une vrai Tzaghrita !! mais permet moi de donner juste mon avis sur le titre "Connaitre le passé c'est comprendre le present " .
L'histoire et les différentes perceptions de l'histoire sont peut-être les facteurs les plus importants du conflit Arabo-Israélien. L'histoire et les différentes manières de l'interpréter, permettent de justifier nos revendications et nier celles des autres, de rendre négative l'image de l'ennemi et d'améliorer la nôtre. Des douzaines de versions ont été écrites. La plupart de celles disponibles sur Internet ont plus pour but de convaincre que d'informer ,Je pense que cet ennemi perçu par le biais de la manière dont ont le médiatise ma réflexion ce n'est pas sur la connaissance du passé ,ni sur la maîtrise de l'avenir mais plutôt sur l'anticipation d'un future de deux peuples manipulés par des gouvernements qui oriente leurs idéologies non pacifiques basé sur la théologie et les haines de jadis plutôt que sur le bon sens et le respect mutuel et surtout le droit de vivre moi et l'autre cad l'ennemi et Pourtant l'ennemi est une personne très semblable , Il mange, il se marie, il a des enfants. Il espère un futur meilleur. Il pense, il a des talents et des faiblesses. Il pleure la mort de ses proches. Il apprécie un livre et rit d'une bonne plaisanterie. Je peux dire à ces gouvernement qui excellent dans la manipulation emotionelle des peuples et sans nier mon appartenance arabo-musulmane et mon support à mes frères palestiniens pour leur noble cause mais de ne pas ignorer aussi et en même temps que « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence » clichés vehiculés et les relations entre civilisations sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même et dans mon école j’ai appris que ‘exister’ est un verbe qui peut se conjuguer au singulier et au pluriel cad moi et l’autres par respect je dirai pas l’ennemi sinon je risque de me retrouver encore une fois dans un labyrinthe vidé de bon sens bref un sketch déjà vu et entendu « l’autre c’est moi » de GAD EL MALEH dont l’interprète que j’aime bien ressemble à mes ennemi les juifs qui boivent de la même eau miné…réalisé !! par leur gouvernement (Sharone et compagnie ) dans un grand verre d’histoire- géographie !
L'histoire et les différentes perceptions de l'histoire sont peut-être les facteurs les plus importants du conflit Arabo-Israélien. L'histoire et les différentes manières de l'interpréter, permettent de justifier nos revendications et nier celles des autres, de rendre négative l'image de l'ennemi et d'améliorer la nôtre. Des douzaines de versions ont été écrites. La plupart de celles disponibles sur Internet ont plus pour but de convaincre que d'informer ,Je pense que cet ennemi perçu par le biais de la manière dont ont le médiatise ma réflexion ce n'est pas sur la connaissance du passé ,ni sur la maîtrise de l'avenir mais plutôt sur l'anticipation d'un future de deux peuples manipulés par des gouvernements qui oriente leurs idéologies non pacifiques basé sur la théologie et les haines de jadis plutôt que sur le bon sens et le respect mutuel et surtout le droit de vivre moi et l'autre cad l'ennemi et Pourtant l'ennemi est une personne très semblable , Il mange, il se marie, il a des enfants. Il espère un futur meilleur. Il pense, il a des talents et des faiblesses. Il pleure la mort de ses proches. Il apprécie un livre et rit d'une bonne plaisanterie. Je peux dire à ces gouvernement qui excellent dans la manipulation emotionelle des peuples et sans nier mon appartenance arabo-musulmane et mon support à mes frères palestiniens pour leur noble cause mais de ne pas ignorer aussi et en même temps que « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence » clichés vehiculés et les relations entre civilisations sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même et dans mon école j’ai appris que ‘exister’ est un verbe qui peut se conjuguer au singulier et au pluriel cad moi et l’autres par respect je dirai pas l’ennemi sinon je risque de me retrouver encore une fois dans un labyrinthe vidé de bon sens bref un sketch déjà vu et entendu « l’autre c’est moi » de GAD EL MALEH dont l’interprète que j’aime bien ressemble à mes ennemi les juifs qui boivent de la même eau miné…réalisé !! par leur gouvernement (Sharone et compagnie ) dans un grand verre d’histoire- géographie !
