Accueil Casafree : Le Maroc, tête de pont pour la libération de l’Europe - Page 2
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Anonyme
Posté le : 19/05/2006 4:29

La vie de position

Elle commença par une mission à l’observatoire. Deux tirailleurs allongés à plat-ventre toute une journée en avant d’une crête restaient là, à l’abri d’une murette de pierre. Ils grelottaient et attendaient les doubles tirs de mortier puis le double claquement sec d’obus qui tombaient autour d’eux. L’immobilité et le froid n’empêchaient pas d’admirer la vue sur ce champ de bataille tragique où, là-bas, en face, un dur combat se déroulait. Nouveau décrochement. Nouvelle course. Descente d’un vallon et remontée à contre-pente. Les obus pleuvent. Les hommes creusent avec leur casque. 4 tirailleurs descendent un homme sur une civière : c’est un officier blessé à la tête et grimaçant. L’installation sur la position commence. Elle devait durer deux mois.

L’attaque du Garigliano

Les Allemands avaient truffé la ligne Gustav de mines, de réseaux de fils de fer barbelés et de blockhaus défendus au lance-flammes. Des tirs de mortiers, de mitrailleuses, de canons avaient été préparés à l’avance en vue d’une attaque éventuelle. Les lignes allemandes et marocaines étaient toutes proches. Le 11 mai 1944 à 23 heures, l’attaque du Cerasola, à 20 km au sud de Cassino, fut confiée au 4ème régiment de tirailleurs marocains. L’assaut eut lieu par une nuit sans lune, sans préparation d’artillerie. Cette lourde faute coûta des pertes très sérieuses au régiment de Taza qui avait la redoutable mission d’ouvrir la route de Rome. Pendant six heures d’un interminable combat de nuit, les points d’appui allemands résistèrent, grâce aux mines et surtout aux lance-flammes. Le lendemain les corps des camarades tués pendant la nuit restaient toujours accrochés sur le glacis, près des blockhaus. Les tirailleurs durent revenir à leur point de départ. La nuit suivante, à 4 heures, après une intense préparation d’artillerie, le 4è RTM repartait à l’attaque et enlevait le Cerasola et le Girofano.

Dans un autre secteur, devant le Feuci, les tirailleurs du 5ème RTM avaient eux aussi essuyé le même échec. Ils n’avaient pas été relevés et avaient longuement médité sur le sort de leurs camarades tués pendant la nuit. Ils repartirent à l’assaut le 13 mai à 4 heures. Ils perdirent leur chef, tué en tête de la compagnie. Ils ramassèrent son corps, l’installèrent assis sur un fusil et chargèrent avec lui en hurlant. Il n’y eut pas de prisonniers malgré les rappels à l’ordre des sous-officiers. Les lignes allemandes furent dépassées et le corps du capitaine installé contre un rocher face aux Allemands. Quelques mois plus tôt, au nord de Cassino, sur le Belvédère, le 25 janvier 1944, le lieutenant tunisien Bouakkaz, de la 10ème compagnie du 4ème régiment de tirailleurs tunisiens, avaient été tués et lui aussi porté par ses hommes jusqu’à l’objectif final.

La fin de la campagne d’Italie : en Toscane

Dans cette région de terre rouge mollement ondulée, piquetée des verts pinceaux de cyprès dressés vers le ciel, la 4ème division marocaine de montagne eut plus de soldats tués en trois semaines, en juillet 1944, que pendant toute la bataille du Garigliano. Les Allemands utilisaient des lance-fusées à six tubes qui massacraient beaucoup de monde. Ces orgues de Staline, rebaptisées Nebelwerfer pour la circonstance, étaient de véritables marteaux.


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@ "En marge de la visite de S.M. Hassan II en France"
Alain
Grand bavard

De: Paris

11922 envois
Posté le : 22/11/2006 0:28


Bien trop, trop, trop longtemps après.... enfin une reconnaissance officielle
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Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti (Albert Camus)