Actualités du Sahara Marocain
Posté par le : 28/07/2004 2:38
salam
Toute l'actualité sur NOTRE Sahara Marocain.
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Sahara : Genèse d'un conflit !
Posté par Xapela le : 28/07/2004 18:09L'étendue géographique qui s'étend de Saghia Elhamra au fleuve Sénégal accueille une population cosmopolite organisée en cellules tribales à l'instar du modèle Moyen-oriental d'antan qui s'est toujours regrouppé par le Sceau du pouvoir central de Marrakech, de Fez ou de Rabat. Des Chenguitis aux Tijanes et des Rguibates à Oulad Dlim, le Consensus est inébranlable par la force de l'Hisoire Socio-Politique de notre Empire ancestrâl. Les évolutions du siècle dernier auront raison de ce que fut le Grand Maroc.
Dans un ordre de grandeur doctrinal, Le colonialisme, par conséquent la décolonisation, et le déspotisme, trainant un peuple dans un abusus social digne de ce que fut decrit dans la case de l'Oncle Tom, leit motiv d'une resistance populaire, ont engendré, en reprenant l'Idée de Si Mohammed ElYazghi, le "conflit artificiel" de ce qui est connu dans les auspices Internatinaux comme "l'Affaire du Sahara Occidental". La spirale manipulatrice s'inscrira dans les anales de la géostratégie.
Le Sénegal d'alors allant de St louis à Nouadhibou était un DOM français jouxtant la concquista Franquiste au sud, l'actuel "Sujet" du Conseil de Securité, pour reprendre l'Atlas et les côtes jusqu'à Larache au nord. Le découpage de l'Afrique par les puissances coloniales et la guerre des sables en 1963 renverra le Grand Maroc aux frontières actuelles.
1963 est une date importante quant à l'affichage des méthodes du pouvoir de l'époque:Procès, Repressions, création du FDIC etc. Le Parti comprendra que la situation était irrecupérable et decidera d'envisager l'Otion Revolutionnaire. Les Capitales Amis ont reçus les cadres, futurs cadres et militants de ce qui faisait la fierté et représentait le rêve de tout un Peuple, Le Parti de l'Union Nationale des Forces Populaires. Le contexte politique national jouera un rôle préponderant à la création de cette fiction revendicative qu'est l'"independance du Sahara Occidental".
L'UNEM, fleuron de la contestation et du déterminisme revolutionnaire, a été représenté dans plusieurs universités internationales, digne d'une cartographie consulaire. Ce syndicat étudiant a été l'outil d'encadrement de la jeunesse marocaine, suivant de près le pou des évolutions nationales. A Alger (la meilleure Université après celle de Paris jusqu'aux années soixantes) l'UNEM était présente. Là ou BenBarka avait effectué des études de mathématiques, l'UNFP se devait d'être à l'image de son Leader Internationaliste. des Benyahya, Bahi, Benjelloun (Ahmed), ainsi qu'un certain Elouali representeront au yeux du pays hôte l'expression concrète de ce qu'est l'Option Revolutionnaire.
Moustapha Elouali Essayed de la tribu des Rguibate se distingura parmi ses camarades par son sens de l'organisation et son opposition radicale et affichée au Makhzen. Prônant un Maghreb des Peuples et non des Guerres, le jeune "Touareg" rentrera dans l'Histoire que lui aura tracé les bavures de ses ainnés. Le President Benbella a toujours présenté un soutien politique et moral aux Forces Populaires, contrairement à un Boumediene qui a voulu instrumentaliser la cause d'un peuple voisin pour des fins de Vendetta Personelle. L'appui des Jeunes UNFPéistes était sujet à "l'état de marrée" des relations entre le Colonel Houari Boumediene et Hassan II. Un Volte Face de La part des Locataires de Biar qui ne pouvait être digéré par le PolitBureau Revolutionnaire. Le Palais présidentiel de la Nouvelle Republique Algérienne tenait la Cause Marocaine par le Bras Gauche en tendant le bout des doigts de la main droite au Méchouar. Une puérilité politicienne qui unira pour la première fois, sans pour autant ceder aux conpromissions, les belligérants marocains à savoir le Peuple et le Pouvoir. La puérilité se transformera alors en machiavélisme Kafkaien.
Perdant Confiance en le pouvoir Algérien, les jeunes de l'UNEM reliés par le PolitBureau et les Exilés du Parti, à savoir Youssoufi, Changeront leurs bases arrières. C'est dans cette instantanéïté decisive pour l'évolution de notre situation général, que le tournant prendra son ampleur. Boumediène aura compris que l'UNFP ne se reduisait pas dans l'objetif de déstabiliser Hassan II, mais optait pour une vision développementaliste pour le Maroc, ce qui aux yeux du Président Putchiste constituait un danger potentiel pour la suprematie régionale de l'Algérie. Le Fusil devait changer d'epaule. De l'appui idéologique de BenBalla, l'ambivalence politique de Boumediene se transformera en un soutien inconditionnel à un mouvement séparatiste basée idéologiquement sur un réferentiel éthnico-marxiste, donc facilement manipulable, dans une vision claire d'affaiblir voire d'éliminer la Monarchie.
El Ouali sera recupéré par les Services de Renseignements Algériens pour créer ce qui deviendra le Front Populaire de la Liberation de SaghiaElHamra et RiodelOro. Entre temps, la négotiation entre l'Espagne de Franco et le Maroc de Hassan II se discutait dans les coulisses de l'UNFP, condamnant le sens du mercantilisme phinicien qui à fait florès dans les entrevues bilatéraux discrèts, à savoir ceder le territoire Saharien en contrepartie de la mise en veuilleuse des Presiodios Espagnols Ceuta et Melilla. De nos jours la vision peut faire valoir une certaine sagesse. La Marche Verte a coulé de source.
Par le Biais de la Pression diplomatique de part et d'autre des parties au conflit à savoir le Maroc et le tandem Hispano-Algérien, la société International a decidé de maitenir dans une première phase un statuquo innique à savoir SaghiaelHamra au Maroc et OuadDahab à la Mauritanie. Ce n'est qu'après la preméditation d'Elouali et de ses desperados, y laissant les couleurs de leurs âges printamnier, sur le Palais Présidentiel de Nouakchott que le Pouvoir Politique mauritanien, aidé par les Aéronefs de Giscard et les Forces Armées Royales, se retirera du RiodelOro en"laissant la clef sous la porte",reprenant ainsi l'expression de Hassan II.