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Un synonyme, c'est un mot qu'on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l'orthographe... de meme que pour un homme anonyme
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 17:35Convoitée par les empires :
A partir du 4ème siècle, avec le déclin de l'empire romain et la montée du christianisme, la Palestine est devenue Terre sainte. Les empereurs byzantins de Constantinople et de l'empire romain d'Orient s'y intéressent. Au 6ème siècle, au côté des nouveaux chrétiens majoritaires, vivent des Juifs et des Arabes, ainsi qu'une communauté samaritaine qui va quasiment disparaître.
Au 7ème siècle, sous la dynastie des califes Omeyyades, les Arabes conquièrent la Palestine et s'y établissent, repoussant les armées byzantines. Les disciples du prophète attachaient une importance très grande à la possession de Jérusalem, qui était aussi sacrée pour eux que pour les chrétiens. Elle avait en effet vu mourir Jésus, un des plus grands prophètes de l'islamisme, et renfermait le fameux rocher d'où Mahomet était parti pour le ciel. L'attaque de la ville sainte par les Arabes fut aussi énergique que sa défense. Stimulés par le patriarche Sophronius, les chrétiens disputèrent avec vigueur le tombeau de leur Dieu. Après quatre mois de sièges, Sophronius dut capituler. Il mit comme condition de la capitulation que le ville serait rendue au khalife Omar en personne, et cette condition fut acceptée. Omar quitta Médine, presque seul, monté sur un chameau, et n'ayant pour tout bagage qu'une outre pleine d'eau et un sac contenant de l'orge, du riz et des fruits secs. Il marcha nuit et jour pour arriver à Jérusalem ( 636 après J-C ).
Introduit dans la ville, Omar montra la plus grande tolérance envers ses habitants, leur laissa la religion, leurs usages et leurs biens, et ne leur imposa qu'un faible tribut. En 691, le sultan omeyyade fait de Jérusalem une ville sainte ( Al Qods ), il construit vers 710 la mosquée dite d'Omar ou " Dôme du rocher " sur l'emplacement du Temple au dessus d'un rocher sacré. En 785, la mosquée al-Aqsa est construite près du nouveau Dôme du Rocher. Avec la dynastie des Abbassides de Bagdad, en place jusqu'au 10ème siècle, de nombreux groupes d'Arabie se mêlent aux populations chrétiennes et juives qui adoptent langue et coutumes musulmanes des arrivants. Au 10ème siècle, la dynastie régnante des Fatimides s'oppose aux attaques turques, bédouines et byzantines.
L'expansion arabe et musulmane prend fin en 1099 avec la première croisade chrétienne sous l'influence du pape Urbain II. Les Chrétiens assiègent Jérusalem durant 40 jours. Elle tombe le 15 juillet 1099. Les Croisés massacrent 40 000 personnes ( les Juifs sont brûlés dans la synagogue ). Ils fondent pour deux siècles le royaume latin de Jérusalem. Il n'y a pas de conversion forcée mais une répression et des persécutions sur les populations locales, musulmanes, chrétiennes et juives. Ces derniers choisissent l'exil et disparaissent presque de Palestine.
En 1187, la Palestine est conquise en partie par le sultan d'Egypte Saladin. Sa victoire sur Jérusalem la même année consacre la fin du royaume latin en Palestine. Celle-ci devient la destination des réfugiés arabes chassées par les Mongols en Irak et en Syrie. La région est divisée entre chrétiens croisés et musulmans. Cette période est favorable à la communauté juive qui se renforce surtout sur les villes côtières.
Les Mamelouks succèdent aux croisés tandis que s'accroît le prestige de Jérusalem dans le monde arabe. . La communauté juive est quant à elle renforcée par l'arrivée à la fin du 15ème siècle de réfugiés juifs de expulsés d'Espagne, et voit s'accroître le rayonnement intellectuel et religieux de Safed, en Galilée.
En 1516, la Palestine est conquise par le sultan turc Selim 1er . Elle fera désormais partie, pour quatre siècles, des provinces arabes de l'empire ottoman. Son économie se développe. Les lieux de culte musulmans à Jérusalem sont rénovés et la population s'accroît fortement. Les communautés chrétiennes sont composées de Grecs orthodoxes, d'Arméniens et de catholiques ; la population juive se concentre et se renforce en Galilée.
Au 19ème siècle, la région subit une forte dépression économique. Mais, à la fin du 19ème siècle, la Palestine redevient l'objet des convoitises, notamment européennes, et sa population voit l'arrivée massive d'Arabes de Transjordanie, tandis que les minorités chrétiennes et juives s'étendent également.
A suivre...
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Il est interdit d'interdire!
Soyez réalistes, demandez l'impossible !
