Tribu : Fans de Léo Ferré

Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|---|
| Mortelune | Posté le: 8/11/2008 1:26 Mis à jour: 10/1/2011 11:42 |
Administratrice ![]() ![]() De: Envois: 8804 |
Une petite chanson de bienvenue :
La Vie d'artiste |
| SoFtNeSs | Posté le: 8/11/2008 2:19 Mis à jour: 8/11/2008 2:19 |
Aspirant ![]() ![]() De: Dream Land Envois: 1430 |
Moi je connaissait pas mais je viens de découvrir et ca me plait bien je doit avouer....
|
| Alain | Posté le: 10/11/2008 1:36 Mis à jour: 10/11/2008 1:43 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
Frères humains
http://www.youtube.com/watch?v=fjjPHG8P0xw Cette blessure http://www.youtube.com/watch?v=jqcW[...]re=related ![]() |
| Alain | Posté le: 10/11/2008 1:47 Mis à jour: 10/11/2008 1:47 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
|
| Alain | Posté le: 10/11/2008 1:52 Mis à jour: 10/11/2008 1:54 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
|
| Alain | Posté le: 10/11/2008 2:03 Mis à jour: 10/11/2008 2:24 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
La vie d'artiste
http://www.youtube.com/watch?v=tSe-CL6GS9k&NR=1 Je t'ai rencontrée par hasard, Ici, ailleurs ou autre part, Il se peut que tu t'en souviennes. Sans se connaître on s'est aimé, Et même si ce n'est pas vrai, Il faut croire à l'histoire ancienne. Je t'ai donné ce que j'avais De quoi chanter, de quoi rêver, Et tu croyais en ma bohême. Mais, si tu pensais à vingt ans Qu'on peut vivre de l'air du temps, Ton point de vue n'est plus le même. Cette fameuse fin du mois Qui depuis qu'on est toi et moi, Nous revient sept fois par semaine Et nos soirées sans cinéma, Et mon succès qui ne vient pas, Et notre pitance incertaine. Tu vois je n'ai rien oublié Dans ce bilan triste à pleurer Qui constate notre faillite. "Il te reste encore de beaux jours Profites-en mon pauvre amour, Les belles années passent vite." Et maintenant tu vas partir, Tous les deux nous allons vieillir Chacun pour soi comme c'est triste. Tu peux remporter le phono, Moi je conserve le piano, Je continue ma vie d'artiste. Plus tard sans trop savoir pourquoi Un étranger, un maladroit, Lisant mon nom sur une affiche Te parlera de mes succès, Mais un peu triste toi qui sais "Tu lui diras que je m'en fiche ... Que je m'en fiche..." Tu ne dis jamais rien http://www.youtube.com/watch?v=3Hla[...]re=related Je vois le monde un peu comme on voit l'incroyable L'incroyable c'est ça c'est ce qu'on ne voit pas Des fleurs dans des crayons Debussy sur le sable A Saint-Aubin-sur-Mer que je ne connais pas Les filles dans du fer au fond de l'habitude Et des mineurs creusant dans leur ventre tout chaud Des soutiens-gorge aux chats des patrons dans le Sud A marner pour les ouvriers de chez Renault Moi je vis donc ailleurs dans la dimension quatre Avec la Bande dessinée chez mc 2 Je suis Demain je suis le chêne et je suis l'âtre Viens chez moi mon amour viens chez moi y a du feu Je vole pour la peau sur l'aire des misères Je suis un vieux Bœing de l'an quatre-vingt-neuf Je pars la fleur aux dents pour la dernière guerre Ma machine à écrire a un complet tout neuf Je vois la stéréo dans l'œil d'une petite Des pianos sur des ventres de fille à Paris Un chimpanzé glacé qui chante ma musique Avec moi doucement et toi tu n'as rien dit Tu ne dis jamais rien tu ne dis jamais rien Tu pleures quelquefois comme pleurent les bêtes Sans savoir le pourquoi et qui ne disent rien Comme toi, l'œil ailleurs, à me faire la fête Dans ton ventre désert je vois des multitudes Je suis Demain C'est Toi mon demain de ma vie Je vois des fiancés perdus qui se dénudent Au velours de ta voix qui passe sur la nuit Je vois des odeurs tièdes sur des pavés de songe A Paris quand je suis allongé dans son lit A voir passer sur moi des filles et des éponges Qui sanglotent du suc de l'âge de folie Moi je vis donc ailleurs dans la dimension ixe Avec la bande dessinée chez un ami Je suis Jamais je suis Toujours et je suis l'Ixe De la formule de l'amour et de l'ennui Je vois des tramways bleus sur des rails d'enfants tristes Des paravents chinois devant le vent du nord Des objets sans objet des fenêtres d'artistes D'où sortent le soleil le génie et la mort Attends, je vois tout près une étoile orpheline Qui vient dans ta maison pour te parler de moi Je la connais depuis longtemps c'est ma voisine Mais sa lumière est illusoire comme moi Et tu ne me dis rien tu ne dis jamais rien Mais tu luis dans mon cœur comme luit cette étoile Avec ses feux perdus dans des lointains chemins Tu ne dis jamais rien comme font les étoiles |
| Alain | Posté le: 10/11/2008 2:32 Mis à jour: 10/11/2008 2:32 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
L'amour fou