Le Rebus Sic Stantibus International ira jusqu'à réguler le conflit pour qu'une guerilla urbaine n'éclate pas dans le "Maroc Utile". Quel Scinisme.
Elouali demeure un homme de principe qui aura milité pour la cause marocaine avant de tomber sur ce qu'on pourra appeler le champ d'honneur, si l'on inscrit son action dans une mémoire individualiste du personnage, circonscrite de son contexte historique et politique. L'environnement politique et les déroulements chronologiques ont poussé un simple militant de l'UNEM à porter les gallons d'un séparatisme vide de toute légitmité politique, au service d'une cause qui ne jure que par le modèle du "Grand frère algérien", reprenant l'idée de Abdelaziz Merrakchi.
L'Histoire est tellement têtue et la légitimité de la marocanité du Sahara tellement remplit par le corpus juris International et l'effectivité politique, que le concenssus parle de lui même:
-Abdoulaziz Merrakchi demandera la négocation avec Rabat, doléance qui se solde par un Niet radical de la part des compagnons du général Ammari avec comme solution subsidiaire en cas de faisabilité, l'expulsion des population nomades des camps de Lahmada.
-Les Islamistes des plus radicaux se rallieront avec la Raison à l'Image de l'islamiste fugitif tunisien ElGhannouchi, ou mieux, l'Algérien Ali Belhadj.
-Khaddafi Lâchera du lêste par une maturité qui lui à coûté de longues séances de "cours particulers".
-L'Espagne glisse inconsciemment (su moins les observateurs ont cette impression) de temps à autres certaines declarations explicites quant à la marocainté du Sahara.
Dire qu'une poignée de Militaires Algériens, ne figurant même pas dans les archives de la Révolution Algérienne, volent l'espoir d'émancipation de presque 80 millions d'habitants, pour preserver le monopole d'une économie parallèle florissante dans cette étendue désertique maroco-algérienne, dont l'objet flirte avec l'illicite à savoir la traite des brunes, la vente illégale d'alcools, le négoce d'armement ainsi que la spoliation et la spéculation dans l'activité médicale.
Les enjeux énergétiques demeurent en desuètude par rapports aux enjeux géo-stratégiques. L'interventionnisme en défaveur de l'Union maghrébine se traduit par l'omission assourdissante de la part des pays qui comptent, en ce qui concerne la marocanité du Sahara.
Est-ce-que le Maroc n'aurait pas encore obtenu le "Label" "With Us" pour qu'enfin ce conflit soit conjugué au passé?
Omar-Mahmoud Bendjelloun
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Le temps nous égare,
le temps nous étreint,
le temps nous est gare,
le temps nous est train
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Re: Sahara : Genèse d'un conflit !
Posté par Anonyme le : 28/07/2004 21:36
Le Sahara sous l’angle du libre-échange
• Zoellick: “L’ALE ne s’applique pas au Sahara”…
• …mais tous les Marocains sont concernés par l’accord
• Le dessous des cartes
Il fallait s’y attendre: le verre d’eau a sa tempête. La question du Sahara est disséquée, cette fois, sous l’angle de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.
Des représentants du Polisario et de l’Algérie ont multiplié les déclarations pour indiquer que le Sahara marocain ne fait pas partie de l’accord de libre-échange signé par Rabat et Washington. Ce que Zoellick a confirmé, suite à une question du congressman Joseph Pitts, sénateur connu pour soutenir le Polisario. La réponse de Zoellick a naturellement fait la joie du Polisario et l’inquiétude de la classe politique marocaine, spécialement le PPS et le PJD. C’est le PPS qui s’est le premier formalisé de l’affaire, suivi par l’opposition islamiste.
Un peu de pédagogie
L’ambassade américaine au Maroc ne nie pas cette exclusion: “C’est vrai que dans l’accord de libre-échange, il y a des dispositions prévues et conformes avec les lois internationales, qui interdisent l’application d’un tel accord sur des territoires sujets à des conflits”, explique la porte-parole de l’ambassade américaine. Le conseiller économique adjoint, Daniel Gaush, ajoute que “les Etats-Unis souhaitent que les parties arrivent à une solution négociée et qu’ils n’imposeraient aucunement une solution”.Voilà ce qui se dit officiellement. Une région soumise à des tensions ne saurait être concernée par des accords de ce type “tant que les Nations unies n’ont pas trouvé de solutions”.
Du côté du gouvernement marocain, on ne se prononce pas... comme d’habitude? Pas tout à fait comme d’habitude, car il est, cette fois-ci, évident que Rabat ne veut pas alimenter de débat sur cette question.
Cependant, des sources proches du dossier font un peu de pédagogie: nos accords sont sur ce modèle, car le Maroc attend depuis un quart de siècle une sortie de crise sur le Sahara, sortie que lui refuse son voisinage, mais qui ne peut pas arrêter la vie normale de la nation, en particulier, les multiples accords de toutes sortes, qu’exige la vie internationale des nations en paix.
Les diplomates ont d’un commun accord trouvé une solution, qui soit conforme à la réalité du terrain, c’est-à-dire la marocanité du Sahara, et à la vie internationale, c’est-à-dire aux contestations qui continuent dans diverses enceintes.
Majorité
Commercialement, le Maroc a toujours fait sa place dans le commerce international sans avoir à distinguer ses provinces du nord et celles du sud. Et il vient d’améliorer sa position avec les choix faits par Madrid et Paris, ainsi que, il faut le reconnaître, après le départ de James Baker.
Dans cette affaire, le piège serait celui de tout mélanger: libre-échange, Sahara, la pêche, les droits d’auteurs.… et les compétitions politiciennes au Maroc même. Ces dernières pourraient sans le vouloir et fort malencontreusement, alimenter les thèses que veut développer le Polisario à propos de l’accord maroco-américain. Ceci pourrait aboutir à ce que les députés marocains fassent des difficultés pour voter le texte de l’accord.
A part quelques-uns, les élus marocains ne semblent pas faire grand cas de cette affaire. La députée du PPS, Nezha Skalli, estime qu’elle n’a pas d’informations assez précises sur le sujet, mis à part ce qui a été dit dans la presse. Elle espère toutefois que «cela ne soit qu’une fausse alerte». “Si l’information est vraie, cela serait une véritable catastrophe diplomatique et une erreur grossière!» s’indigne Lhacen Daoudi, député du PJD. «Pourquoi voulez-vous que nous validions un accord qui coupe le Maroc en deux?”