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 18:01La guerre de 1948 :
Le 14 mai 1948, le drapeau britannique ne flotte plus sur Haïfa. Les Anglais se retirent de Palestine. Ils laissent derrière eux les ravages de leur propre politique et un pays au bord de l'explosion. Au même moment, à Tel-Aviv, David Ben Gourion se rend au Parlement provisoire qui se réunit dans le musée de la ville. En ce vendredi, Ben Gourion veut proclamer l'Etat d'Israël avant le début du sabbat ( il ne précisera pas les frontières d'Israël ). Les Etats-Unis et l'URSS sont les premiers à le reconnaître.
Le 15 mai, au matin, les armées de Transjordanie, d'Egypte et de Syrie, aidées de contingents libanais et irakiens, entrent en Palestine. Environ 23 000 soldats arabes attaquent Israël, qui disposent alors de 19 000 soldats. Libanais et Syriens rentrent dans le Nord, les Egyptiens isolent des kibboutz du Néguev, prennent Beer Sheva et remontent vers Tel-Aviv. Au début, les combats tournent plutôt à l'avantage des Arabes : ils interrompent les voies de communication, encerclent des colonies juives et isolent des grandes villes, dont Jérusalem.
Les affrontements qui ont débuté fin 1947 ( entre les Palestiniens et les Juifs ) font état en mars 1948 de 2 000 victimes. Les forces juives reprennent alors l'offensive. Devenues " Forces de défense d'Israël " ( Tsahal ), elles bénéficient d'un commandement unique, d'effectifs doublés grâce à une mobilisation exceptionnelle, et surtout d'armes lourdes en provenance notamment, grâce à un pont aérien, de la base tchèque de Zatec.
Les nouveaux historiens israéliens font tomber un mythe de l'histoire officielle israélienne, celui de la prétendu faiblesse en nombre et matériels des forces juives. L'image d'un combat de " David contre Goliath " est encore présente dans les esprits. La réalité est tout autre puisque dès la fin du mois de mai 1948, les forces israéliennes peuvent aligner 65 000 soldats face au 40 000 des Etats arabes, et sont bien mieux équipées.
Les grands perdants de cette guerre sont les Palestiniens. 750 000 à 800 000 Palestiniens ont dû quitter leurs foyers. L'étude de Benny Morris, l'un de ceux que l'on nomme les " nouveaux historiens " israéliens, est révélatrice. Rejoignant les études d'historiens palestiniens comme Abou Loughod, il rappelle que les Palestiniens n'ont pas choisi l'exil pour la plupart d'entre eux, mais qu'ils furent chassés par les troupes juives.
Pour les 369 villes et villages arabes de l'Etat israélien et des zones qui passeront sous contrôle israélien avant la fin du conflit, il établit les causes du départ des habitants.
228 villes et villages ont été désertés sous les attaques juives, 41 donnant lieu à une expulsion manu militari.
90 villages se sont vidés de leur population, affolée par les témoignages de massacres, notamment celui de Deir Yassine.
Pour 45 cas, Benny Morris avoue ignorer les causes du départ.
Dans seulement 6 cas, le départ s'est fait à l'appel des autorités locales arabes.
Ces procédures visant à " purifier " l'Etat israélien sont une des composantes de la politique sioniste. Celles-ci définissent d'ailleurs clairement les étapes de l'expulsion dans un plan élaboré par les autorités juives, le plan Dalet :
- aucune des colonies juives de l'Etat arabe prévu ne devra être abandonnée,
- les villages palestiniens de l'Etat juif devront être détruits et leur habitants expulsés,
- les villages entre Tel-Aviv et Jérusalem devront être occupés.
Benny Morris souligne ainsi l'absurdité de la thèse encore extrêmement répandue en Israël et même en Europe qui faisait état de 500 000 Arabes quittant leur foyer à l'appel d'ordres radiophoniques ou locaux des autorités arabes. . Cette tragédie humanitaire, la Nakhba, est toujours ignorée par Israël.
Au total, 5 vagues successives marquent l'exode.
Dans la première, de décembre 1947 à mars 1948, environ 70 000 habitants, surtout les Palestiniens aisés des agglomérations, fuient les prémisses d'un conflit devenu inévitable et dont ils veulent préserver leur vie, parfois encouragés par des représentants palestiniens comme le Mufti Husseini. Dans ces mois qui précèdent la guerre, des attentats d'une rare violence touchent les civils, des Juifs massacrés dans les hôpitaux, des bombes palestiniennes dans les rues juives et les attentats du Lehi dans les quartiers arabes font souvent des dizaines de victimes civiles. Les raids de l'Irgoun et du Lehi vident, par de violentes expulsions, des quartiers arabes de Jaffa, Jérusalem-Ouest, ainsi que de quelques villages ruraux.