http://www.youtube.com/watch?v=OaVN[...]re=related La mer en vous comme un cadeau Et dans vos vagues enveloppée Tandis que de vos doigts glacés Vous m'inventez sur un seul mot O Ma Frégate des hauts-fonds Petite frangine du mal Remettez-vous de la passion Venez que je vous fasse mal Je vous dirai des mots d'amour Des mots de rien de tous les jours Les mots du pire et du meilleur Et puis des mots venus d'ailleurs Je vous dirai que je t'aimais Tu me diras que vous m'aimez Vous me ferez ce que tu peux Je vous dirai ce que tu veux Je vous dirai ce que tu veux Je vous aime d'amour Si t'as seize ans et des poussières A nous deux ça fait des années Que je prépare ma galère A te ramer à t'affoler Voilà que tu cherches ton bien Dans les vitrines de ma nuit Achète-moi je ne vaux rien Puisque l'amour n'a pas de prix Comme une louve sous son loup Quand je vous ferai des petits Vous banderez vos yeux jaloux Avec un loup de satin gris Tout comme est gris le jour qui va Petite sœur écoutez-moi Comme un bateau entre mes doigts Vous coulerez je vous le dois Vous coulerez je vous le dois Je vous aime d'amour Si la mort avait ton regard Je meurs ce soir sans regarder Et te demanderai ma part Au bord du vide et des baisers L'amour ça ne meurt que la nuit Alors habille-toi en moi Avec un peu de rouge aussi J'aurai ta mort entre mes bras Lorsque vous me mettrez en croix Dans votre forêt bien apprise Et que je boirai tout en bas La sève tant et tant promise Je vous engouffrerai de sang Pendant que vous serez charmée Et je vous donnerai l'enfant Que vous n'avez jamais été Que vous n'avez jamais été Je vous aime d'amour |
| Alain | Posté le: 10/11/2008 2:36 Mis à jour: 10/11/2008 2:36 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
Avec le temps
http://www.youtube.com/watch?v=aiXc[...]re=related Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va On oublie le visage et l'on oublie la voix Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie L'autre qu'on devinait au détour d'un regard Entre les mots, entre les lignes et sous le fard D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit Avec le temps tout s'évanouit Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules A la Gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens Avec le temps, va, tout va bien Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va On oublie les passions et l'on oublie les voix Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid Avec le temps... Avec le temps, va, tout s'en va Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard Et l'on se sent floué par les années perdues Alors vraiment Avec le temps on n'aime plus. |
| Mortelune | Posté le: 10/11/2008 16:06 Mis à jour: 10/11/2008 16:07 |
Administratrice ![]() ![]() De: Envois: 8804 |
Citation :
Alain a écrit : Un de mes préférées Alain. Merci. :) |
| Whiterose | Posté le: 19/11/2008 0:21 Mis à jour: 19/11/2008 0:21 |
Habitué ![]() ![]() De: casablanca Envois: 2573 |
Citation :
Avec le temps... c'est ma préféré je l'écoute et a chaque fois je suis très ému ![]() |
| Alain | Posté le: 19/11/2008 1:40 Mis à jour: 19/11/2008 1:40 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
Dessins
![]() ![]() ![]() ![]() |
| Alain | Posté le: 19/11/2008 1:50 Mis à jour: 19/11/2008 1:50 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
Un site superbe avec un excellent graphisme et une mise en page comme je les aime
http://pagesperso-orange.fr/scl/sommairegen.html On clique sur chaque petite photo de la grille |
| magfive | Posté le: 19/11/2008 16:56 Mis à jour: 19/11/2008 16:56 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 4 |
Bonjour ou bonsoir (ça dépend du moment de la lecture de ce message)
Je suis ravi de constater que la communauté des fidèles à la mémoire de notre monstre sacré de la chanson à textes ne va pas s'éteindre avec notre génération puisque une deuxième génération est en train de prendre le relais en découvrant la sensibilité et la profondeur des chansons de Ferré. Moi je l'avais fait aimer à mes filles dès leur jeune âge à force de le passer et de le repasser tant à la maison que sur la route dans le poste de la voiture et dire qu'il était considéré comme un anarchiste mais je pense que les grands hommes sont le plus souvent mal compris de leur temps et ce n'est qu'après leur disparition qu'on commence à leur rendre hommage et c'est bien dommage même si de leur vivant de part leur modestie et leur grandeur ils ne cherchaient ni le prestige ni la reconnaissance. Léo avait raison lorsqu'il avait chanté qu'avec le temps : Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard Et l'on se sent floué par les années perdues Alors vraiment Avec le temps on n'aime plus. Bien à vous et à la prochaine. Magfive. |
| magfive | Posté le: 19/11/2008 17:00 Mis à jour: 19/11/2008 17:00 |
Nouvel inscrit ![]() ![]() De: Envois: 4 |
C'est toujours moi,
J'avais oublié de vous remercier pour le lien http://pagesperso-orange.fr/scl/sommairegen.html il est génial. A bientôt. Magfive. |
| Alain | Posté le: 19/11/2008 17:14 Mis à jour: 20/11/2008 1:24 |
Grand bavard ![]() ![]() De: Paris Envois: 11922 |
Il y a ici en effet, sur cette tribu, toutes les générations.