Sur le fond, l’affaire n’ira sans doute pas au-delà de la tempête dans un verre d’eau. Après le vote sans problème à Washington, il est douteux que les élus marocains refusent le texte: la majorité va jouer.
L’astuce… géniale
Les diplomates ont trouvé l’astuce (NDLR: géniale!) qui permet de signer l’accord en respectant chacune des contraintes des uns et des autres. Dans le texte de libre-échange le liant aux Etats-Unis, le Maroc choisit de définir ses ressortissants plutôt que son territoire: “Un ressortissant signifie, en ce qui concerne le Maroc, “ressortissant du Royaume du Maroc” conformément au dahir n° 1-58-250 du 21 Safar 1378 (6 septembre 1958), promulguant le code de la nationalité marocaine, lit-on dans le chapitre dédié aux définitions de l’établissement de la zone de libre-échange. Autrement dit, tout individu déclaré Marocain, qui paie ses impôts et/ou vit sous l’administration marocaine est concerné par les termes de cet accord. Les Etats-Unis, eux, parlent de leur territoire et de leurs ressortissants dans le texte. Ainsi, le Maroc et les Etats-Unis ont-ils trouvé la solution juridique. «L’important était de ne pas altérer l’esprit de l’accord», explique une source sûre.
De Soto espère
Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Alvaro de Soto, espère «pouvoir lancer des consultations avec les parties avant la fin du mois d’août». La visite du ministre de l’Intérieur, Sahel, en Algérie, devait amorcer le début d’une reprise de dialogue entre l’Algérie et le Maroc. Mais après un bon début, Alger a raidi sa position pour revenir au point de départ. De Soto, qui avait effectué une visite à Laâyoune au début de ce mois, souhaite “dans le cadre d’un mandat élargi après la démission de James Baker, lancer des consultations avec le Maroc et le Front Polisario avant l’assouplissement du mois d’août”, indique un communiqué des Nations unies.
L'Economiste
• Zoellick: “L’ALE ne s’applique pas au Sahara”…
• …mais tous les Marocains sont concernés par l’accord
• Le dessous des cartes
Il fallait s’y attendre: le verre d’eau a sa tempête. La question du Sahara est disséquée, cette fois, sous l’angle de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.
Des représentants du Polisario et de l’Algérie ont multiplié les déclarations pour indiquer que le Sahara marocain ne fait pas partie de l’accord de libre-échange signé par Rabat et Washington. Ce que Zoellick a confirmé, suite à une question du congressman Joseph Pitts, sénateur connu pour soutenir le Polisario. La réponse de Zoellick a naturellement fait la joie du Polisario et l’inquiétude de la classe politique marocaine, spécialement le PPS et le PJD. C’est le PPS qui s’est le premier formalisé de l’affaire, suivi par l’opposition islamiste.
Un peu de pédagogie
L’ambassade américaine au Maroc ne nie pas cette exclusion: “C’est vrai que dans l’accord de libre-échange, il y a des dispositions prévues et conformes avec les lois internationales, qui interdisent l’application d’un tel accord sur des territoires sujets à des conflits”, explique la porte-parole de l’ambassade américaine. Le conseiller économique adjoint, Daniel Gaush, ajoute que “les Etats-Unis souhaitent que les parties arrivent à une solution négociée et qu’ils n’imposeraient aucunement une solution”.Voilà ce qui se dit officiellement. Une région soumise à des tensions ne saurait être concernée par des accords de ce type “tant que les Nations unies n’ont pas trouvé de solutions”.
Du côté du gouvernement marocain, on ne se prononce pas... comme d’habitude? Pas tout à fait comme d’habitude, car il est, cette fois-ci, évident que Rabat ne veut pas alimenter de débat sur cette question.
Cependant, des sources proches du dossier font un peu de pédagogie: nos accords sont sur ce modèle, car le Maroc attend depuis un quart de siècle une sortie de crise sur le Sahara, sortie que lui refuse son voisinage, mais qui ne peut pas arrêter la vie normale de la nation, en particulier, les multiples accords de toutes sortes, qu’exige la vie internationale des nations en paix.
Les diplomates ont d’un commun accord trouvé une solution, qui soit conforme à la réalité du terrain, c’est-à-dire la marocanité du Sahara, et à la vie internationale, c’est-à-dire aux contestations qui continuent dans diverses enceintes.
Majorité
Commercialement, le Maroc a toujours fait sa place dans le commerce international sans avoir à distinguer ses provinces du nord et celles du sud. Et il vient d’améliorer sa position avec les choix faits par Madrid et Paris, ainsi que, il faut le reconnaître, après le départ de James Baker.
Dans cette affaire, le piège serait celui de tout mélanger: libre-échange, Sahara, la pêche, les droits d’auteurs.… et les compétitions politiciennes au Maroc même. Ces dernières pourraient sans le vouloir et fort malencontreusement, alimenter les thèses que veut développer le Polisario à propos de l’accord maroco-américain. Ceci pourrait aboutir à ce que les députés marocains fassent des difficultés pour voter le texte de l’accord.
A part quelques-uns, les élus marocains ne semblent pas faire grand cas de cette affaire. La députée du PPS, Nezha Skalli, estime qu’elle n’a pas d’informations assez précises sur le sujet, mis à part ce qui a été dit dans la presse. Elle espère toutefois que «cela ne soit qu’une fausse alerte». “Si l’information est vraie, cela serait une véritable catastrophe diplomatique et une erreur grossière!» s’indigne Lhacen Daoudi, député du PJD. «Pourquoi voulez-vous que nous validions un accord qui coupe le Maroc en deux?”
Sur le fond, l’affaire n’ira sans doute pas au-delà de la tempête dans un verre d’eau. Après le vote sans problème à Washington, il est douteux que les élus marocains refusent le texte: la majorité va jouer.