Le plan Dalet mis en action lors de la contre-offensive juive crée une deuxième vague de l'exode qui s'étale d'avril à juin 1948, marqué en avril 1948 par le massacre de 250 habitants du village de Deir Yassine par les miliciens de l'Irgoun et du Lehi.
Quand Haïfa est attaquée par la Hagana, les troupes ont ordre de " tuer tout arabe rencontré ". Maisons incendiées ou dynamités, expulsions lorsque les Arabes n'ont pas fui, se produisent dans tout le pays.
De juillet à août a lieu la troisième vague de l'exode. Les bombardements sur Lydda (Lod) et Ramlah sont accompagnés d'un massacre de 250 civils. Itzhak Rabin et Ben Gourion organisent l'expulsion vers l'est par camion et bus des habitants, expulsion suivie d'un pillage incontrôlé de la ville. Les expulsions continuent au nord, avec toutefois des bombardements plus rares.
En août, de nouvelles opérations, parfois explicitement nommées " purification ", se produisent dans des villages au nord de Tel-Aviv, avec de nombreuses liquidation de civils.
La quatrième vague commence dans le Néguev, qu'Israël entend occuper au plus vite. Des groupes de villageois de Beer Sheva, notamment, sont expulsés vers la bande de Gaza. Leur nombre dans cette région monte à 230 000.
Enfin, de novembre 1948 à juillet 1949, de nouvelles expulsions ont lieu. Des attaques au nord ont pour but de raser tous les villages arabes sur une bande de 5 à 15 kilomètres de la frontière du Liban. D'autres expulsions chassent les Arabes revenus " illégalement ". Des Arabes sont souvent victimes de violences, de tortures, parfois de tentatives de viols.
Les massacres et atrocités des armées israéliennes ne se limitent pas à Deir Yassine comme c'est l'opinion couramment admise en Israël aujourd'hui. Fin janvier 1948, 60 habitants, civils pour la plupart, sont brûlés dans leur maison du village de Balad al-Cheikh. Le même nombre de civils est massacré dans le village de Sacsac le 15 février 1948, les maisons dynamités sur leurs habitants. En août, 250 civils sont massacrés après les bombardements de Lod. Le 29 octobre 1948, une centaine de civils sont abattus à ad-Dawayima, à l'est d'Hébron, les enfants y sont tués à coup de bâtons sur la tête.
Les observateurs de l'ONU confirment le massacre de civils, alignés et tués à la mitraillette, plusieurs centaines selon des sources arabes. Ces mêmes observateurs vont payer cher leurs affirmations. Le 17 septembre 1948, le comte Bernadotte, médiateur de l'ONU en Palestine est assassiné ( 6 balles dans le cœur ) ainsi qu'André Sérot, colonel français et observateur de l'ONU qui meurt après avoir reçu 17 balles dans la tête et la poitrine. L'assassin est membre du groupe terroriste juif Stern ( Yitzhak Shamir fait alors partie de sa direction ). Le comte Bernadotte était considéré par le groupe Stern comme antisémite et pro arabe. C'est lui qui, après le refus d'un Etat fédéral par les Juifs, avait proposé un partage de la Palestine. Il a également exiger que l'on permette aux réfugiés palestiniens de retourner en Palestine.
Des voix s'élèvent cependant, comme celle du ministre de l'agriculture, Aharon Zisling, qui reproche à Ben Gourion d'avoir ignoré le problème des réfugiés. " Maintenant les Juifs aussi se conduisent comme des nazis et mon être entier en est ébranlé " déclare-t-il le 17 novembre 1948. Les nouveaux historiens affirment aujourd'hui que toute cette politique d'expulsion a été voulue et organisée par Ben Gourion, souhaitant notamment une Galilée " propre et vide " d'Arabes. Ils expriment le fait que le problème des réfugiés n'est pas une conséquence normale de la guerre, mais l'expression d'une politique délibérée. Les notes de Ben Gourion confirme cette version : "A chaque étape, écrit-il, un souffle décisif doit frapper, provoquant la destruction des maisons et l'expulsion de la population". Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des héros fondateurs de l'Etat.