Ce qui prouve que Léo Ferré c'est peut être trompé : "avec le temps" , on aime toujours ..... mais ce n'était pas dans le même cadre ![]() |
| saad95 | Posté le: 4/9/2009 22:25 Mis à jour: 4/9/2009 22:25 |
Petit bavard ![]() ![]() De: Sefrou, Khemisset Envois: 6584 |
![]() |
| Poseidon | Posté le: 29/7/2010 19:16 Mis à jour: 29/7/2010 19:16 |
Aspirant ![]() ![]() De: Maroc Envois: 1198 |
je connaissais pas ... mais j'aime beaucoup !
|
| Mortelune | Posté le: 10/1/2011 11:41 Mis à jour: 10/1/2011 11:41 |
Administratrice ![]() ![]() De: Envois: 8804 |
La solitude
http://www.youtube.com/watch?v=UuHD[...]re=related Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous. J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés. Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais... La solitude... Les moules sont d'une testure nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et... La solitude... Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant... La solitude... Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lesquels les analphabètes se font bonne conscience. Mais... La solitude... Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties. Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc. |
| Pirouly | Posté le: 10/1/2011 11:52 Mis à jour: 10/1/2011 11:52 |
Compte inactif ![]() ![]() De: Envois: 1405 |
Merci Mortelune de m'avoir permis de découvrir cette tribut, dont j'ignorais l'existence, et que je rejoins sans la moindre seconde d'hésitation.
L.Ferré, le magicien des mots joliment ajustés et transmis, fut un monstre sacré de la scène, et le restera à jamais. |
| Pirouly | Posté le: 10/1/2011 11:54 Mis à jour: 10/1/2011 11:54 |
Compte inactif ![]() ![]() De: Envois: 1405 |
juste corriger tribus
![]() |
| Mortelune | Posté le: 10/1/2011 12:43 Mis à jour: 10/1/2011 12:43 |
Administratrice ![]() ![]() De: Envois: 8804 |
Je t'en prie Pirouly.
![]() Bienvenu à toi sur ta tribu. |
| Mortelune | Posté le: 10/1/2011 13:04 Mis à jour: 10/1/2011 13:04 |
Administratrice ![]() ![]() De: Envois: 8804 |
On s'aimera
http://www.youtube.com/watch?v=y938[...]re=related On s'aimera cet automne Quand ça fume que du blond Quand sonne à la Sorbonne L'heure de la leçon Quand les oiseaux frileux Se prennent par la taille Et qu'il fait encore bleu Dans le ciel en bataille On s'aimera Pour un quignon de soleil Qui s'étire pareil Au feu d'un feu de bois On s'aimera Pour des feuilles mourant Sous l'oeil indifférent De monseigneur le froid On s'aimera cet hiver Quand la terre est peignée Quand s'est tu le concert Des oiseaux envolés Quand le ciel est si bas Qu'on le croit au rez-de-chaussée Et que le temps des lilas N'est pas prêt d'être chanté On s'aimera Pour un manteau pelé Par les ciseaux gelés Du tailleur des frimas On s'aimera Pour la boule de gui Que l'an neuf à minuit A roulée sous nos pas On s'aimera ce printemps Quand les soucis guignols Dansent le french cancan Au son du rossignol Quand le chignon d'hiver De la terre endormie Se défait pour refaire L'amour avec la vie On s'aimera Pour un tapis tout vert Où comme les filles de l'air Les abeilles vont jouer On s'aimera Pour ces bourgeons d'amour Qui allongent aux beaux jours Les bras de la forêt On s'aimera cet été Quand la mer est partie Quand le sable est tout prêt Pour qu'on s'y crucifie Quand l'oeil jaune du ciel Nous regarde et que c'est bon Et qu'il coule du miel De ses larmes de plomb On s'aimera Pour une vague bleue Qui fait tout ce qu'on veut Qui marche sur le dos On s'aimera Pour les sel et le pré De la plage râpée Où dorment des corbeaux Où dorment des corbeaux. |


