L’astuce… géniale
Les diplomates ont trouvé l’astuce (NDLR: géniale!) qui permet de signer l’accord en respectant chacune des contraintes des uns et des autres. Dans le texte de libre-échange le liant aux Etats-Unis, le Maroc choisit de définir ses ressortissants plutôt que son territoire: “Un ressortissant signifie, en ce qui concerne le Maroc, “ressortissant du Royaume du Maroc” conformément au dahir n° 1-58-250 du 21 Safar 1378 (6 septembre 1958), promulguant le code de la nationalité marocaine, lit-on dans le chapitre dédié aux définitions de l’établissement de la zone de libre-échange. Autrement dit, tout individu déclaré Marocain, qui paie ses impôts et/ou vit sous l’administration marocaine est concerné par les termes de cet accord. Les Etats-Unis, eux, parlent de leur territoire et de leurs ressortissants dans le texte. Ainsi, le Maroc et les Etats-Unis ont-ils trouvé la solution juridique. «L’important était de ne pas altérer l’esprit de l’accord», explique une source sûre.
De Soto espère
Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Alvaro de Soto, espère «pouvoir lancer des consultations avec les parties avant la fin du mois d’août». La visite du ministre de l’Intérieur, Sahel, en Algérie, devait amorcer le début d’une reprise de dialogue entre l’Algérie et le Maroc. Mais après un bon début, Alger a raidi sa position pour revenir au point de départ. De Soto, qui avait effectué une visite à Laâyoune au début de ce mois, souhaite “dans le cadre d’un mandat élargi après la démission de James Baker, lancer des consultations avec le Maroc et le Front Polisario avant l’assouplissement du mois d’août”, indique un communiqué des Nations unies.
L'Economiste
Re: Sahara : Genèse d'un conflit !
Posté par Amazigh le : 29/07/2004 15:54
on ne cedera pas un bout de grain de notre Sahara!
La'youne 'ayniya, Saqia el hamra lia, ou el wad wadi ya sidi!
nemchiw fi kfouf e salama, Allah wa e Nbi wa el Qoran ma'ana!
La'youne 'ayniya, Saqia el hamra lia, ou el wad wadi ya sidi!
nemchiw fi kfouf e salama, Allah wa e Nbi wa el Qoran ma'ana!
Sahara : Le Maroc en position de force
Posté par SaaD le : 30/07/2004 13:55
Kofi Annan abandonne, enfin, l’idée de faire passer le plan Baker II au forceps. Et Zapatero considère que la stabilité du Maroc oblige l’Espagne à changer de cap sur la question du Sahara. Saurons-nous profiter de ces points d’avance ?
Le Maroc peut souffler. Kofi Annan a enfin compris et reconnu dans un rapport rendu public le 23 avril qu’il ne sert à rien d’imposer une "solution non consensuelle" sur le Sahara. Au lendemain de la proposition de la quatrième voie par James Baker, le même Annan prétendait que "de nouvelles négociations entre les parties non seulement ne donneraient aucun résultat, mais seraient contre-productives". Aussi bien dans les sessions de juillet et octobre 2003, que celle de janvier 2004, il tenait mordicus à "faire accepter" et "appliquer" le plan onusien, sans discussions préalables et avec des délais très courts. Et à chaque fois, la pression de Paris et la prétendue neutralité de Washington ont dissuadé le Conseil de sécurité de mettre le Maroc au pied du mur. Aujourd’hui, le ton a changé. Le secrétaire général de l’ONU demande 10 mois supplémentaires pour la Minurso et prend note des réticences du Maroc, qui plaide pour "une autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine". Dans les réunions menées à huis clos avec Baker, les 2 et 15 avril, les responsables marocains du dossier ont voulu pousser vers l’amendement du plan proposé. Leur objectif : retourner à la troisième voie initiale, abandonner le référendum, rayer l’option d’indépendance et appeler à une autonomie "à la marocaine". Le fait que le rapport onusien ne donne pas à la formule de Rabat valeur de "plan alternatif" et reste circonspect sur la volonté des autres parties (l’Algérie, le Polisario) d’y adhérer, ne manque pas d’irriter la diplomatie marocaine. De l’avis d’Abraham Serfaty, l’une des personnes les plus consultées sur le dossier, il s’agit plus d’ambiguïté de la part du Maroc, où la volonté du roi d’aller de l’avant est freinée par le chauvinisme des partis politiques. Résultat : "Il veut négocier la quatrième voie, mais dans le cadre d’une voie marocaine". D’où le ton ambivalent de Rabat. Le ministre des Affaires étrangères se dit "disposé à entamer la négociation avec les autres parties, à tout moment", mais ferme sur le caractère "non négociable" de la solution d’autonomie. Il se dit même déterminé à "clôturer la question de l’autodétermination". La formule n’a pas fait que des heureux. Le 25 avril, le Polisario a organisé un show médiatique dans la région de Haouza devant le mur de défense, mis à l’index comme "le mur de la honte". Mohamed Abdelaziz y a reproché à Annan de "ne pas avoir été ferme vis-à-vis de l’intransigeance du Maroc". S’attachant, bien entendu, à la sacro-sainte autodétermination de "son peuple", il en est venu à regretter le plan de paix référendaire de 1991. La réunion du Polisario à Haouza s’est très mal terminée. S’étant rapprochés de 600 mètres du mur de leurs lamentations - le cessez-le-feu ne les autorise pas d’être en deça de 4 kilomètres - cela leur a valu les réprimandes officielles de la Minurso. Alors que plusieurs députés et journalistes espagnols se trouvaient au Sud, Zapatero et ses proches collaborateurs étaient à Casablanca pour initier un revirement dans la politique espagnole sur le sujet. Aussi bien à Casablanca que devant le Congrès à Madrid, Zapatero n’a pas évoqué nommément "le plan Baker". Il a défendu le droit des parties à trouver une "solution de commun accord" et exhorté Baker à "jouer un rôle historique" dans cette affaire. Traduction : mettre son ego de côté et accepter d’être un peu plus à l’écoute des versions proposées. Derrière ce revirement de la position officielle espagnole, plusieurs facteurs concomitants. D’abord, le sentiment diffus, au sein de la direction du PSOE (parti de Zapatero), avant mais surtout après le 11 mars, que la stabilité du Maroc est une priorité. S’adressant à leurs bases, largement acquises à la cause du Polisario, rapporte un journaliste madrilène, les défenseurs de cette realpolitik espagnole appellent à "mettre de côté ses passions et écouter la voie de la raison". Concrètement, la position de Zapatero, on la doit à deux lobbyistes pro-marocains de taille. Le premier, Bernardo Lerr, le second homme du gouvernement, est très proche du conseiller royal, André Azoulay. Quant au second, Miguel Angel Moratinos, le chef de la diplomatie, c’est autant un ancien ambassadeur à Rabat qu’un proche de Paris. N’empêche, il serait prématuré de croire, comme le laisse entendre la Une du quotidien ABC (proche d’Aznar), que "le nouveau gouvernement changera la politique suivie depuis 1975 sur le Sahara". Pour le moment, c’est un changement de ton. Le fond suivra, peut-être, mais Zapatero devra affronter une rude résistance pour y parvenir. Toujours est-il que par les bienfaits d’un vote socialiste à Madrid, les calculs géopolitiques autour de la question du Sahara changent radicalement. Il