La guerre s'achève en janvier 1949. Les accords d'armistice signés par Israël et ses différents adversaires, du 23 février au 20 juillet 1949, entérinent l'agrandissement d'un tiers de l'Etat juif tel que le plan de partage en avait défini les frontières. Il passe de 14 000 km2 à 21 000 km2, obtenant notamment toute la Galilée, un couloir vers Jérusalem et le Néguev, jusqu'au port d'Eilat sur la mer Rouge.
Source
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 18:06Re: Histoire de La Palestine
Posté par Alain le : 09/07/2006 22:45
Merci pour toutes ces précisions
Sans vouloir abuser, j'aimerai, si tu as ça, un exposé du même type sur la période 19 ème siècle jusqu'à 1948
encore merci pour cette contribution
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Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti (Albert Camus)
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 23:06
Citation :
Le XXe siècle jusqu'à la création d'Israël
1903 : Le 6e Congrès sioniste, adopte le principe d’une installation en Palestine.
1908 : Ouverture près de Jaffa du Bureau palestinien destiné à organiser l’achat de terres par le Dr Arthur Ruppin (1876-1943), ainsi que du Palestine Land Development Company (PDLC).
En mars, incidents à Jaffa entre Juifs et Arabes.
1909 : Fondation d’un petit bourg juif à proximité de Jaffa qui deviendra la ville nouvelle de Tel Aviv.
Création du premier kibboutz.
1914 : La population de la Palestine est estimée à 570 000 Arabes musulmans, 75 000 Arabes chrétiens et 60 000 Juifs.
1915 : En pleine guerre, le Royaume-Uni, la France et la Russie, planifient, dans le plus grand secret, le partage du Proche-Orient et définissent les contours de leurs zones d’influence. Ils pensent que la Palestine est un cas particulier, du fait de l’enjeu symbolique que constituent les lieux saints, et doit bénéficier d’un statut international.
1916 : L’accord Sykes-Picot redéfinit la nouvelle carte géo-politique du Moyen-Orient. La Palestine est défini comme zone internationale, comprenant Saint-Jean-d’Acre, Haïffa et Jérusalem.
En 1917, les Britanniques s’emparent de Jérusalem et forcent l’empire Ottoman à la capitulation.
2 novembre : Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères par sa déclaration, adressée au Baron Edmond de Rotschild au Royaume-Uni, promet au peuple Juif, la création d’un Foyer national juif sur la terre de Palestine, mais il ne s’agit pas encore d’un État juif.
Décembre : conquête de la Palestine par l’armée britannique. Le général Allenby entre à Jérusalem.
En 1920 :
À la Conférence de San Rémo, la déclaration Balfour est incluse dans les attendus du mandat britannique sur la Palestine que la Société des Nations approuvera deux années plus tard. Par cet acte, le Royaume-Uni choisit de soutenir le sionisme plutôt que l'arabisme pour imposer son contrôle sur la Palestine.
4 avril : Lors de la fête traditionnelle musulmane du Nabi Moussa, transformée en manifestation pour l’unité syrienne, des violences éclatent entre Juifs et Arabes, et la situation tourne à l’émeute.
Sir Herbert Samuel est nommé haut-commissaire du Mandat britannique sur la Palestine.
En 1921 :
De passage à Jérusalem, le jeune secrétaire d’État britannique aux Colonies, Winston Churchill, reçoit une délégation islamo-chrétienne qui lui déclare : « Si les sionistes n’étaient venus en Palestine que comme des hôtes, ou si les choses en étaient restées à ce qu’elles étaient avant la guerre, il n’y aurait pas de problème Juifs et de non-Juifs. Mais c’est l’idée d’une Palestine transformée en un Foyer national juif que les Arabes rejettent et combattent ».
Les mouvements palestiniens refusant de cautionner la construction d’un "Foyer national juif", ils rejettent toute participation aux institutions politiques du mandat britannique, à l’exception de la gestion des affaires religieuses.
1922 : La Transjordanie (partie orientale du territoire mandataire britannique) devient un émirat autonome. Elle est soustraite à l’immigration juive.
1924 : Début de la 3e vague d’immigration de Juifs en provenance essentiellement de la Pologne.
1928, la Palestine vivait jusqu’en 1926 dans un calme relatif, mais la communauté juive -le yichouv - traverse depuis une crise profonde. Le tarissement de l’immigration juive permet même de parler de « banqueroute du projet sioniste ». Cette année là, la commémoration par les juifs sionistes de la destruction du Temple par les Romains se radicalise et est ressentie comme une provocation par la communauté musulmane. De nombreux incidents ont lieu près du mur des Lamentations.