y a quelques mois, le Maroc comptait juste sur le soutien franc de Jacques Chirac et la promesse molle de G.W Bush que "rien ne lui sera imposé" et appréhendait l’axe Alger-Madrid qui le cernait et l’affaiblissait, même à Washington. Aujourd’hui, cet axe est fissuré. L’orientation européenne de l’Espagne l’amène à donner la priorité au Maroc. Et, même en Algérie, la réélection de Bouteflika est porteuse d’espoirs ténus. D’autant que ce dernier, jusque-là réticent dans sa volonté de jeter les ponts avec le Maroc, cumule dorénavant le poste de ministre de la Défense nationale. Interrogé sur la prédisposition algérienne à négocier, Taïeb Fassi Fihri pense qu’il "faut laisser à la nouvelle équipe le temps de s’installer". En gros, le Maroc est politiquement confiant. Maintenant, il lui reste à convaincre au niveau des négociations, si jamais les Algériens veulent jouer le jeu. Or, à ce niveau, estiment bon nombre d’observateurs, "les lignes rouges marocaines amènent le Maroc à confondre régionalisation et autonomie". Arrivera-t-il à dépasser cette contradiction ? En tout cas, il a une largeur d’avance pour ficeler son argumentaire. Avec moins de pression qu’auparavant.
Tel Quel
Le Maroc peut souffler. Kofi Annan a enfin compris et reconnu dans un rapport rendu public le 23 avril qu’il ne sert à rien d’imposer une "solution non consensuelle" sur le Sahara. Au lendemain de la proposition de la quatrième voie par James Baker, le même Annan prétendait que "de nouvelles négociations entre les parties non seulement ne donneraient aucun résultat, mais seraient contre-productives". Aussi bien dans les sessions de juillet et octobre 2003, que celle de janvier 2004, il tenait mordicus à "faire accepter" et "appliquer" le plan onusien, sans discussions préalables et avec des délais très courts. Et à chaque fois, la pression de Paris et la prétendue neutralité de Washington ont dissuadé le Conseil de sécurité de mettre le Maroc au pied du mur. Aujourd’hui, le ton a changé. Le secrétaire général de l’ONU demande 10 mois supplémentaires pour la Minurso et prend note des réticences du Maroc, qui plaide pour "une autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine". Dans les réunions menées à huis clos avec Baker, les 2 et 15 avril, les responsables marocains du dossier ont voulu pousser vers l’amendement du plan proposé. Leur objectif : retourner à la troisième voie initiale, abandonner le référendum, rayer l’option d’indépendance et appeler à une autonomie "à la marocaine". Le fait que le rapport onusien ne donne pas à la formule de Rabat valeur de "plan alternatif" et reste circonspect sur la volonté des autres parties (l’Algérie, le Polisario) d’y adhérer, ne manque pas d’irriter la diplomatie marocaine. De l’avis d’Abraham Serfaty, l’une des personnes les plus consultées sur le dossier, il s’agit plus d’ambiguïté de la part du Maroc, où la volonté du roi d’aller de l’avant est freinée par le chauvinisme des partis politiques. Résultat : "Il veut négocier la quatrième voie, mais dans le cadre d’une voie marocaine". D’où le ton ambivalent de Rabat. Le ministre des Affaires étrangères se dit "disposé à entamer la négociation avec les autres parties, à tout moment", mais ferme sur le caractère "non négociable" de la solution d’autonomie. Il se dit même déterminé à "clôturer la question de l’autodétermination". La formule n’a pas fait que des heureux. Le 25 avril, le Polisario a organisé un show médiatique dans la région de Haouza devant le mur de défense, mis à l’index comme "le mur de la honte". Mohamed Abdelaziz y a reproché à Annan de "ne pas avoir été ferme vis-à-vis de l’intransigeance du Maroc". S’attachant, bien entendu, à la sacro-sainte autodétermination de "son peuple", il en est venu à regretter le plan de paix référendaire de 1991. La réunion du Polisario à Haouza s’est très mal terminée. S’étant rapprochés de 600 mètres du mur de leurs lamentations - le cessez-le-feu ne les autorise pas d’être en deça de 4 kilomètres - cela leur a valu les réprimandes officielles de la Minurso. Alors que plusieurs députés et journalistes espagnols se trouvaient au Sud, Zapatero et ses proches collaborateurs étaient à Casablanca pour initier un revirement dans la politique espagnole sur le sujet. Aussi bien à Casablanca que devant le Congrès à Madrid, Zapatero n’a pas évoqué nommément "le plan Baker". Il a défendu le droit des parties à trouver une "solution de commun accord" et exhorté Baker à "jouer un rôle historique" dans cette affaire. Traduction : mettre son ego de côté et accepter d’être un peu plus à l’écoute des versions proposées. Derrière ce revirement de la position officielle espagnole, plusieurs facteurs concomitants. D’abord, le sentiment diffus, au sein de la direction du PSOE (parti de Zapatero), avant mais surtout après le 11 mars, que la stabilité du Maroc est une priorité. S’adressant à leurs bases, largement acquises à la cause du Polisario, rapporte un journaliste madrilène, les défenseurs de cette realpolitik espagnole appellent à "mettre de côté ses passions et écouter la voie de la raison". Concrètement, la position de Zapatero, on la doit à deux lobbyistes pro-marocains de taille. Le premier, Bernardo Lerr, le second homme du gouvernement, est très proche du conseiller royal, André Azoulay. Quant au second, Miguel Angel Moratinos, le chef de la diplomatie, c’est autant un ancien ambassadeur à Rabat qu’un proche de Paris. N’empêche, il serait prématuré de croire, comme le laisse entendre la Une du quotidien ABC (proche d’Aznar), que "le nouveau gouvernement changera la politique suivie depuis 1975 sur le Sahara". Pour le moment, c’est un changement de ton. Le fond suivra, peut-être, mais Zapatero devra affronter une rude résistance pour y parvenir. Toujours est-il que par les bienfaits d’un vote socialiste à Madrid, les calculs géopolitiques autour de la question du Sahara changent radicalement. Il y a quelques mois, le Maroc comptait juste sur le soutien franc de Jacques Chirac et la promesse molle de G.W Bush que "rien ne lui sera imposé" et appréhendait l’axe Alger-Madrid qui le cernait et l’affaiblissait, même à Washington. Aujourd’hui, cet axe est fissuré. L’orientation européenne de l’Espagne l’amène à donner la priorité au Maroc. Et, même en Algérie, la réélection de Bouteflika est porteuse d’espoirs ténus. D’autant que ce dernier, jusque-là réticent dans sa volonté de jeter les ponts avec le Maroc, cumule dorénavant le poste de ministre de la Défense nationale. Interrogé sur la prédisposition algérienne à négocier, Taïeb Fassi Fihri pense qu’il "faut laisser à la nouvelle équipe le temps de s’installer". En gros, le Maroc est politiquement confiant. Maintenant, il lui reste à convaincre au niveau des négociations, si jamais les Algériens veulent jouer le jeu. Or, à ce niveau, estiment bon nombre d’observateurs, "les lignes rouges marocaines amènent le Maroc à confondre régionalisation et autonomie". Arrivera-t-il à dépasser cette contradiction ? En tout cas, il a une largeur d’avance pour ficeler son argumentaire. Avec moins de pression qu’auparavant.
Tel Quel
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Small is the number of people who see with their eyes and think with their minds...
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Toute censure est stupide par essence puisqu’elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter.
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Sahara : Le Maroc réagit contre la falsification des vérités
Posté par SaaD le : 30/07/2004 13:55
Le Maroc s’est élevé avec force au sein de la Commission des droits de l’Homme contre la "falsification" des vérités et les "amalgames" entretenus par la délégation algérienne autour de la question du Sahara marocain. Tout en déplorant "l’obsession saharienne de l’Algérie" qui continue d’empêcher toute construction d’un espace maghrébin commun. L’Ambassadeur du Maroc auprès des Nations-Unies à Genève, Omar Hilale réagissait à l’intervention prononcée vendredi dernier par le délégué de l’Algérie devant la 60e session de la Commission des droits de l’Homme au titre du point de l’ordre du jour des travaux relatifs à "l’autodétermination". Ce délégué dénonçait "l’occupation du Sahara par le Maroc". Hilale a noté que "le Maroc n’occupe pas le Sahara marocain. Ce territoire a été récupéré en vertu de ses droits historiques et juridiques et conformément à un accord international avalisé par une résolution des Nations-Unies". D’autre part, "La résolution 1495 du 31 juillet 2003 n’a pas entériné le plan de paix. Elle s’est contentée "d’appuyer, énergiquement, le plan de paix qui constitue une solution politique reposant sur un accord entre les deux parties".
MAP
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Re: AFFAIRE SAHARA : Sahara Marocain
Posté par Othmane le : 31/07/2004 2:17
tte façon le sahara tt le monde connait son histoire c les ptits algeriens ki se la petent un peu trop ou safi ha khellihoume i7almou biha ou safi !!
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Sam7amade_Lfeghcha ou maye dire frassou !!!
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Re: AFFAIRE SAHARA : Sahara Marocain
Posté par le : 31/07/2004 14:11
ssa7ra ghada ttakhoudha mirikan se77a
kounou hanine, bettarikh wla bla tarikh
ghadi nwelliw mkharrjine 3aynina
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ghadi nwelliw mkharrjine 3aynina
Mohammed VI interpelle Alger sur des solutions à la crise régionale
Posté par SaaD le : 31/07/2004 15:30
Les propositions marocaines
Intervenant après une période où la polémique n’a pas manqué de fleurir autour d’une possible redynamisation des relations entre l’Algérie et le Maroc, et à la suite de messages forts émanant d’Alger qui portaient autant sur la position algérienne concernant la question du Sahara occidental, que sur les relations bilatérales entre Alger et Rabat, le roi du Maroc, qui a donné un long discours à l’occasion du 5e anniversaire de son intronisation, a réservé une partie de son allocution à cette thématique, ouvrant de nouveau les débats dans le champ maghrébin, voire méditerranéen sur le conflit du Sahara occidental, l’avenir de l’ensemble maghrébin et le devenir des relations entre l’Algérie et le Maroc.
Concernant la question du Sahara occidental, le souverain marocain a estimé que cette question devrait «faire l’objet d’un règlement définitif» à travers l’application du projet d’autonomisation des territoires du Sud. Une solution parmi quatre, dont la solution référendaire, qui se trouve être la seule que le Maroc accepte de voir appliquée au titre de solution compromis puisqu’elle conforte le Maroc dans son refus de reconnaître la RASD comme une entité nationale autonome, et devrait (toujours selon la vision marocaine) conforter ses interlocuteurs sahraouis qui bénéficient ainsi d’une autonomie dans la gestion interne des territoires. Si cette proposition n’est pas nouvelle, elle semble aujourd’hui exprimée par le roi du Maroc sur un ton qui souligne toute la détermination marocaine à en finir avec ce dossier, d’autant que la référence à un panel de nations de la part du souverain marocain, en tant que parties susceptibles d’arbitrer cette démarche, est une manière d’impliquer, dans cette solution, ceux parmi les pays d’Europe — avec les USA — qui approuvent cette approche de la solution. La position algérienne, elle, reste connue, d’autant que les récentes visites d’émissaires marocains à Alger ont été une occasion pour les officiels algériens de réitérer la position de principe de notre pays qui atteste que la question du Sahara occidental est une affaire de décolonisation qui doit être gérée en tant que telle. Quel rapprochement entre les vues respectives des deux pays ? Seul l’avenir le dira.