Peu après des rumeurs commencent à circuler, au sujet d’un complot juif, dont le but de s’emparer de l' Esplanade des mosquées.
1929 : La rumeur aboutit à des émeutes qui prennent des allures de pogrom anti-juif; massacres à Hébron puis à Safed : 113 juifs tués et 339 autres blessés. Or devant la montée du nazisme, de nombreux juifs d’Europe centrale continuent d’arriver en Palestine, apportant des capitaux et achetant de plus en plus de terres arabes.
1930 : Publication du second Livre Blanc britannique, prévoyant de limiter pour la première fois l’immigration des Juifs en Palestine.
En 1933 : Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne. C’est le début de la 5e aliya, principalement en provenance d’Allemagne et des territoires contrôlés par les Allemands.
en octobre, à Haïfa, des émeutiers arabes s’en prennent aux autorités britanniques qu’ils considèrent comme responsables des progrès du sionisme.
1934 : Début de la Hapa'alah, entreprise d’immigration illégale de réfugiés juifs alors que leur nombre dépasse les quotas imposés par les Britanniques.
Automne 1935 : une révolte populaire arabe éclate, avec une nette coloration d’islam populiste et de guerre sainte, menée par le cheikh Izz al-Din al-Qassam. Après sa mort, en novembre, une grève générale est lancée pour obtenir l’arrêt de l’immigration juive et la vente des terres aux juifs. Elle se prolongera jusqu’en octobre 1936.
En 1936 : Début de l’opération Homa Oumigdal (murailles et tour), qui est une entreprise d’implantations aboutissant, de 1936 à 1939, à 51 nouvelles localités créées chacune en une seule nuit.
Avril 1936 : Une révolte arabe, poussée par le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al Husseini, déclenche des troubles sanglants.
1937 : La commission britannique Peel, propose un projet de partition de la Palestine entre Juifs et Arabes. Le gouvernement britannique finit par accepter le principe de cette recommandation. Il s’agit là du premier texte suggérant le partage du pays entre Juifs et Arabes.
Des groupes armés arabes s’en prennent aux Britanniques, aux Juifs et aux « traîtres arabes ». Les Britanniques mènent une dure répression, et en deux années réussissent à vaincre et à décapiter ce mouvement national palestinien.
3 mai 1939 : Publication du 3e Livre Blanc (de MacDonald) qui prévoit de limiter très fortement le quota d’immigration des Juifs en Palestine.
1946 : La Transjordanie acquiert son indépendance et devient le Royaume Hachémite de Jordanie.
Juillet 1947 : le bateau Exodus est expulsé des côtes de Palestine vers l’Europe, portant à son bord 4 500 survivants de la Shoah
Alain a écrit :
Merci pour toutes ces précisions
Sans vouloir abuser, j'aimerai, si tu as ça, un exposé du même type sur la période 19 ème siècle jusqu'à 1948
encore merci pour cette contribution
Le XXe siècle jusqu'à la création d'Israël
1903 : Le 6e Congrès sioniste, adopte le principe d’une installation en Palestine.
1908 : Ouverture près de Jaffa du Bureau palestinien destiné à organiser l’achat de terres par le Dr Arthur Ruppin (1876-1943), ainsi que du Palestine Land Development Company (PDLC).
En mars, incidents à Jaffa entre Juifs et Arabes.
1909 : Fondation d’un petit bourg juif à proximité de Jaffa qui deviendra la ville nouvelle de Tel Aviv.
Création du premier kibboutz.
1914 : La population de la Palestine est estimée à 570 000 Arabes musulmans, 75 000 Arabes chrétiens et 60 000 Juifs.
1915 : En pleine guerre, le Royaume-Uni, la France et la Russie, planifient, dans le plus grand secret, le partage du Proche-Orient et définissent les contours de leurs zones d’influence. Ils pensent que la Palestine est un cas particulier, du fait de l’enjeu symbolique que constituent les lieux saints, et doit bénéficier d’un statut international.
1916 : L’accord Sykes-Picot redéfinit la nouvelle carte géo-politique du Moyen-Orient. La Palestine est défini comme zone internationale, comprenant Saint-Jean-d’Acre, Haïffa et Jérusalem.
En 1917, les Britanniques s’emparent de Jérusalem et forcent l’empire Ottoman à la capitulation.
2 novembre : Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères par sa déclaration, adressée au Baron Edmond de Rotschild au Royaume-Uni, promet au peuple Juif, la création d’un Foyer national juif sur la terre de Palestine, mais il ne s’agit pas encore d’un État juif.