Autre question, autre enjeu. Le dossier de redynamisation de l’UMA a fait aussi, de la part de Mohammed VI, l’objet d’une mention particulière qui a permis de mettre en exergue l’attachement du Maroc à contribuer à la construction de cet ensemble en tant qu’étape essentielle pour préparer la mondialisation. Est-ce une manière pour le Maroc d’évacuer autant du cadre multilatéral que bilatéral la question bloquante du Sahara occidental en vue d’aller de l’avant dans la construction maghrébine ?
En tout cas, le ministre algérien des Affaires étrangères l’avait souligné pour la énième fois lors d’une conférence de presse au début de ce mois, la constitution de l’UMA n’avait pas été entravée par la persistance du problème sahraoui ; pourquoi le ferait-elle aujourd’hui, ce alors que la redynamisation de l’UMA est devenue primordiale pour les pays de la région ? Autre cadre, les relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc. Le souverain chérifien a plaidé, à ce titre, pour une restauration des liens économiques, sociaux et politiques qui unissent les deux pays. Des relations qui semblent envisagées par le roi du Maroc comme l’unique moyen de relancer l’UMA, sachant le rôle de locomotive que peuvent y jouer autant l’Algérie que le Maroc. Il faut rappeler dans cette lancée que la dernière visite du ministre marocain de l’Intérieur à Alger a permis aux deux pays d’initier un mécanisme sécuritaire en vue d’envisager une meilleure coopération aux frontières dans la lutte contre la contrebande, le trafic de drogue et le terrorisme. Dans cet ordre d’idées, le ministre des Affaires étrangères algérien, qui était questionné sur une éventuelle réouverture des frontières, avait estimé que cette question n’était pas un problème, la réouverture des frontière pouvant intervenir à n’importe quel moment qui semblera opportun pour les deux pays. La véritable question, devait expliquer le chef de la diplomatie algérienne, c’est celle de la normalisation du cadre de coopération. Quant au contentieux qui concerne la gestion des intérêts des ressortissants algériens et marocains dans les deux pays, il fait l’objet d’une gestion et d’études par deux délégations mixtes qui devraient donner leurs résultats lorsque la gestion politique des relations entre les deux pays aura trouvé une issue constructive.
31-07-2004
Farès N.
Intervenant après une période où la polémique n’a pas manqué de fleurir autour d’une possible redynamisation des relations entre l’Algérie et le Maroc, et à la suite de messages forts émanant d’Alger qui portaient autant sur la position algérienne concernant la question du Sahara occidental, que sur les relations bilatérales entre Alger et Rabat, le roi du Maroc, qui a donné un long discours à l’occasion du 5e anniversaire de son intronisation, a réservé une partie de son allocution à cette thématique, ouvrant de nouveau les débats dans le champ maghrébin, voire méditerranéen sur le conflit du Sahara occidental, l’avenir de l’ensemble maghrébin et le devenir des relations entre l’Algérie et le Maroc.
Concernant la question du Sahara occidental, le souverain marocain a estimé que cette question devrait «faire l’objet d’un règlement définitif» à travers l’application du projet d’autonomisation des territoires du Sud. Une solution parmi quatre, dont la solution référendaire, qui se trouve être la seule que le Maroc accepte de voir appliquée au titre de solution compromis puisqu’elle conforte le Maroc dans son refus de reconnaître la RASD comme une entité nationale autonome, et devrait (toujours selon la vision marocaine) conforter ses interlocuteurs sahraouis qui bénéficient ainsi d’une autonomie dans la gestion interne des territoires. Si cette proposition n’est pas nouvelle, elle semble aujourd’hui exprimée par le roi du Maroc sur un ton qui souligne toute la détermination marocaine à en finir avec ce dossier, d’autant que la référence à un panel de nations de la part du souverain marocain, en tant que parties susceptibles d’arbitrer cette démarche, est une manière d’impliquer, dans cette solution, ceux parmi les pays d’Europe — avec les USA — qui approuvent cette approche de la solution. La position algérienne, elle, reste connue, d’autant que les récentes visites d’émissaires marocains à Alger ont été une occasion pour les officiels algériens de réitérer la position de principe de notre pays qui atteste que la question du Sahara occidental est une affaire de décolonisation qui doit être gérée en tant que telle. Quel rapprochement entre les vues respectives des deux pays ? Seul l’avenir le dira.
Autre question, autre enjeu. Le dossier de redynamisation de l’UMA a fait aussi, de la part de Mohammed VI, l’objet d’une mention particulière qui a permis de mettre en exergue l’attachement du Maroc à contribuer à la construction de cet ensemble en tant qu’étape essentielle pour préparer la mondialisation. Est-ce une manière pour le Maroc d’évacuer autant du cadre multilatéral que bilatéral la question bloquante du Sahara occidental en vue d’aller de l’avant dans la construction maghrébine ?
En tout cas, le ministre algérien des Affaires étrangères l’avait souligné pour la énième fois lors d’une conférence de presse au début de ce mois, la constitution de l’UMA n’avait pas été entravée par la persistance du problème sahraoui ; pourquoi le ferait-elle aujourd’hui, ce alors que la redynamisation de l’UMA est devenue primordiale pour les pays de la région ? Autre cadre, les relations bilatérales entre l’Algérie et le Maroc. Le souverain chérifien a plaidé, à ce titre, pour une restauration des liens économiques, sociaux et politiques qui unissent les deux pays. Des relations qui semblent envisagées par le roi du Maroc comme l’unique moyen de relancer l’UMA, sachant le rôle de locomotive que peuvent y jouer autant l’Algérie que le Maroc. Il faut rappeler dans cette lancée que la dernière visite du ministre marocain de l’Intérieur à Alger a permis aux deux pays d’initier un mécanisme sécuritaire en vue d’envisager une meilleure coopération aux frontières dans la lutte contre la contrebande, le trafic de drogue et le terrorisme. Dans cet ordre d’idées, le ministre des Affaires étrangères algérien, qui était questionné sur une éventuelle réouverture des frontières, avait estimé que cette question n’était pas un problème, la réouverture des frontière pouvant intervenir à n’importe quel moment qui semblera opportun pour les deux pays. La véritable question, devait expliquer le chef de la diplomatie algérienne, c’est celle de la normalisation du cadre de coopération. Quant au contentieux qui concerne la gestion des intérêts des ressortissants algériens et marocains dans les deux pays, il fait l’objet d’une gestion et d’études par deux délégations mixtes qui devraient donner leurs résultats lorsque la gestion politique des relations entre les deux pays aura trouvé une issue constructive.