Décembre : conquête de la Palestine par l’armée britannique. Le général Allenby entre à Jérusalem.
En 1920 :
À la Conférence de San Rémo, la déclaration Balfour est incluse dans les attendus du mandat britannique sur la Palestine que la Société des Nations approuvera deux années plus tard. Par cet acte, le Royaume-Uni choisit de soutenir le sionisme plutôt que l'arabisme pour imposer son contrôle sur la Palestine.
4 avril : Lors de la fête traditionnelle musulmane du Nabi Moussa, transformée en manifestation pour l’unité syrienne, des violences éclatent entre Juifs et Arabes, et la situation tourne à l’émeute.
Sir Herbert Samuel est nommé haut-commissaire du Mandat britannique sur la Palestine.
En 1921 :
De passage à Jérusalem, le jeune secrétaire d’État britannique aux Colonies, Winston Churchill, reçoit une délégation islamo-chrétienne qui lui déclare : « Si les sionistes n’étaient venus en Palestine que comme des hôtes, ou si les choses en étaient restées à ce qu’elles étaient avant la guerre, il n’y aurait pas de problème Juifs et de non-Juifs. Mais c’est l’idée d’une Palestine transformée en un Foyer national juif que les Arabes rejettent et combattent ».
Les mouvements palestiniens refusant de cautionner la construction d’un "Foyer national juif", ils rejettent toute participation aux institutions politiques du mandat britannique, à l’exception de la gestion des affaires religieuses.
1922 : La Transjordanie (partie orientale du territoire mandataire britannique) devient un émirat autonome. Elle est soustraite à l’immigration juive.
1924 : Début de la 3e vague d’immigration de Juifs en provenance essentiellement de la Pologne.
1928, la Palestine vivait jusqu’en 1926 dans un calme relatif, mais la communauté juive -le yichouv - traverse depuis une crise profonde. Le tarissement de l’immigration juive permet même de parler de « banqueroute du projet sioniste ». Cette année là, la commémoration par les juifs sionistes de la destruction du Temple par les Romains se radicalise et est ressentie comme une provocation par la communauté musulmane. De nombreux incidents ont lieu près du mur des Lamentations.
Peu après des rumeurs commencent à circuler, au sujet d’un complot juif, dont le but de s’emparer de l' Esplanade des mosquées.
1929 : La rumeur aboutit à des émeutes qui prennent des allures de pogrom anti-juif; massacres à Hébron puis à Safed : 113 juifs tués et 339 autres blessés. Or devant la montée du nazisme, de nombreux juifs d’Europe centrale continuent d’arriver en Palestine, apportant des capitaux et achetant de plus en plus de terres arabes.
1930 : Publication du second Livre Blanc britannique, prévoyant de limiter pour la première fois l’immigration des Juifs en Palestine.
En 1933 : Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne. C’est le début de la 5e aliya, principalement en provenance d’Allemagne et des territoires contrôlés par les Allemands.
en octobre, à Haïfa, des émeutiers arabes s’en prennent aux autorités britanniques qu’ils considèrent comme responsables des progrès du sionisme.
1934 : Début de la Hapa'alah, entreprise d’immigration illégale de réfugiés juifs alors que leur nombre dépasse les quotas imposés par les Britanniques.
Automne 1935 : une révolte populaire arabe éclate, avec une nette coloration d’islam populiste et de guerre sainte, menée par le cheikh Izz al-Din al-Qassam. Après sa mort, en novembre, une grève générale est lancée pour obtenir l’arrêt de l’immigration juive et la vente des terres aux juifs. Elle se prolongera jusqu’en octobre 1936.
En 1936 : Début de l’opération Homa Oumigdal (murailles et tour), qui est une entreprise d’implantations aboutissant, de 1936 à 1939, à 51 nouvelles localités créées chacune en une seule nuit.
Avril 1936 : Une révolte arabe, poussée par le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al Husseini, déclenche des troubles sanglants.
1937 : La commission britannique Peel, propose un projet de partition de la Palestine entre Juifs et Arabes. Le gouvernement britannique finit par accepter le principe de cette recommandation. Il s’agit là du premier texte suggérant le partage du pays entre Juifs et Arabes.
Des groupes armés arabes s’en prennent aux Britanniques, aux Juifs et aux « traîtres arabes ». Les Britanniques mènent une dure répression, et en deux années réussissent à vaincre et à décapiter ce mouvement national palestinien.
3 mai 1939 : Publication du 3e Livre Blanc (de MacDonald) qui prévoit de limiter très fortement le quota d’immigration des Juifs en Palestine.
1946 : La Transjordanie acquiert son indépendance et devient le Royaume Hachémite de Jordanie.
Juillet 1947 : le bateau Exodus est expulsé des côtes de Palestine vers l’Europe, portant à son bord 4 500 survivants de la Shoah
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Re: Histoire de La Palestine
Posté par Palox le : 09/07/2006 23:08
Le XIXe siècle
Bonaparte y passe, suivi d’une courte présence égyptienne. La région subit une forte dépression économique, mais, à la fin du XIXe siècle, la Palestine redevient l’objet des convoitises, notamment européennes, et sa population voit l’arrivée massive d’Arabes de Transjordanie, tandis que les minorités chrétiennes et juives s’étendent également.
Le général Napoléon Bonaparte passe par la Palestine et Saint-Jean-d'Acre.
Lors de ce XIXe siècle, la Palestine subit une forte dépression économique, et redevient l’enjeu de convoitises européennes.
1866 : Le Suisse Henri Dunant (1828-1910), fondateur de la Convention de Genève et de la Croix Rouge, constitue La Société Nationale Universelle pour le Renouvellement de l'Orient, et lance un appel suggérant que les colonies juives naissantes en Palestine soient déclarées diplomatiquement neutres, tout comme la Suisse.
1873 : Les territoires allant de Ramleh-Jaffa, au nord, jusqu’à l’Égypte, au sud, relèvent désormais directement des autorités de Constantinople. Jusque là, la Judée et la Samarie relevaient de l’administration de Damas, alors que la Galilée relevait de Beyrouth.
1881 : L'assassinat du tsar Alexandre Ier marque le début de la première vague d’immigration juive. Des Juifs venus de Russie, de Roumanie, et du Yémen, viennent s’installer en Palestine. Le baron Edmond de Rothschild se met à acheter de la terre en Palestine et finance le premier établissement "sioniste" à Rishon LeZion (Le Premier à Sion).
1883 : Début des activités d’implantation de colonies juives par le baron Edmond de Rothschild en Palestine.
1890 : Début de la deuxième vague d’immigration juive en provenance de Russie.
1899 : Création de la Banque coloniale juive, chargé de générer le financement des activités pour l’achat de terres en Palestine.
Le baron Edmond de Rothschild décide du transfert de ses colonies en Palestine à la ICA (Jewish Colonization Association).
Bonaparte y passe, suivi d’une courte présence égyptienne. La région subit une forte dépression économique, mais, à la fin du XIXe siècle, la Palestine redevient l’objet des convoitises, notamment européennes, et sa population voit l’arrivée massive d’Arabes de Transjordanie, tandis que les minorités chrétiennes et juives s’étendent également.
Le général Napoléon Bonaparte passe par la Palestine et Saint-Jean-d'Acre.
Lors de ce XIXe siècle, la Palestine subit une forte dépression économique, et redevient l’enjeu de convoitises européennes.
1866 : Le Suisse Henri Dunant (1828-1910), fondateur de la Convention de Genève et de la Croix Rouge, constitue La Société Nationale Universelle pour le Renouvellement de l'Orient, et lance un appel suggérant que les colonies juives naissantes en Palestine soient déclarées diplomatiquement neutres, tout comme la Suisse.
1873 : Les territoires allant de Ramleh-Jaffa, au nord, jusqu’à l’Égypte, au sud, relèvent désormais directement des autorités de Constantinople. Jusque là, la Judée et la Samarie relevaient de l’administration de Damas, alors que la Galilée relevait de Beyrouth.
1881 : L'assassinat du tsar Alexandre Ier marque le début de la première vague d’immigration juive. Des Juifs venus de Russie, de Roumanie, et du Yémen, viennent s’installer en Palestine. Le baron Edmond de Rothschild se met à acheter de la terre en Palestine et finance le premier établissement "sioniste" à Rishon LeZion (Le Premier à Sion).
1883 : Début des activités d’implantation de colonies juives par le baron Edmond de Rothschild en Palestine.
1890 : Début de la deuxième vague d’immigration juive en provenance de Russie.
1899 : Création de la Banque coloniale juive, chargé de générer le financement des activités pour l’achat de terres en Palestine.
Le baron Edmond de Rothschild décide du transfert de ses colonies en Palestine à la ICA (Jewish Colonization Association).
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