31-07-2004
Farès N.
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Cinq ans pour résoudre le conflit du Sahara
Posté par le : 03/08/2004 3:04
salam
En tête des priorités définies par SM le Roi, la question du Sahara. Dans son important discours, « la résolution définitive de la question du Sahara » a été citée avant les autres orientations. A l’instar des six autres chantiers, elle devrait être résolue dans une échéance de cinq ans. C’est la première fois qu’une durée est clairement définie par la plus haute autorité de l’Etat, en vue de trouver une issue au problème du Sahara. « Les efforts du Maroc devront porter, durant les cinq prochaines années qui coïncideront avec d’importantes échéances, sur sept principaux axes », a déclaré le Souverain. Le règlement du conflit du Sahara est donc inscrit dans une durée qui n’est plus indéfiniment extensible, mais limitée dans le temps.
Autre nouveauté relative au règlement du problème : « l’aboutissement à une solution politique définitive et mutuellement acceptable au conflit artificiel créé autour de la question de notre Sahara ». Il est important de relever « le mutuellement acceptable » qui implique une autre partie. Le real politik est désormais de vigueur dans le traitement de ce dossier. A cet égard, le Souverain a précisé : « nous ne ménagerons aucun effort, de concert avec l’Organisation des Nations unies, les pays voisins et les autres partenaires du Maroc, pour parvenir à cet objectif ». Le Souverain a préconisé à cet égard d’assurer « à nos provinces sahariennes de larges prérogatives pour une gestion démocratique de leurs affaires régionales ». En clair, il est favorable à une solution qui accorderait une large autonomie aux provinces du Sahara, mais « dans le cadre du respect de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale, de son intégrité territoriale, de ses valeurs fondatrices et de ses constantes ». Le plan de James Baker, l’ancien envoyé personnel de Kofi Annan, qui proposait une période d’autonomie de cinq ans suivie d’un référendum n’est plus de mise. L’idée même d’un référendum est définitivement rejetée. L’autonomie du Sahara étant la solution qui correspond le mieux à la réalité de cette région. Par ailleurs, SM le Roi Mohammed VI a exposé les avantages qui découleraient d’une « solution politique ». « Parce qu’elle participe d’une vision géostratégique et économique, cette solution politique permettra à la région Sud du pays de renouer avec sa vocation historique, en tant que point nodal d’échanges économiques et de relations humaines, dans un environnement où prédominent la concorde et la sécurité, servant ainsi les intérêts des populations de la région, et ceux des peuples des pays voisins et des partenaires du Royaume », a dit le Souverain. Le conflit ne permet pas au Sahara de constituer ce foyer d’échanges entre le Nord et le Sud. La tension créée par le polisario dépossède cette région de son rôle historique. Le Souverain a particulièrement loué « la réalisation d’un développement partagé, fruit d’une intégration économique maghrébine ». C’est le moyen le plus sûr de garantir « la stabilité, la sécurité et la prospérité de la région ». Le développement des provinces du Sud profiterait donc à tout le Maghreb. Mais pour atteindre cet objectif, il faut résoudre le problème du Sahara. Le Maroc entier attend de fêter ce moment... au plus tard dans cinq ans.
Source : Aujourd’hui le Maroc
Le 02-08-04
En tête des priorités définies par SM le Roi, la question du Sahara. Dans son important discours, « la résolution définitive de la question du Sahara » a été citée avant les autres orientations. A l’instar des six autres chantiers, elle devrait être résolue dans une échéance de cinq ans. C’est la première fois qu’une durée est clairement définie par la plus haute autorité de l’Etat, en vue de trouver une issue au problème du Sahara. « Les efforts du Maroc devront porter, durant les cinq prochaines années qui coïncideront avec d’importantes échéances, sur sept principaux axes », a déclaré le Souverain. Le règlement du conflit du Sahara est donc inscrit dans une durée qui n’est plus indéfiniment extensible, mais limitée dans le temps.
Autre nouveauté relative au règlement du problème : « l’aboutissement à une solution politique définitive et mutuellement acceptable au conflit artificiel créé autour de la question de notre Sahara ». Il est important de relever « le mutuellement acceptable » qui implique une autre partie. Le real politik est désormais de vigueur dans le traitement de ce dossier. A cet égard, le Souverain a précisé : « nous ne ménagerons aucun effort, de concert avec l’Organisation des Nations unies, les pays voisins et les autres partenaires du Maroc, pour parvenir à cet objectif ». Le Souverain a préconisé à cet égard d’assurer « à nos provinces sahariennes de larges prérogatives pour une gestion démocratique de leurs affaires régionales ». En clair, il est favorable à une solution qui accorderait une large autonomie aux provinces du Sahara, mais « dans le cadre du respect de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale, de son intégrité territoriale, de ses valeurs fondatrices et de ses constantes ». Le plan de James Baker, l’ancien envoyé personnel de Kofi Annan, qui proposait une période d’autonomie de cinq ans suivie d’un référendum n’est plus de mise. L’idée même d’un référendum est définitivement rejetée. L’autonomie du Sahara étant la solution qui correspond le mieux à la réalité de cette région. Par ailleurs, SM le Roi Mohammed VI a exposé les avantages qui découleraient d’une « solution politique ». « Parce qu’elle participe d’une vision géostratégique et économique, cette solution politique permettra à la région Sud du pays de renouer avec sa vocation historique, en tant que point nodal d’échanges économiques et de relations humaines, dans un environnement où prédominent la concorde et la sécurité, servant ainsi les intérêts des populations de la région, et ceux des peuples des pays voisins et des partenaires du Royaume », a dit le Souverain. Le conflit ne permet pas au Sahara de constituer ce foyer d’échanges entre le Nord et le Sud. La tension créée par le polisario dépossède cette région de son rôle historique. Le Souverain a particulièrement loué « la réalisation d’un développement partagé, fruit d’une intégration économique maghrébine ». C’est le moyen le plus sûr de garantir « la stabilité, la sécurité et la prospérité de la région ». Le développement des provinces du Sud profiterait donc à tout le Maghreb. Mais pour atteindre cet objectif, il faut résoudre le problème du Sahara. Le Maroc entier attend de fêter ce moment... au plus tard dans cinq ans.
Source : Aujourd’hui le Maroc
Le 02-08-04





